1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.

1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.
Le chemin de le Refondation n’est pas facile. Dérouter politiquement l’oligarchie par des moyens non violents nous impose une discipline de fer, nous impose d’assurer la démocratie interne du FNRP pour garder le soutien populaire et augmenter la base organisée, formée et mobilisée.

mardi 5 janvier 2010

APPEL URGENT DE LA RÉSISTANCE HONDURIENNE FACE A LA BARBARIE DES ESCADRONS DE LA MORT



25.12.2009. Honduras. Assassinat d’un jeune membre de la résistance hondurienne. Les paramilitaires ont tenté de le maquiller en suicide.

Le Comité des Familles de Détenus et de Disparus du Honduras, COFADEH, dénonce le meurtre du jeune Edwin Renán Fajardo Argueta (22 ans), membre actif de la Résistance, l’après-midi du mardi. Son corps a été trouvé ce 23 décembre vers midi après une recherche constante des proches que l’absence du jeune homme préoccupait, alors qu’il avait prévu de voyager mercredi à Roatán, Islas de la Bahía, pour y passer le réveillon en famille.

Le COFADEH a été informé de la découverte du corps dans un appartement du quartier San Rafael de Tegucigalpa, immeuble de Villar Rosales, oú Edwin Renán vivait depuis longtemps. Autour du cou était seré un fil de fer relié à un manche de bois à l’arrière de la tête. Le désordre des lieux indique une mort violente. Les faits se sont probablement produits entre 16 et 17 heures de l’après-midi du mardi 22 décembre. Ses assassins ont voulu simuler un suicide car son corps se trouvait dans un réduit de l’appartement. Du sang s’écoulait de son nez. Son corps était sali comme si on l’avait traîné, selon les voisins qui ont observé les lieux du meurtre. Les assassins ont emporté sa caméra de photographie et un ordinateur. Le lundi, Edwin avait fait part à ses proches de son inquiétude parce qu’il se sentait suivi et parce qu’il avait reçu des messages de texte sur son portable et qu’il n’avait pas envie de partir pour Roatán, dans sa famille, vu le danger de s’y exposer en public, c’est aussi pourquoi il avait évité de se réunir avec des amis.

Plusieurs voisins affirment avoir vu des voitures suspectes sans plaques et munies de vitres polarisées circulant dans la zone ces deriners jours, ce qui a semé la peur vu les faits étranges qui se sont produits depuis le mois d’août. La militance active d’Edwin au sein du Front National de la Résistance l’a mené à participer aux marches, piquets et autres activités, toujours en première ligne, prenant des photos avec l’appareil qui a disparu. Il voyageait aussi dans d’autres zones du pays pour conscientiser la population sur la nécessité d’une Assamblée Nationale Constituante.

Edwin Renán était un jeune admiré dans le quartier pour son sens du respect et des responsabilités. Les appartements oú il habitait étaient très sûrs, personne ne pouvait entrer s’il n’était habitant. Un enquêteur a déclaré que l’autopsie déterminera les causes de sa mort, que le cou était étranglé par un fil de fer accroché à un manche de bois, et qu’il est difficile d’imaginer un suicide car le manche se serait brisé sous le poids du corps.

La veillée d’Edwin Renán aura lieu dans l’immeuble oú il résidait et son corps sera transporté vers sept heures du matin à Roatán.

Le COFADEH condamne ce nouvel assassinat d’un jeune prometteur du Honduras. Les assassinats sélectifs de membres actifs de la Résistance se sont multipliés ces derniers jours, des simulacres de violence délictive cherchent à couvrir ces meurtres.

Nous lançons un appel urgent à la communauté internationale et en particulier aux organismes des Droits de l’Homme pour qu’ils mènent les actions urgentes nécessaires pour stopper cette chasse à l’homme contre le peuple hondurien, qui maintient sa résistance au coup d’État militaire-politique-économ
ique- impérialiste depuis le 28 juin.

POUR CES FAITS ET POUR LEURS AUTEURS NI PARDON NI OUBLI.

Comité des Familles de Détenus et Disparus au Honduras, COFADEH Tegucigalpa M.D.C. 23 décembre 2009

Traduction : Thierry Deronne pour www.larevolucionvive.org.ve

Le journaliste César Silva a été enlevé par des hommes armés le 28 décembre...



Le journaliste César Silva a été enlevé par des hommes armés le 28 décembre et a été emmené à une prison clandestine, il a par la suite été rélaché.

À Tegucigalpa, on tue et le monde se tait.



42 assassinats, 120 disparitions, 4000 détentions arbitraires… Au Honduras, les droits de l’homme se sont brutalement détériorés depuis le putsch du 28 juin qui a renversé le président Manuel Zelaya. Une répression planifiée, depuis les organes de l’État, qui cible les résistants au coup d’État.

Honduras, envoyée spéciale.

Le 14 décembre, Walter Trochez a été abattu de deux balles dans la poitrine. Dix jours plus tôt, ce militant hondurien des droits de l’homme et des gays, engagé dans la résistance contre le coup d’État du 28 juin qui a renversé le président Manuel Zelaya, avait échappé de peu à une tentative d’assassinat. Le 16 décembre, le corps décapité de Carlos Turcio, responsable de la résistance, a été retrouvé à 300 kilomètres au nord de la capitale, Tegucigalpa. Quatre jours plus tôt, Santos Corrales Garcia, un autre résistant a connu le même sort.

Depuis le putsch du 28 juin, on dénombre au moins 42 assassinats, 120 disparitions et plus de 4000 arrestations arbitraires. Les droits de l’homme sont brutalement bafoués dans un contexte d’indifférence. Loin du regard de la « communauté internationale », les autorités usurpatrices ont les mains libres pour dérouler ses plans de mort.

Pour Reina Rivera, présidente du Centre de recherche et de promotion et des droits de l’homme, le Honduras est « face à une politique d’État, la même que la politique de sécurité nationale des années quatre-vingt qui a consisté à exécuter les activistes de gauche ». À cette époque, 182 personnes disparaîtront sous les mains de l’armée, de la police mais surtout du bataillon 3-16, transformé en escadron de la mort. Après le coup d’État, « beaucoup d’acteurs sociaux ont ressurgi sur le devant de la scène », poursuit-elle. Et c’est bien là que le bât blesse pour les putschistes dont le message est clair. « La résistance est dans la ligne de mire parce que le régime de facto ne tolère l’existence d’aucun mouvement social », tranche Reina Rivera.

« tuer le mouvement de résistance par le bas »

L’ex-directrice du secrétariat d’État à la Culture, Rebecca Becerra, a été arrêtée sous les yeux de sa fille par une douzaine de policiers avant d’être relâchée. Farouche opposante au coup d’État, l’écrivaine parle de « chasse aux sorcières incessante ». « Nous vivons sous une dictature qui ne s’est pas achevée avec les élections dont nous n’avions rien à attendre, estime-t-elle. Avant d’évoquer la disparition de ce frère « parce qu’il était secrétaire général de la Fédération des étudiants universitaires ». « La guerre de basse intensité de l’ultra-droite hondurienne n’a jamais cessé », explique Rebecca Becerra, tout en disant craindre de « nouvelles stratégies de répression ». Trois dirigeants de l’organisation politique, Los necios (les naïfs), dont Gilberto Rios que l’Humanité avait interviewé au lendemain du coup d’État, ont été contraints de fuir le Honduras sous quarante-huit heures après avoir été menacés par des « encapuchados » (encagoulés).

Il s’agit « de saper le mouvement de résistance, de bas en haut, car c’est moins voyant que si l’on touchait à ses principales figures, estime Reina Rivera. L’objectif est de tuer la constituante impulsée par la résistance mais également l’idée même qu’une gauche puisse exister », d’autant que cette résistance hétéroclite a capté « un mouvement populaire jusqu’alors étouffé par le capitalisme et un système politique verrouillé », considère le sociologue Antonio Cruz Oliva. Une semaine avant sa mort, Walter Trochez fustigeait dans une lettre publique « un coup d’État augurant un retournement brutal dans la région marquée cette dernière décennie par des gouvernements (…) dont le dénominateur commun a signifié un changement de cap avec le néolibéralisme ».

Cathy Ceibe http://www.humanite.fr/2009-12-23_International_A-Tegucigalpa-on-tue-et-le-monde-se-t-ait

APPEL URGENT DE LA RÉSISTANCE HONDURIENNE FACE A LA BARBARIE DES ESCADRONS DE LA MORT



25.12.2009. Honduras. Assassinat d’un jeune membre de la résistance hondurienne. Les paramilitaires ont tenté de le maquiller en suicide.

Le Comité des Familles de Détenus et de Disparus du Honduras, COFADEH, dénonce le meurtre du jeune Edwin Renán Fajardo Argueta (22 ans), membre actif de la Résistance, l’après-midi du mardi. Son corps a été trouvé ce 23 décembre vers midi après une recherche constante des proches que l’absence du jeune homme préoccupait, alors qu’il avait prévu de voyager mercredi à Roatán, Islas de la Bahía, pour y passer le réveillon en famille.

Le COFADEH a été informé de la découverte du corps dans un appartement du quartier San Rafael de Tegucigalpa, immeuble de Villar Rosales, oú Edwin Renán vivait depuis longtemps. Autour du cou était seré un fil de fer relié à un manche de bois à l’arrière de la tête. Le désordre des lieux indique une mort violente. Les faits se sont probablement produits entre 16 et 17 heures de l’après-midi du mardi 22 décembre. Ses assassins ont voulu simuler un suicide car son corps se trouvait dans un réduit de l’appartement. Du sang s’écoulait de son nez. Son corps était sali comme si on l’avait traîné, selon les voisins qui ont observé les lieux du meurtre. Les assassins ont emporté sa caméra de photographie et un ordinateur. Le lundi, Edwin avait fait part à ses proches de son inquiétude parce qu’il se sentait suivi et parce qu’il avait reçu des messages de texte sur son portable et qu’il n’avait pas envie de partir pour Roatán, dans sa famille, vu le danger de s’y exposer en public, c’est aussi pourquoi il avait évité de se réunir avec des amis.

Plusieurs voisins affirment avoir vu des voitures suspectes sans plaques et munies de vitres polarisées circulant dans la zone ces deriners jours, ce qui a semé la peur vu les faits étranges qui se sont produits depuis le mois d’août. La militance active d’Edwin au sein du Front National de la Résistance l’a mené à participer aux marches, piquets et autres activités, toujours en première ligne, prenant des photos avec l’appareil qui a disparu. Il voyageait aussi dans d’autres zones du pays pour conscientiser la population sur la nécessité d’une Assamblée Nationale Constituante.

Edwin Renán était un jeune admiré dans le quartier pour son sens du respect et des responsabilités. Les appartements oú il habitait étaient très sûrs, personne ne pouvait entrer s’il n’était habitant. Un enquêteur a déclaré que l’autopsie déterminera les causes de sa mort, que le cou était étranglé par un fil de fer accroché à un manche de bois, et qu’il est difficile d’imaginer un suicide car le manche se serait brisé sous le poids du corps.

La veillée d’Edwin Renán aura lieu dans l’immeuble oú il résidait et son corps sera transporté vers sept heures du matin à Roatán.

Le COFADEH condamne ce nouvel assassinat d’un jeune prometteur du Honduras. Les assassinats sélectifs de membres actifs de la Résistance se sont multipliés ces derniers jours, des simulacres de violence délictive cherchent à couvrir ces meurtres.

Nous lançons un appel urgent à la communauté internationale et en particulier aux organismes des Droits de l’Homme pour qu’ils mènent les actions urgentes nécessaires pour stopper cette chasse à l’homme contre le peuple hondurien, qui maintient sa résistance au coup d’État militaire-politique-économ
ique- impérialiste depuis le 28 juin.

POUR CES FAITS ET POUR LEURS AUTEURS NI PARDON NI OUBLI.

Comité des Familles de Détenus et Disparus au Honduras, COFADEH Tegucigalpa M.D.C. 23 décembre 2009

Traduction : Thierry Deronne pour www.larevolucionvive.org.ve

Honduras « Le coup d’état met en évidence les conceptions antagoniques de la société »



Julio Navarro est sociologue à l’université pédagogique Francisco-Morazan du Honduras

Envoyée spéciale. Analyste réputé de la vie politique hondurienne, Julio Navarro considère que le régime de facto n’a pas d’autres choix que de dialoguer avec la résistance.

Partagez-vous l’idée médiatisée selon laquelle les élections du 29 novembre auraient mis un terme à la crise politique hondurienne ?

Julio Navarro. Les auteurs du coup d’État ont estimé que des élections régleraient la crise parce que le mouvement de résistance a été massif. Sinon qui peut croire qu’ils auraient exécuté ce coup de force pour ne rester au pouvoir que six mois ? Mais le gouvernement de Porfirio « Pepe » Lobo, élu par 33 % de la population, a un problème de légitimité. Il devra privilégier le dialogue avec les forces qui représentent la résistance.

Pour l’heure, les gestes de « Pepe » Lobo s’éloignent de cette perspective…

Julio Navarro. Porfirio Lobo n’agit pas en ce sens parce qu’il croit, qu’avec le temps, la communauté internationale assimilera la situation. Je crois qu’il se trompe. Il se trouve dans une posture d’autant plus compliquée que sa formation, le Parti national, a certes la majorité absolue au Congrès, mais ce dernier est contrôlé par près 100 députés (sur 128) qui constituent le bloc putschiste parlementaire. Quels sont les points d’achoppement de la société hondurienne ? Julio Navarro. La rupture de l’ordre constitutionnel le 28 juin et l’assemblée constituante. Si l’on regarde les antécédents de ce pays, en 1924, en 1956, en 1965, et en 1982, quatre coups d’État ont conduit à une assemblée constituante. Mais cette fois fera peut-être exception. Le bloc constitué par les libéraux, les nationalistes, les démocrates chrétiens, et les sociaux-démocrates est opposé à ce processus. En revanche, il faut porter attention à d’autres secteurs de la société. Les militaires, par exemple, sont favorables à une assemblée constituante afin de renégocier leur assise. Le patronat en a également besoin pour redéfinir la répartition des richesses et le rôle de l’État. L’Église hondurienne, liée à l’Opus Dei, est, elle aussi, concernée parce qu’elle souhaite garder le contrôle de la planification familiale. Le coup d’État met en évidence les conceptions antagoniques de la société.

Et concernant les inégalités sociales ?

Julio Navarro. Elles n’ont pas jeté dans la rue des milliers de personnes réclamant une meilleure répartition des richesses économiques. D’où l’importance de la résistance qui avance l’idée d’une refonte de l’État pour transformer structurellement le pays et son économie.

Le Honduras a-t-il été un laboratoire de nouvelle forme de déstabilisation ?

Julio Navarro. En dépit des décisions de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU, les militaires ne se sont jamais sentis en danger parce qu’ils avaient l’aval du Pentagone. On peut parler de laboratoire au sens où a été testée la réaction populaire. Le meilleur endroit pour ce faire était le Honduras car ce pays part de l’a priori culturel selon lequel l’opinion publique n’a pas de tradition d’alerte. Or si le peuple hondurien a démenti ce préjugé, imaginez ailleurs… Je ne crois pas cependant en un effet domino, notamment en Amérique du Sud où les gouvernements ont pris les devants, en écartant les vieilles générations de militaires. En revanche, il faut être attentif à ce rapport entre secteurs militaire et économique. Le jour où ils se reconnecteront, comme au Honduras où le secteur privé a financé le coup d’État, alors là, il y aura danger. Quoi qu’il advienne, les événements du Honduras doivent d’abord servir de leçon aux présidents de la région. Ils questionnent l’existence de l’OEA du fait que ses intentions ne sont pas effectives. Enfin, les États-Unis laissent derrière eux une image détériorée et douloureuse de leur action.

entretien réalisé par C.C.

Honduras: un activiste de la résistance au coup d'Etat assassiné.

Walter Tróchez, 27 ans, a été assassiné de deux balles tandis qu'il répartissait des préservatifs à des hommes et des femmes qui vivent de la prostitution dans les rues de Tegucigalpa.
Walter%20Tróchez.%20Activista%20asesinado%20Fuente:%20%28www.kaosenlared.net%29


Le défenseur des Droits de l'Homme et activiste de la communauté lesbico, gay, transsexuel et bisexuel (LGTB) du Honduras avait dénoncé une séquestration avec tortures et menaces réitérées.

Dimanche soir il réalisait une de ses actions solidaires quand il a été atteint par deux tirs dans le centre de la ville de Tegucigalpa.

L'actif collaborateur du Centre de Recherche et de Promotion des Droits de l'homme (CIPRODEH) avait quitté sa maison par crainte des persécutions constantes auxquelles il était soumis.

Comme Walter Tróchez l'avait dénoncé, la semaine dernière quatre hommes encagoulés l'ont séquestré et sauvagement frappé.

Dans sa dénonciation il a expliqué que les individus circulaient dans une camionnette couleur grise, sans plaques, présumablement de la Direction Nationale de Recherche Criminelle (DNIC).

Il a détaillé de plus que le jour de la séquestration, ils lui ont dit qu'ils le connaissaient bien et qu'ils allaient le tuer. Ils lui ont couvert le visage, l'ont insulté, ont commencé à lui poser des questions sur la résistance, et lui ont demandé des informations sur les leaders et leurs mouvements.


Agence Pulsar, 15 décembre 2009.
http://agenciapulsar.org/nota.php?id=16421

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

samedi 19 décembre 2009

COMMUNIQUE No. 43


Le Front de Résistance contre le Coup d’Etat communique:

  1. Nous rejetons catégoriquement les déclarations récentes du dictateur Micheletti qui accuse la Résistance d’avoir provoqué la mort de la jeune Catherine Nicolle, tombée à Tegucigalpa mardi 15 décembre sous les balles de tueurs à gage qui ont ouvert le feu sur la voiture qui la transportait.
  2. Nous considérons comme une tragédie humaine et sociale la mort violente de toute personne, et plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’une mineure. Nous exigeons que cela soit éclairci, au même titre que Tous les assassinats et autres viols des droits de l’homme perpétrés dans le cadre du coup d’état ; ceux ci ont nettement augmenté les dernières semaines ; en sont responsables les corps répressifs dirigés par l’oligarchie.
  3. Nous condamnons les menaces faites par Micheletti à l’encontre des média qui relatent avec honnêteté la vérité et ce malgré les menaces constantes de la dictature.
  4. Nous rappelons que la lutte que livre le peuple hondurien depuis le coup d’état du 28 juin est non violente.

Nous résistons et nous vaincrons!

Tegucigalpa le 16 de décembre 2009

mercredi 16 décembre 2009

La dictadure hondurienne effectue un massacre sélectif


La Résistance Hondurienne témoigne sur Vive TV, Venezuela.

Présents à Caracas, les porte-paroles de la Résistance Bertha Caceres ( dirigeante du Conseil des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras - COPINH) et Carlos Reyes (dirigeant du Syndicat des Boissons, qui a retiré sa candidature présidentielle pour ne pas avaliser la fraude) ont été interviewés par l’Informativo Popular de Vive TV.

(VER EL PROGRAMA)

Ils ont expliqué la marche vers l’Assemblée constituante et ont appelé la solidarité internationale à multiplier les actions de tout type pour mettre un terme á la dictature : depuis les plaintes contre les violeurs des Droits de l’Homme au boycott des produits d’entrepreneurs honduriens coauteurs du coup d’État (par exemple l’industire de la crevette), à l’organisation de nouvelles délégations qui se rendent sur place, etc...


Au même moment depuis le Honduras le dirigeant social hondurien Juan Barahona a dénoncé à travers la Radio Nationale du Venezuela que la dictature hondurienne effectue un massacre sélectif des membres du Front National de Résistance contre le Coup d’État.


"Au Honduras la répression s’est accentuée. Tous les jours on assassine sélectivement des compagnes et compagnons", a expliqué Barahona.

Il a signalé en outre que ce week-end on a compté 43 morts, le précédent 45 personnes ont été assassinées par la police, l’armée et les mercenaires sous contrat des putschistes.

Écouter Juan Barahona

mardi 15 décembre 2009

LA RESISTENCE EST LA NOUVELLE FORCE BELLIGERANTE AU HONDURAS

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU HONDURAS

BUREAU DU PRESIDENT

Tegucigalpa le 07 Décembre 2009.

LA RESISTENCE EST LA NOUVELLE FORCE BELLIGERANTE AU HONDURAS

Il faut qu’elle s’organise en plateforme politique

Etre l’axe de coordination et de rassemblement des forces politiques progressistes, qui sans perdre leur propre identité, puissent atteindre l’objectif de transformation et de changements pour le peuple hondurien.

La Résistance représente l’espoir d’une nouvelle Constitution et d’une Assemblée Nationale Constituante.

Camarades membres de la Résistance Nationale contre le Coup d’Etat

Je m’adresse à vous dans l’espoir que mes idées vous soient utiles dans vos réflexions, en ces moments si difficiles que traverse notre peuple, qui m’a accompagné et soutenu dans ma lutte de 30 ans pour la démocratie et la justice sociale pour le Honduras.

Après 163 jours de Résistance contre le coup d’état militaire qui m’a séquestré puis exilé au Costa Rica, supportant comme vous la douleur et la souffrance du peuple, après 78 jours d’attaques contre nous, en plein siège militaire de l’ambassade du Brésil, souffrant la persécution politique avec ma famille et les amis qui m’accompagnent, vous dans les rues, souffrant la répression sauvage, les massacres, assassinats, tortures, persécution politique, arrestations arbitraires, pour le simple fait de protester contre la dictature et d’exiger pacifiquement la restitution du Président élu par le peuple, le retour à la démocratie, et le châtiment de ceux qui ont usurpé le pouvoir.

Camarades; ne nous laissons pas tromper par la farce électorale du 29 novembre dernier, au Honduras, il n’y a pas de démocratie, le coup d’état s’est institutionnalisé; il n’y a pas de séparation des pouvoirs; l’impunité règne au sein des institutions co-auteurs du coup d’état: Cour de Justice, Procureur de l’Etat, Commissariat des Droits de l’Homme, députés du congrès et castes militaires.

Les élections organisées par la dictature sont invalides; elles sont viciées de naissance, sans observateurs qualifiés, sous la répression, sans garantie d’égalité ni de liberté pour l’opposition au régime de facto, sous la censure et la fermeture des medias et une abstention de plus de 60 %.

Porfirio Lobo élu par 40% des votants et avec la fraude électorale, est illégitime, est illégal. Sa Présidence est faible, au point de s’allier 48 après le scrutin avec les militaires et la dictature et de s’opposer, via le Congrès, au retour à l’ordre démocratique et de rejeter la restitution du Président élu par le Peuple. Son élection a ainsi perdu toute légitimité.

Maintenant, l’alliance putschiste Lobo-Micheletti nous impose des réformes économiques, comme dévaluer notre monnaie, et accentue la répression du peuple.

La résistance a une grande mission à assumer: se convertir en force belligérante et en plateforme politique, être l’axe pour rassembler les forces politiques progressistes, qui sans perdre leur propre identité, obligeront l’élite dominante à reconnaître que les Honduriens n’ont pas de maître, que nous aimons la Liberté, que nous avons tous droit de vivre dans de meilleures conditions. Reconnaître que nous sommes tous Honduriens et que notre pays a besoin de réformes profondes.

La résistance doit donc s’organiser en plateforme politique, autour de programmes et d’actions dans chaque quartier, chaque village, dans tous les départements du territoire national, et exiger un nouveau pacte social, une nouvelle constitution qui permettent de résoudre les problèmes et de transformer le Honduras.

Je suis arrivé à la Présidence par le Parti Libéral, je suis Libéral et continue à l’être, je pratique sa vraie doctrine, opposée aux dictatures et aux régimes militaires totalitaires. Ceux qui ont organisé ce coup d’état ne sont plus libéraux et le peuple les a punis dans les urnes. Le Parti National ne se serait jamais relevé de la déroute que nous lui avons infligée; il a du pour cela s’associer et conspirer avec l’élite économique, avec ses branches internationales, et faire ce coup d’état militaire et me sortir de la scène politique.

La Résistance est le guide, la Résistance est l’espoir pour rétablir l’ordre démocratique et convoquer la prochaine Assemblée Nationale Constituante.

Nos armes sont les idées. Notre lutte repose sur une stratégie pacifique.

Pas de coopération, non violence et désobéissance civile contre les lois injustes.

Personne ne doit obéir à deux qui gardent le pouvoir par les armes.

Par amour pour le peuple

Par amour pour les pauvres

Pour la défense de notre démocratie.

Nous ne nous reposerons qu’après avoir dérouté la dictature.

José Manuel Zelaya Rosales

Président Constitutionnel de la République du Honduras.

jeudi 10 décembre 2009

COMMUNIQUE No. 42



Le Front de Résistance contre le Coup d’Etat communique:

1. Nous maintenons notre refus total du régime qui s’installera le 27 janvier, et prolongera la dictature imposée par l’oligarchie avec le coup d’état du 28 Juin.

2. Nous rejetons la campagne médiatique faisant la promotion d’un “gouvernement d’unité” intégrant des secteurs complices de la rupture de l’ordre constitutionnel et qui passerait le pouvoir du dictateur Micheletti au dictateur Lobo.

3. Nous dénonçons l’intention de l’oligarchie de passer la charge financière du coup d’état au peuple pauvre, à travers des mesures économiques comme l’augmentation de la TVA, la dévaluation du Lempira, l’augmentation des prix de l’énergie électrique entre autres. Ces mesures doivent entrer en vigueur avant la prise de possession du nouveau dictateur pour ne pas lui faire porter la responsabilité de l’aggravation de la crise économique et sociale alors qu’il en est bien évidemment responsable, lui, son parti et sa classe.

4. Nous répétons que le peuple hondurien n’assumera pas les dettes contractées par le gouvernement de facto, que ce soit auprès des banques nationales ou internationales.

5. Nous appelons les peuples du monde à maintenir leur solidarité avec la Résistance hondurienne en ignorant les représentants de la dictature alors que ceux-ci cherchent des soutiens internationaux.

6. Nous célébrons et sommes reconnaissants de la décision prise par les membres du MERCOSUR de rejeter les élections et le régime qui s’installera le 27 janvier. Nous appelons les gouvernements de tous les pays à en faire autant.

7. Le Front de Résistance contre le Coup d’Etat est en pleine lutte et compte sur le soutien majoritaire du peuple hondurien. Nous augmentons nos efforts d’organisation pour dérouter l’oligarchie et installer l’Assemblée Nationale Constituante inclusive et populaire.


Nous résistons et nous vaincrons !

Tegucigalpa le 9 décembre 2009