1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.

1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.
Le chemin de le Refondation n’est pas facile. Dérouter politiquement l’oligarchie par des moyens non violents nous impose une discipline de fer, nous impose d’assurer la démocratie interne du FNRP pour garder le soutien populaire et augmenter la base organisée, formée et mobilisée.

mardi 18 mai 2010

Honduras, Une démocratie? Certainement pas!

Alors que de nouveaux assassinats sont à déplorer au Honduras (Gilberto Alexander Núñez Ochoa, 27 ans, membre de la résistance, et José Andrés Oviedo, 26 ans, ont été assassinés de plusieurs balles en rentrant chez eux avant-hier ; voir "Continúa la criminalización : Asesinan a dos jóvenes del Frente Nacional de Resistencia Popular") la Cour Suprême de Justice hondurienne vient de révoquer et de mettre à pieds 5 magistrats pour avoir critiqué le coup d’État de juin 2009.

Pendant ce temps là, l’Union Européenne accueille Porfirio Lobo à bras ouverts (quasi ouverts : le président du Honduras n’étant plus invité qu’au second sommet de Madrid. Moins retentissant, présenté comme une "réunion", c’est là que l’UE doit clore un accord de libre-échange avec l’Amérique Centrale).

Le fascisme ne s’arrête pas : La Cour suprême du Honduras révoque les juges qui critiquent le coup d’État par Kaos en la red

Pour s’être manifesté contre le coup d’État, avoir présenté un recours de protection en faveur de Zelaya ou avoir écrit un article d’opinion dans un journal en critiquant le coup d’État...

Le président, trois magistrats et un défenseur public de l’association hondurienne "Juges pour la Démocratie" ont été révoqués par la Cour suprême du pays qui a pris ces sanction pour leurs manifestations et actions contraires au coup d’État du 28 juin 2009.

Le haut tribunal qui, le jour du putsch, avait déclaré que les Forces armées avaient agi "pour la défense de l’État de droit" et qui avait qualifié le coup d’Etat comme "une succession constitutionnelle", a décidé le 5 mai dernier, avec le vote favorable de 10 de ses 15 magistrats, les révocations et mises à pieds de Guillermo López, de Tirza Flores, de Ramón Enrique Barrios, de Luis Alonso Chévez et Osman Fajardo. López (président de l’association judiciaire) et Chévez commenceront lundi une grève de la faim pour protester contre la "situation générale d’impunité" que le pays, présidé par Porfirio Lobo, vit actuellement.

Selon les cas les faits reprochés aux magistrats jugés ont été : s’être manifesté contre le coup d’État, avoir présenté un recours de protection en faveur du président Zelaya, avoir écrit un article d’opinion dans un journal en critiquant le fait que la Cour suprême défendait le putsch.

"C’est une sanction purement politique", assure la magistrate Tirza Flores, de visite à Madrid il y a peu et qui a raconté son histoire quelques jours avant l’éclatement de la polémique à propos de la venue de Porfirio Lobo pour le sommet de Madrid, mais qui reste invité par l’UE à la réunion de Union Européenne/Amérique centrale lundi 17 mai.

"La décision de nous révoquer envoie un message clair aux juges : que nous ne pouvons pas être indépendants et que nous devons nous subordonner à la hiérarchie de la Cour suprême. La mise à pieds est incompréhensible si l’on tient compte entre autres, que le Pouvoir Judiciaire lui-même a encouragé les juges à se manifester. A se manifester certes, mais uniquement en faveur du putsch", pense Flores. Un communiqué du 30 juin 2009 marqué du sceau de la Cour suprême "invitait" les "fonctionnaires et le personnel du Pouvoir Judiciaire à participer à la Marche pour la Paix au Honduras" qu’il avait lieu ce jour là à Tegucigalpa. "Ils ne peuvent pas dire que l’on ne peut pas participer à la politique et que c’est pour cela qu’ils nous ont mis à pieds, alors que c’est eux mêmes qui ont encouragé les juges à le faire en faveur des putschistes".

Un rapport du Haut Commissaire des Droits de l’Homme de l’ONU du 3 mars dernier critiquait le comportement de la Cour suprême et les processus disciplinaires contre les juges (et également sa définition du putsch vu comme "une succession constitutionnelle", tout comme l’a dénoncé l’un des juges révoqués). Il faisait remarquer que les actions du haut tribunal jetaient "le doute quant à son impartialité et son engagement dans l’État de droit" et que "les interventions postérieures de la Cour" semblaient avoir confirmé ces soupçons (en référence aux processus disciplinaires). Le rapport finissait par constater le "manque d’indépendance" de la Cour et le "grave défi" qu’il y a à supposer qu’elle rétablisse sa crédibilité et de sa légitimité.

"Juges pour la Démocratie" comprend 120 membres sur environ 600 juges présents au Honduras. "Les collègues ont une peur incroyable", affirme Flores. "La Cour a contribué à créer le climat de persécution politique qui sévit actuellement au Honduras". Les juges vont contester la décision. Face à l’échec prévisible de la présentation de ce recours devant le même tribunal, ils comptent porter l’affaire devant la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme.


Source : Kaos en la red "El fascismo no para : La Corte Suprema de Honduras expulsa a jueces críticos con el golpe de Estado"
Traduction : Primitivi

dimanche 2 mai 2010

Au Honduras le FNRP manifestait pour une nouvelle constitution et le retour de Mel.

107 zones naturelles protégées menacées par les entreprises

Au Honduras il n’y a pas que l’aspect sociale et droit de l’homme qui en prend plein la tête, l’écosystème hondurien lui aussi souffre. Durant le régime de facto deux décrets de protection ont été abrogés afin de laisser le champ libre aux entreprises d’exploitation forestière. Le gouvernement de Lobo a entériné cette réforme et s’apprête à la mettre en application.

Suivant la réforme les entreprises désirant exploiter une zone naturelle protégée peuvent avoir une licence d’exploitation sur simple acceptation du Système National d’Évaluation d’Impact Environnemental, un organisme d’État fortement décrié, soupçonné de népotisme et de corruption.

Après avoir asservi et pourchassé la population pauvre, après avoir tenté de museler résistance, syndicats et presse par des assassinats ciblés, les hommes de pouvoir hondurien mettent à sac les ressources naturelles de leur pays. Pour le plus grand plaisir des multinationales et le leur propre bourse.



Il s’agit de 107 zones protégées au Honduras, qui avec les “accommodements traditionnels politiques”, cette fois grâce à l’abrogation de deux décrets exécutifs, seraient à la merci de la prédations des exploitants forestier, y compris les entreprises thermiques et les compagnies minières.

Le Honduras dispose de 107 zones protégées, 96 d’entre elles sont reconnues, tandis que 11 sont en cours de reconnaissance. La définition officielle établit que ce sont des endroits déterminés de l’État, soumis à un cadre légal et institutionnel définis pour garantir la conservation de leurs particularités et de leurs richesses environnementales et culturelles.

Cependant, Valerio Gutiérrez qui est lié aux zones protégées, non pour promouvoir leur préservation sinon pour être responsable du Secrétariat des Ressources Naturelles et Environnementale (SERNA) durant le gouvernement de facto Roberto Micheletti Baín, il a joué un dernier "mauvais tour" il y quelques jours en laissant son poste.

Gutiérrez, est considéré comme responsable de l’abrogation de deux décrets qui interdisaient la construction de projets hydroélectriques dans les zones de réserve, en permettant grâce à cela la possibilité de privatiser les ressources en eau.

La sale manoeuvre contre les zones protégées s’est produite durant le gouvernement de facto de Micheleti, comme le dénonce la Table Nationale d’Incidence pour la Gestion de l’Irrigation (MNIGR), composée d’organisations de défense des ressources naturelles au Honduras.

La MNIGR dénonce que la source du problème se situe dans le décret 233-2010 approuvé le 22 janvier 2010, qui abroge les décrets ministériels 001-96 et 158-2009.

Dans ces deux décrets il était établi que : “Le Secrétariat des Ressources Naturelles et Environnementale s’abstiendra de donner son accord aux demandes de permis environnementaux, quelle que soit la nature du projet, contrats d’exploitation de l’eau et études de faisabilité pour des projets hydroélectriques, si ceux-ci se situent dans des zones protégées ...”

L’article 1 de l’accord 001-96, réformé par le décret 420-2009, oblige la SERNA à “s’abstenir de donner son accord aux demandes de permis environnementaux, quelle que soit la nature du projet, contrats d’exploitation de l’eau et études de faisabilité pour des projets hydroélectriques, si ceux-ci se situent dans des zones protégées dûment déclarées par une autorité compétente conformément à la loi”.

L’article 2 du même accord 00196 et 158-2009 dit que : “Les projets qui doivent se développer dans les zones d’amortissement des zones Protégées proposées ou déclarées, devront disposer du rapport favorable de la part de l’Institut de Conservation Forestière” (ICF).


Le décret qui ouvre les portes à la destruction forestière

Quelques jours avant la fin du gouvernement de facto et de son poste en tant que Secrétaire de la SERNA, Gutiérrez a approuvé le décret 233-2010, le 22 janvier 2010. Le décret a été publié dans le journal officiel La Gazette le 4 février dernier, réforme et abroge les accords 001-96 et 158-2009.

“Pour nous cette disposition qui abrogent ces deux décrets ministériels est attentatoire, maintenant nous faisons face au risque de perdre les zones protégées, face au risque que des projet soient approuvés dans ces zones et au risque de perdre la ressource vital qu’est l’eau pour l’être humain”, a indiqué face aux médias, Clarisse Vega, environnementaliste reconnue et membre de la MNIGR.

Avec les réformes et abrogations des accords, la SERNA donnerait un blanc seing aux membres du Système National d’Évaluation d’Impact Environnemental (SINEIA), une organisation que le MNIGR soupçonne d’être composée par des membres choisis suivant le bon vouloir de quelques hauts fonctionnaires de la SERNA.

“C’est une manière de favoriser une possible destruction des zones Protégées du Honduras, les zones où se trouve la majorité de l’eau que consomment les communautés rurales et urbaines du Honduras”, dit le communiqué émis par l’organisation plaignante.

“Les rivières et les bassins localisés dans des zones d’amortissement et des zones protégées peuvent maintenant être utilisés par les entreprises hydroélectriques”, affirment les plaignants.

Il est connu que derrière les projets hydriques on trouve les propriétaires des entreprises thermiques, “il suce le sang de l’État” à travers des contrats de plusieurs millions, qu’ils souscrivent avec les gouvernements successifs, pour produire au final une électricité à un coût élevé pour la population hondurienne.



Demande d’abrogation du décret et de responsabilisation de l’ex-fonctionnaire

A Porfirio Lobo Sosa, président de la République, au président du Congrès National et à Rigoberto Cuellar, responsable actuel de la SERNA, la MNIGR demande d’analyser la légitimité et les répercussions qu’aura l’application de ce décret.

Afin d’éviter l’aggravation des dommages déjà fait aux ressources forestières honduriennes, elle demande d’abroger ou de ne pas appliquer ce décret et d’imputé les responsabilités de cette affaire aux fonctionnaires qui ont ordonné la réforme des décrets.

“Cela nous remplit de rage, parce que c’est la seule chose qui reste dans le pays”, a déclaré German Casco, membre de la MNIGR, lors du dépôt de plainte.


Source : Revistazo "Áreas protegidas de Honduras a merced de las voraces térmicas y las empresas mineras"
Traduction : Primitivi

Crimes de Journalistes, des enquêtes difficiles

Au Honduras, les assassinats de journalistes se poursuivent sans trop de gêne. Il est vrai que des escadrons de la morts, composés de policiers et de militaires, sont fortement soupçonnés pour ces crimes. Il est vrai également qu’en général le gouvernement de Lobo soit ne dit rien, soit tente de retourner la situation (voir ce qui se passe dans le Bas Aguan), soit s’il ne peut faire autrement condamne mollement.

C’est exactement ce qui est entrain de se passer, plus plus d’une quinzaine de journalistes tués depuis juin dernier, quasiment une dizaine depuis le début de l’année. Et voici enfin une condamnation publique de Lobo, mais pourquoi seulement maintenant ? Pour raisons d’enquêtes engagées qui piétinent ou parce que cette situation commence à provoquer des protestations à l’étranger dont Lobo à tant besoin, en particulier l’Europe et les États-Unis, pour maintenir son pays sous contrôle ?

Le gouvernement hondurien ne peut faire l’enquête sur les crimes de journalistes

C’est pourquoi il annonce qu’il sollicitera l’appui des gouvernements de la Colombie, de l’Espagne et du FBI afin de résoudre les affaires d’assassinats de journalistes. Ce fut le président même du Honduras, Porfirio Lobo Sosa, qui a dit qu’il avait parlé avec le chancelier espagnol Miguel Ángel Moratinos, pour que son pays assiste le Honduras dans ces investigations, de la même manière il demandera l’appui du FBI et du gouvernement colombien.

Lobo, qui participe à une rencontre avec des étudiants des universités au Salvador, a dit que “nous regrettons beaucoup la perte de toute vie humaine et plus encore quand il s’agit de faite ce qui est un droit universel le droit de s’exprimer et de penser”.

Il a ajouté que, “nous avons instruit les autorités de sécurité qui prennent les moyens nécessaires pour que l’on puisse résoudre ces assassinats de journalistes”.

Il a assuré qu’actuellement des contacts internationaux sont faits afin que des enquêteurs collaborent avec les policiers du Honduras, qui bien qu’ils ne le reconnaissent pas, ont été médiocres tant dans les investigations sur les morts des journalistes que sur du reste des crimes qui frappent la population en général.

“Nous sommes dans situation d’insécurité tout à fait dramatique”, a dit Lobo. Il a assuré que son gouvernement fait les “meilleurs efforts pour réussir à rendre la sécurité au peuple hondurien”.

Le président a déclaré qu’il ordonnait aux corps de police de son pays “qu’ils prennent les moyens nécessaires” afin de résoudre les assassinats. Lobo affirme que pour lui, “le sujet des droits de l’homme est un sujet de coeur”.

La corporation des journalistes reste consternée et dans l’angoisse. Elle exige que les autorités résolvent ces morts et que président du Collège des Journalistes renonce à son poste, face à l’ineptie avec laquelle il a administré l’institution qui devrait être en tête de la lutte pour la défense de la liberté d’expression et de la presse.

Journalistes assassinés en 2010.

. 18 février - Nicolás Asfura (son assassinat n’a pas été publié, cependant, comme en tant que médiateur social il est inclut dans la liste).
. 1er mars , Joseph Hernández
. 11 mars – David Meza Montecinos
. 14 mars - Nahún Palacios. 26 Mars – Bayardo Mayrena
. 26 mars – Manuel Juárez
. 11 avril - Luis Chévez
. 20 avril – Jorge Alberto (Georgino) Orellana


Source : Revistazo "Gobierno hondureño no puede con la investigación de crímenes a periodistas"
Traduction : Primitivi

dimanche 25 avril 2010

Entretien avec Carlos Humberto Reyes, dirigeant de la Résistance du Honduras.



Réseau de solidarité avec la résistance en Honduras
“Le Honduras subit douloureusement la seconde étape du régime putschiste”

Si nous sommes dans ce blog d’accord pour envisager une situation nationale et internationale marquée par une terrible crise du capitalisme à son stade sénile et mortifère, et le fait qu’il n’a désormais d’autre issue que la répression des peuples, constituer ici et partout un réseau de résistance passe aussi par l’information. Alors voilà, il y a eu au Honduras un coup d’Etat qui a dévoilé le véritable visage de l’administration d’Obama, candidat de Wall Street. Ils ont tenté de masquer le crime comme d’habitude sous leur “démocratie” et le silence des médias complices. le Front National de Résistance Populaire du Honduras veut refonder le pays en même temps qu’il dénonce les abus contre les droits humains, commis par le gouvernement de Lobo.

In rebelion, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société, prière citer source et traduction

Carlos Humberto Reyes,dirigeant du Front National de Résistance populaire du Honduras, a la mission, à 68 ans, de refonder son pays, l’éternel ami des Etats-Unis en Amérique centrale. Licencié en Economie et syndicaliste depuis les années cinquante, il est venu en espagne pour demander que ne soit pas invité l’actuel président, Porfirio Lobo, au sommet entre l’Union Européenne et l’Amérique latine à Madrid le mois prochain, et pour rechercher des appuis pour enquêter sur les crimes commis depuis le coup d’Etat de Micheletti en juin 2009.

_ La répression continue sous le gouvernement élu de Lobo ?

-Avec une totale impunité. les crimes ciblés se poursuivent dans le pays. Nous l’avons dénoncé à la commission Interaméricaine des Droits humains et la haute commission de l’ONU, et l’OEA a dénoncé publiquement les abus.

-Vous dénoncez la présence de paramilitaires arrivés de Colombie.

- Si il sont sous contrat, comme les agents israéliens. Ce gouvernement n’est pas légitime et nécessiste un appui extérieur. Il s’agit d’une gouvernement trés faible au milieu d’une crise économique terrible, qui a éliminé la majorité des emplois. Il a décidé de régler la situation en augmentant les taxes à la consommation et non les impots sur les revenus. Le Gouvernement est très impopulaire et le processus électoral a mobilisé à peine 30 % des électeurs.

- Les présidentielles n’ont pas été la solution, comme l’ontannoncé les États-Unis ?

- Après le coups d’Etat, ce qui devrait avoir lieu au Honduras ce n’est des élections présidentielles, mais une Assemblée Nationale Constituante. Depuis l’année 56 jusqu’à présent il y a eu quatre coups d’État et dans trois occasions, après la dictature militaire, on était sorti avec un processus d’assemblées constituantes.

- Pourquoi est- ce différent maintenant ?


- parce que les Etats-Unis ont été ceux qui ont organisé le coup d’Etat et dans son plan original ils prévoyaient déjà le coup d’Etat, la solution de la crise avec la convocation d’élections, et le fait de frauder pour amplifier le résultat de ces présidentielles pour que le nouveau Gouvernement fût reconnu. Tout cela fait partie d’un plan Etasunien pour contrôler le pays et pour donner une légitimité avec des mesures comme l’amnistie du putschiste, et maintenant la Commission de la Vérité. Que peut faire cette commission s’ il y a amnistie des coupables ?

- Quel est l’intérêt des États-Unis ?

- Les États-Unis sentaient qu’avec le président Manuel Zelaya ils perdaient le contrôle de leur allié en Amérique centrale. Le Honduras a toujours été le gendarme des États-Unis. Ils voulaient aussi donner un coup d’arrêt au processus d’intégration des peuples latino-américains. Et voilà ce qui les a décidé à intervenir et à réarmer le gendarme, qui lui a beaucoup acheté de matériel militaire dans les mois durant lesquels Robert Micheletti a été aux commandes.

- Vous étiez candidat mais vous vous êtes retiré après avoir considéré que le processus électoral était une pantomine.

- Le Gouvernement de Porfirio Lobo est la deuxième étape du régime putschiste. Ils continuent de transgresser les droits de l’homme, on assassine aux paysans, des journalistes, des membres de la Résistance et ce sont les corps de sécurité de l’État qui distribuent les coups de feu. Seulement dans la dernière semaine on a assassiné cinq paysans et deux journalistes.

- Que fera la Résistance ?

- Nous n’allons pas nous convertir en parti politique mais oui nous sommes une force politique qui veut prendre le pouvoir à travers d’une protestation pacifique. Nous voulons obtenir plus d’un million de signatures pour réclamer une Assemblée Nationale Constituante qui élaborera une nouvelle constitution et pour réussir à refonder le pays. Si non, nous nous présenterons aux élections de 2013.

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Honduras: la série de meurtres de journalistes se poursuit .



Revistazo.com

Vous remarquerez à quel point la presse occidentale, française en particulier s’intéresse peu aux meurtres en série de journalistes au Honduras, imaginez que ce genre de choses arrive à Cuba ou au Venezuela, le tam-tam médiatique, reporters sans frontières et autres stipendiés de l’empire multiplierait les sujets. Là c’est le silence total, on tue au Honduras, non seulement les journalistes, mais les paysans qui défendent leur champ. Passez il n’y a rien à voir, l’ordre impérial règne depuis le coup d’Etat.
note et traduction de Danielle Bleitrach pour changement de société, prière de signaler source et traductrice



21 avril 2010.-Une décharge dans la tête a ôté la vie du journaliste Georgino Orellana, en le changeant en septième reporter assassiné en 2010 du pays. Un meurtre de plus à déplorer de la même manière que la négligence avec laquelle les autorités policières agissent au Honduras.

Les versions préliminaires établissent qu’Orellana était surveillé par un individu, qui l’attendait à la sortie des installations de la chaîne televisora où il travaillait, dans la ville de Saint-Pierre Sula.

Une décharge adroite dans la tête, tandis qu’il montait dans son véhicule, aurait généré sa mort immédiate. Les autres disent qu’il est décédé quand il a été déposé à un hôpital public de la ville.

Le fait est que, « ce meurtre nous frappe au profond et il nous répugne. Nous devons tous réclamer une enquête parce que nous sommes sans défense », a dit pour la première fois depuis que les meurtres se succèdent depuis le début de l’année, le président du Collège de Journalistes Elan Reyes Pineda, dans une interview offerte au journal parlé Telenoticias Cinco, de la Corporation Televicentro, où il a travaillé pendant des années.

la mort d’Orellana intervient aujourd’hui , le 20 avril 2010, à peine quelques semaines après, le meurtre de ses collègues Joseph Ochoa, Nahún Palacios, David Meza Montecinos, Luis Antonio Chévez, Bayardo Mairena et Manuel Juárez, assassinés tous, en mars.

« Nous sommes effrayés, ici va arriver un moment dans lequel comme journalistes ce que nous allons mettre ce seront des CD de musique », a dit d’un ton sarcastique devant le peu de chance pour les reporters de survivre au Honduras, le président de l’Association de Presse du Honduras, Charles Ortiz.

Ortíz a participé à un programme de radio après la choc générée par la nouvelle de la mort d’Orellana. « La liberté de presse n’existe pas dans ce pays », a-t-il souligné.

Les représentants des institutions journalistiques citées, ont déclaré qu’ils allaient faire des actions de pression, y compris des manifestations publiques, pour exiger des laxistes autorités policières du Honduras, un éclaircissement sur les meurtres et sur la multiplication des meurtres des reporters dans ce pays.

L’impunité continue à faire des siennes. Jusqu’à cette date il n’y a pas eu un seul criminel qui a payé pour les meurtres de 10 journalistes assassinés de 2007 à aujourd’hui.

Georgino Orellana a reçu le titre de licencié en Journalisme à l’Université de la Vallée de Sula. Il a été un maître en journalisme cinématographique. Ilétait connu pour être un homme humble et un bon compagnon de travail.

Revistazo.com se joint aux échantillons de chagrin des parents d’Orellana et des autres collègues qui ont été sauvagement assassinés.


source: http://socio13.wordpress.com/2010/04/22/honduras-la-serie-de-meurtres-de-journalistes-se-poursuit/


mercredi 21 avril 2010

SOIREE FESTIVE DE SOLIDARITE AVEC LA RESISTANCE HONDURIENNE

De 19 heures à minuit, la Maison de Quartier Fernand Texier à St Martin d'Hères, dans l'agglomération de Grenoble se remplissait pour accueillir un public mobilisé pour le Honduras en ce 20 mars, veille du 2ème tour des élections régionales et de nombreux militants et élus nous ont rejoints. Avec cette soirée relançant la tradition des peñas latino-américaines, mêlant information, militance, repas, spectacle, danse, le public n’a pas été déçu.

L’information tout d’abord, avec des panneaux et le documentaire d’ALBA TV sous-titré en français : "Semillas de libertad" , Graines de Liberté, sur le coup d’état du 28 juin, la mobilisation de la population et la résistance qui s’organise peu à peu. Un rappel qui n’était pas inutile car on aurait presque oublié qu’il y avait un coup d’état toujours en vigueur malgré des élections en novembre, à travers la montée de la répression, avec l’assassinat de syndicalistes, de journalistes, d’enseignants, de paysans, encore d’actualité. Place au spectacle ensuite avec les danseurs de tango et de milonga et à la musique andine et puis salsa pour tous avec le DJ Pavel Castillo.

Les bénéfices de cette soirée iront aux organisations de la résistance hondurienne.

Le Collectif Honduras de Grenoble doit rester mobilisé, pour relancer tous ceux qui se sont déjà manifesté et pour amplifier la solidarité

pour le Collectif Honduras de Grenoble.

MFAllamand


Lettre du COFADEH pour l’ONU

Le Comité des Disparus demande l’aide de l’ONU

Le Cofadeh sollicite la Haute Autorité des Nations Unies pour qu’elle nomme d’urgence une commission sur l’emploi de mercenaires au Honduras, il sollicite également la Commission sur les Exécutions Arbitraires et Sommaires, la Commission sur la Liberté de la Presse et d’Information et la Commission des Droits de l’Homme pour qu’elles enquêtent sur les plaintes réitérées de violations des droits de l’homme qui se déroulent au Honduras.

Dans la lettre, le Cofadeh explique aux Nations Unies son inquiétude profonde à propos des détentions illégales, des violations de domicile, des tortures psychologiques, des abus d’autorité et des autres violations des droits de l’homme, qui sont commises contre les citoyennes et citoyens honduriens par l’armée et la police au sein des installations paysaneas de la Vallée de l’Aguán, Département de Colón.

Voici la lettre en question :

Tegucigalpa, MDC., Le 13 avril 2010

Monsieur le Haut Commissaire des Nations Unies Genève, Suisse

Monsieur,

Je m’adresse à vous, pour exprimer certains de nos soucis à propos des détentions illégales, des violations de domicile, des tortures psychologiques, des abus d’autorité et autres violations aux droits de l’homme, qui sont commises contre les citoyennes et citoyens honduriens par l’armée et la police au sein des installations paysannes de la Vallée de l’Aguan, Département de Colón.

LES FAITS :

Le mardi 23 mars 2010 dans la ville de Tocoa, Colón, le gouvernement du Honduras a présenté au Mouvement Unifié des Paysans de l’Aguán (MUCA) la deuxième proposition des entrepreneurs au nom de l’État du Honduras pour négocier le conflit.

Le jeudi 01 avril 2010, le paysan Miguel Ángel Alonso Oliva 22 ans a été assassiné, un membre de la Coopérative Guanchías, placée sur la rive gauche du Río Aguán, par un tir de R-15.

Le 07 avril 2010, a été assassiné José Leonel Álvarez Guerra, 32 ans, membre de la Coopérative La Confianza, placée sur la rive droite du Río Aguán, sur les terres revendiquées par l’entrepreneur Miguel Facussé. Il a été tué de cinq balles qui ont été tirées depuis une moto en déplacement montée par deux individus.

Vendredi 09 avril 2010, après qu’une chaîne nationale ai diffusé à la demande du “Gouvernement de Réconciliation et d’Unité Nationale” une information menaçant de sanctions pénales pour la fabrication, la détention, le transport, l’usage, l’acceptation, l’acquisition ou la fourniture d’armes, d’explosifs ou le matériel de guerre ou de combat, en détaillant fusils AK-47, sous-mitrailleuses, pistolets et chimbas (arme de fabrication artisanale), sans commandement visible ont mobilisé plus de 2500 policiers et militaires vers la zone du Bas Aguán, où le MUCA discutait des propositions des entrepreneurs René Morales (nicaraguayen) ; Reynaldo Canales (salvadorien) et Miguel Facussé Barjum (palestinien).

Le samedi 10 avril les forces armées militaro-policières ont pris le contrôle de toute la zone, en amenant dans cette intention des véhicules blindés légers, des mortiers, des vedettes rapides, des commandos militaires et des véhicules spécialisés dans le combat tout terrain. Ils ont fermé tous les accès conduisant à la Coopérative La Confianza.

Le dimanche 11 avril la Coopérative Guadalupe Carney a été assiégée par l’armée et la police, coopérative qui avait déjà été en septembre 2008 le théâtre d’affrontements entre les paysans et les propriétaires terriens de la région, était présent le sous-commandant de police Henry Osorto, le même qui commande aujourd’hui l’opération autour de cette coopérative.

Le lundi 12 avril les forces d’occupation ont maintenu le contrôle de toutes les entrées et des sorties du département de Colón vers Olancho, Olanchito et San Pedro Sula, et un contrôle total de la Lagune de Guaymoreto, adjacente à la vallée. Aujourd’hui 13 avril, ils ont arrêté quatre jeunes étudiants qui allaient vers l’École Normale de Trujillo, chef-lieu du département, par la suite ils ont été relâchés.

Le 11 et 12 avril, les opérations de contrôle militaire - avec listes en main - ont contrôlés toutes les personnes qui passaient dans le département, ce qui indique l’existence d’une liste de profils individuels des leaders paysans de la région. De la même manière, ils ont pris note de la quantité de lits disponibles dans chaque centre hospitalier de la région, le 12 avril ils ont également ordonné aux petits commerçants qu’ils ferment leur commerce à 19h00. Tous ces ordres ont été mis suivis tandis que les séances de négociation du conflit se déroulent à l’Institut National Agraire et à la Maison Présidentielle, entre des agents du régime de Lobo Sosa et la direction du MUCA.

Le mardi 13 avril à l’aube ils sont rentrés et ont investit les maisons de la coopérative El Despertar, où ils ont arrêté Ulises Laínez et Vicente Padilla, relâchés après quatre heures de détention arbitraire. Durant cette opération les forces du gouvernement ont agressé physiquement et psychologiquement quatre mineurs de 2,4,6 et 10 ans. Ils ont également investit la communauté de Rio Claro, proche de la coopérative El Despertar, et sans aucun ordre ils ont investit trois domiciles dont ils ont intimidés les habitants.

Aujourd’hui un mardi 13, tandis que la Force Aérienne fait patrouiller des avions de combat F-15 dans le ciel de La Ceiba et de Tegucigalpa, monsieur Lobo Sosa était attendu à 15h00 par la direction paysanne de l’Aguán, ses conseillers et des leaders de la résistance nationale. Le pays est dans l’attente des résultats de cette négociation menée sous la menace des armes pointées sur les coopératives agraires en litige.

NOTRE DEMANDE :

Devant la gravité des faits décrits ci-dessus et pour éviter un bain de sang vu l’absolue inégalité entre les forces en présences dans la zone de l’Aguán, nous sollicitons qu’il soit demandé au gouvernement du Honduras :

- Que soit ordonnée une enquête indépendante, exhaustive et impartiale à propos des plaintes réitérées de violations des droits de l’homme, avec l’intention d’identifier les responsables, étant donné que l’une des personnes dénoncées comme directeur de l’opération de l’Aguán est un membre connu du Bataillon 3-16 [1], du nom de Billy Fernando Joya Améndola [2].

- Que soit nommé immédiatement un médiateur ou une commission avec des représentants du groupe de travail de l’ONU sur l’emploi de mercenaires, de la Commission sur les Exécutions Arbitraires et Sommaires, de la Commission sur la Liberté de la presse et de l’Information, et un représentant de la Haute Autorité des Droits de l’homme des Nations Unies.

Cette action comporte un caractère urgent, vue l’incapacité à se défendre dans laquelle se trouve le peuple hondurien par le manque de légitimité de l’État après la rupture du fil constitutionnel en juin 2009, et par le déficit conséquent d’application de la justice, pour que d’une forme générale l’on puisse garantir le respect des droits de l’homme et la liberté fondamentale sur tout le pays, conformément aux normes internationales ratifiées par le Honduras.

Respectueusement,

BERTHA OLIVE DE NATIVI Comité mixte


Source : Defensores en linea "Carta del Cofadeh al Alto Comisionado de las Naciones Unidas"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Le Bataillon 3-16 (ou 316) était un escadron de la mort, il était aussi connu sous le nom de Groupe des 14. Le chef d’état-major des armées hondurienne, Romeo Vásquez Velásquez, est fortement soupçonné d’avoir réactivé un escadron de la mort portant le nom de Bataillon 14+5.

Le nom du bataillon proviendrait du fait qu’il est formé de quatorze commandos militaires spécialisés en contre-insurrection, soigneusement choisis par Romeo Vásquez Velásquez, à qui ont été adjoints 5 commandos policiers provenant du Commando Spécial des Cobras. Pour la petite histoire Romeo Vásquez Velásquez, chef des armées au moment du putsch de juin dernier, a été nommé le 8 mars dernier gérant de l’entreprise Hondurienne de Télécommunications (Hondutel) par le président Porfirio Lobo Sosa.

Sur ces deux points voir "Le Bataillon 14+5 de Romeo Vásquez Velásquez" et "Honduras : entreprises, taxes et militaires" ainsi que les autres articles dans lesquels il est cité

[2] Billy Joya : Dans l’opération en cours il commande le 4° Bataillon (Cuarto Batallon) qui coordonne l’opération. C’est un ancien membre de l’escadron de la mort Bataillon 3-16, il était conseiller en sécurité du président de facto Roberto Micheletti après le Coup d’État de juin 2009.

Pour en savoir plus sur ce triste sire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Billy_Joya

La Résistance hondurienne dénonce une intervention des USA.


Pour la résistance hondurienne la présence d’Otto Reich [1] au Honduras au moment de l’assaut sur les coopératives paysannes de la vallée de l’Aguan n’est absolument pas due au hasard, mais répond à une planification de la réappropriation du pays par les yankees. En cela la vision de Bertha Cáceres recoupe incontestablement les mécanisme que Naomi Klein a mis à jour dans son essai "la doctrine du choc". Incroyable non ?!

Bertha Cáceres, membre du Conseil Civique des Organisations Populaires et Indigènes du Honduras (COPINH), a dénoncé la présence de l’ex-sous-secrétaire de l’État américain, Otto Reich, dans le pays.

Cáceres considère que la présence de Reich "réaffirme l’objectif du Coup d’État d’asseoir le projet de domination impérialiste" et que c’est "encore un pas des États-Unis pour se réinstaller dans la région".

Elle a ajouté que l’interventionnisme au Honduras a grandi "de manière effronté" depuis le putsch du 28 juin 2009. Cáceres a rappelé sur Réseau National de Radio Communautaire du Honduras qu’Otto Reich avait été réuni avec l’état-major des armées honduriennes la nuit avant le putsch.

De plus, elle a indiqué que Reich est au Honduras pour "se réunir avec l’extrême-droite et continuer ainsi la stratégie réactionnaire déployée".

Elle soutien que cette présence indique que la "répression va s’acentuer". Elle critique également l’inauguration de la nouvelle base militaire américaine à la Mosquitia [2].

La présence de Reich au Honduras correspond à une forte militarisation de la zone du Bas Aguán, où le Mouvement Unifié des Paysans de l’Aguán (MUCA) met en avant un processus de récupération des terres [3].

À ce sujet, Cáceres indique que "les étrangers ont constaté que la lutte des Honduriens est un ‘mauvais exemple’ pour d’autres peuples, d’autres communautés et pour le secteur paysan".

Otto Reich

Histoire de mieux situer le personnage, nous avons traduit sa fiche en provenance de wikipedia anglais, puisqu’il ne dispose pas de fiche en français... Malheureusement nous n’avons pas traduit les différents renvois de bas de page, il faudra vous référer à la fiche anglaise pour cela.

Otto Juan Reich (né le 16 octobre 1945), Américano-cubain, est un ancien fonctionnaire senior des administrations des Présidents Ronald Reagan, George H. W. Bush et George W. Bush. Parmi d’autres positions tenues, il a été l’Envoyé Spécial du président pour l’Hémisphère de L’Ouest, Assistant du Secrétaire d’Etat pour les Affaires d’Hémisphère de l’Ouest, Ambassadeur Américain au Venezuela et Assistant Administrator de l’Agence américaine pour le Développement international (USAID).

Reich a été nommé Assistant du Secrétaire d’Etat pour l’Hémisphère de L’Ouest en janvier 2002. En 2003, Bush l’a nommé alors Envoyé Spécial américain de l’Hémisphère de l’Ouest. Depuis le départ de la Maison Blanche en 2004, il a été à la tête de sa propre société de conseil internationale, Associated d’Otto Reich LLC, basé à Washington D.C. Reich a servi de conseiller de politique sur l’Amérique latine pour la campagne présidentielle de John McCain (ultra conservateur).

De 1967 à 1969, comme un officier parachutiste, il a exercé les fonctions d’officier des Affaires Civil dans l’armée américaine dans la Zone du Canal de Panama. On lui a décerné la Commendation Medal de l’armée américaine.

De 1981 à 1983, Reich a été administrateur assistant de l’Agence américaine pour le Développement international (USAID) responsable de l’assistance économique américaine en Amérique latine et aux Caraïbes. En 1991 et 1992, sur la demande du Président George H. W. Bush, Reich a servi comme Député Représentant américain à la Commission des Nations Unies sur les Droits de l’Homme à Genève.

De 1983 à 1986, Reich a établi et dirigé l’inter-agence de l’Office de Diplomatie Publique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. L’OPD a déclassifié des renseignements de la CIA et les a disséminés pour influencer l’opinion publique et inciter le Congrès à continuer à financer la campagne de l’administration Reagan contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua. L’OPD a été extrêmement controversée et critiquée par de nombreuses sources gouvernementales, incluant un rapport d’équipe fait par le House Foreign Affairs Committee, qui l’a caractérisé comme une opération de politique domestique et de propagande. En 1987, une enquête du Contrôleur Général a déterminé que l’OPD s’est livré aux "activités de propagande interdites, secrètes, au-delà des activités acceptables d’agence publique d’information". L’OPD a violé aussi “une restriction des appropriations annuelles du Département d’État interdisant l’utilisation des fonds fédéraux pour la publicité ou les buts de propagande non autorisés par le Congrès.”

De 1986 à 1989, Reich a servi d’Ambassadeur au Venezuela. Pour ce service il a reçu le Superior Honor Award du Département d’État, le Meritorious Service Award et l’Order of the Liberator de la république du Venezuela, le plus haut honneur conféré par cette nation. Pendant qu’il était en poste à Caracas, on a dit que Reich avait contribué à la libération d’Orlando Bosch, exilé cubain, de la prison où il purgait une peine de 10 ans pour l’explosion du vol 455 de la Cubana de Aviación le 6 octobre 1976 faisant route de la Barbade à la Havane. Les soixante-treize personnes à bord avient été tuées, incluant beaucoup de jeunes membres d’une équipe cubaine d’escrime.

Pendant les audiences du Sénat pour son travail pour l’administration Bush en 2002, on a demandé à Reich, "considérez-vous qu’Orlando Bosch est un terroriste ?", Reich a répondu : "je n’ai pas de connaissance suffisante des activités criminelles de M. Bosch pour juger de son statut légal."

De 1989 à 2001, Reich a travaillé comme conseiller d’entreprise pour des clients tels que Bell Atlantic, McDonnell Douglas Aircraft Co., AT&T, Bacardi, British American Tobacco, et Lockheed Martin, qui a cherché à vendre des avions de chasse F-16 au Chili. Il a aidé aussi à la conception de l’acte Barres-Burton qui a mis en place l’embargo cubain par extentension de l’application territoriale de l’embargo initial pour l’appliquer aux compagnies étrangères faisant du commerce avec Cuba.

Reich a tenu le poste d’Assistant du Secrétaire d’Etat pour les Affaires de l’Hémisphère de L’Ouest au moment de la tentative de putsch contre Hugo Chávez le 11 avril 2002. Le jour où Pedro Carmona a été installé comme président, Otto Reich a convoqué les ambassadeurs de l’Amérique latine et des Caraïbes à son bureau pour exprimer son soutien et celle de l’administration américaine pour le nouveau gouvernement. Ce moment a coïncidé avec le changement des USA se focalisant sur le terrorisme Islamique et moyen-oriental juste après le 9/11 ; pendant que selon certains critiques l’Amérique latine fut déléguée aux officiers de carrière.

Selon un rapport au New York Times, Reich a averti des aides du Congrès qu’il y avait plus en jeu au Venezuela que simplement le succès ou l’échec de Hugo Chávez. Il a accusé Chávez de fourrer son nez dans la compagnie pétrolière d’Etat, de fournir un refuge aux guérilleros colombiens et de tirer d’affaire Cuba avec des taux préférentiels sur le pétrole. Il a dit aussi que l’administration avait reçu des rapports que "les forces paramilitaires étrangères" - qu’ils sont soupçonné d’être constituées de Cubains - ont été impliquées dans la sagnalnte suppression de 14 manifestants anti-Chávez. M. Reich, qui a refusé d’être interviewé, n’a offert aucune preuve de ses accusations.

Les États-Unis, qui avaient admis le gouvernement de facto, n’ont pas condamné le putsch avant que Chávez n’ait été restitué au pouvoir par les militaires vénézuéliens.

En 2002, peu de temps après qu’il ait été nommé comme l’Envoyé Spécial, Reich a été aussi nommé pour servir dans l’équipe du très décrié Institut de l’Hémisphère de l’Ouest pour la Coopération de Sécurité, mieux connue sous le nom de l’École des Amériques.

Il a exercé aussi les fonctions de vice-président de l’entreprise Production Responsable Mondiale de Vêtements (WRAP), une organisation d’employeurs qui contrôle l’utilisation de sweat-shop et de maquilladoras et qui a été critiquée par les activistes anti-maquilladoras. De 1998 à 2001, Reich était le co-hôte de l’émission CNN International “Choc d’Opinions,” une version espagnole de l’émission de CNN "Feu croisé". Il apparaît régulièrement sur les média américains et latino-américains.

Pendant les élections Présidentielles américaines de 2008, Reich a servi de conseiller de politique étrangère à John McCain.


Sources :
Agencia Pulsar "La Resistencia hondureña denuncia intervención de EEUU"
Wikipedia english article sur Otto Reich
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Une fiche sur ce triste personnage est disponible à la suite de l’article de l’Agencia Pulsar

[2] Voir l’article "une seconde base militaire US sur le sol hondurien"

[3] Sur cette affaire voir les différents articles relatifs à l’Aguan

L’armée a lancé l’assaut contre une communauté sans défense.

Comme annoncé depuis une semaine, le déploiement des forces armées dans la région de l’Aguán n’était pas là pour faire joli. Hier matin à l’aube l’assaut a été donné contre une communauté paysanne et deux personnes ont été brièvement arrêtées.

Le gouvernement de Lobo cultive le double discours il annonce officiellement vouloir négocier avec les paysans du MUCA, et en même temps il lance l’armée contre eux tandis qu’une campagne médiatique les décris comme des guérilleros alors que ce ne sont que des paysans extrêmement pauvres.

Cette manière d’agir, agression armée, enlèvements et assassinats des leaders ou des personnes trop militantes relève de la même stratégie de terreur que celle qui était mise en oeuvre durant les dictatures de Pinocher au Chili ou de la Junte en Argentine. Le but est clair : les pauvres doivent mettre genou à terre et laisser le pays aux mains des plus puissants pour continuer à imposer un modèle néolibéral mortifère. Le but pour la classe dirigeante et les multinationales n’est pas le développement du pays et le bonheur de la population il est d’engranger un maximum de profits, ritournelle que le monde entier commence à bien connaître.

(photo : defensoresenlinea.com)

Ce mardi 13 avril des militaires et des policiers armés jusqu’aux dents ont fait irruption à l’aube dans la communauté El Despertar, ils sont entrés dans les maisons en défonçant les portes sans aucun mandat de perquisition ni d’arrêt ou d’ammener et ont sortis Ulises Laínez et Vicente Padilla, membres de la Coopérative El Despertar, en les traînant par les cheveux.

La Coopérative El Despertar, c’est l’une des 28 communautés affiliées au Mouvement Unifié des Paysans de l’Aguán (MUCA), qui sont réprimées par le régime de Porfirio Lobo qui a déployé dans la région une force militaro-policière inouïe, comme s’il partait en guerre.

“Je faisait la cuisine pour les petits qui vont à l’école, quand tout à coup un tas de policiers et de militaires est entré par la cuisine en demandant qui dormaient, je leur a dit qu’ils y avait seulement là mes enfants, ma belle-mère et mon beau-frère et je leur ai demandé qu’ils n’entrent pas parce que ma belle-mère est malade et quasi mourrante. Mais ils n’ont pas fait cas de ma demande et ils ont été directement où dormait mon beau-frère Ulises qu’ils ont saisi par les cheveux et ils l’ont emmené”, a dit la belle-soeur d’Ulises Laínez encore très nerveuse lors de son interview avec defensoresenlinea.com.

Cela est arrivé avant cinq heures du matin et la force militaro-policière séquestré ces deux personnes durant plus d’une heure puis les a laissés en liberté après leur avoir dit qu’ils étaient identifiés. Leur libération s’est produite après que le COFADEH ai dénoncé cette action sur Radio Globo et que le Vice-ministre de la Sécurité Roberto Romero Luna, n’ai pas su expliquer cette action illégale lors d’une interview sur la même radio.

Quatre enfant de 2 à 10 ans que les Forces Armées ont trouvé dans deux maisons ont été jetés à terre, les cris et les pleurs des petits n’ont pas ému les agents qui ont fouillé toute la maison de manière violente. L’une des femmes présente a été frappée à la tête et un militaire l’a fait sortir de chez elle à la pointe du fusil, comme s’il s’agissait d’une dangereuse délinquante.

“En plus de nous menacer, de nous traiter comme des chiens et d’avoir détruit les portes des maisons à coups de pied, ils nous ont volés deux portables et deux bicyclettes” indique une des victimes.

Après sa libération Ulises a raconté qu’il dormait profondément quand il a été tiré par les cheveux par des militaires, "ils m’ont saisi par les cheveux, m’ont balancé les chaussures et m’ont braqué, quand je leur ai demandé pourquoi ils me faisaient cela ils m’ont dit de ferme ma gueule. Après ils m’ont emmené dehors sans chaussures sans être habillé par qu’il ne m’ont pas laissé m’habiller".

Chercher la réconciliation avec une mitraillette pointée sur la tête

Bertha Oliva : On ne peut pas réconcilier le peuple hondurien avec une mitrailleuse pointée sur la tête. (photo : defensoresenlinea.com)

Bertha Oliva de Nativí, la Coordinatrice du Comité des Parents de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH) a critiqué la manière dont l’actuel régime aborde le problème de la terre dans l’Aguán.

“C’est une manière de chercher la réconciliation avec le peuple hondurien en pointant une mitraillette sur sa tête durant plus de 48 heures. Cela a semé la terreur parmi les paysans incapables de se défendre, cette action me rappelle seulement une opération similaire qui s’est déroulée à San Esteban Olancho en juin 1981, environ 15 jours après qu’ils aient fait disparaître Tomás Nativí”, a fait remarquer la défenseure des droits de l’homme.

“Et voyez l’ironie, l’escadron qui encadre actuellement l’opération est le même qui était escadron de la mort dans les années 80 et qui a fait disparaître beaucoup de gens, c’est une réédition du passé ce qui se déroule dans l’Aguán” a-t-elle dénoncé.

Elle a ajouté que cette opération était alors coordonnée par Billy Joya Améndola [1], tout comme l’opération actuelle. “Ils sont arrivés avec des hélicoptères et beaucoup d’armement, beaucoup de gens sont morts et d’autres disparues, nous les cherchons encore et l’État hondurien n’a toujours pas répondu à notre demande”.

A la fin de l’écriture de cet article, des centaines de militaires et de policiers sont encore dans la rue principale de la communauté El Despertar, les habitants craignent que d’autres actions répressives soient menées.


Source : Defensoures en linea "Fuerza militar-policial asalta viviendas y captura campesinos en el Aguán"
Traduction : Primitivi

Notes

[1] Billy Joya commande le 4° Bataillon (Cuarto Batallon) qui coordonne l’opération. Sur Joya voir aussi "Des assauts en cours le long de la rivière Aguán", "Le Bataillon 14+5 de Romeo Vásquez Velásquez" et http://fr.wikipedia.org/wiki/Billy_Joya