1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.

1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.
Le chemin de le Refondation n’est pas facile. Dérouter politiquement l’oligarchie par des moyens non violents nous impose une discipline de fer, nous impose d’assurer la démocratie interne du FNRP pour garder le soutien populaire et augmenter la base organisée, formée et mobilisée.

mardi 13 octobre 2009

Le 24 novembre 2009, à 19 heures, à l’Institut catholique de Paris.

Monsieur le cardinal André Vingt-Trois et Monsieur le recteur Pierre Cahné présideront la séance solennelle de la rentrée universitaire de l’ICP.

A cette occasion, les insignes de docteur Honoris Causa de l’Institut catholique de Paris seront remis à... Mgr le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa (Honduras).

Laudatio prononcé par Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, vice-président de la Conférence des évêques de France.

Les insignes de Docteur honoris Causa seront également remis à Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI. Laudatio prononcé par... Jean-Claude Trichet.

HONDURAS : le peuple ne s´endormira jamais.

Les quartiers de Tegucigalpa maintiennent la lutte en organisant chaque nuit des marches dans les secteurs populaires, avec pour première exigence la restitution dans ses fonctions du président, Manuel Zelaya. Les casserolles résonnent dans les rues pour protester contre le putsch de Mr. Micheletti et son équipe militaire au Honduras, il y a plus de trois mois.

Face aux lenteurs d´un dialogue mené sous l´égide de l’OEA, le peuple organisé en Front de Résistance, méne des actions de rue depuis les secteurs les plus pauvres de la ville, les citoyen(ne)s se rassemblent à chaque coin de rue et de maison en maison la marche enfle pour exiger la rapide restitution de "Mel" Zelaya avant tout, et en second lieu la tenue d´une assemblée constituante, tout en appelant à refuser des élections que les putschistes voudraient “organiser” en plein état de siége.

Reina Centeno, membre du Front de Résistance : “Les activités de rue et les marches nocturnes continueront tant qu’on ne restituera pas le président Zelaya dans ses fonctions présidentielles. Notre peuple lutte pour la Constituante, pour assumer de véritables changements, les changements qui garantissent une véritable participation du citoyen hondurien.”

Sandra Tercero, du secteur “Le Pedregal” au sud de Tegucigalpa, un des quinze quartiers visités par les équipes de journalistes internationaux, souligne : “ils ont expulsé Manuel Zelaya, non pas á cause de la quatrième urne (consultation citoyenne sur la possibilité d´une réforme constitutionnelle, NDT), non ! Ils l´ont expulsé á cause de ses propositions d’augmenter le salaire minimum de 3.200 lempiras (monnaie locale) à 5500 lempiras, équivalent de quelques 300$, ce qui affecte directement le secteur patronal. "C’est ce qui a préoccupé les putschistes : la possibilité d´améliorations sociales pour les secteurs les plus pauvres : soutiens économiques aux femmes, aux personnes du troisième âge, allocations scolaires, allocations aux mères célibataires, démocratisation des droits d´inscription, aides dans le secteur santé, dans le secteur agricole oú on a noté des changements importants, mesures de protection de forêts menacées dans la région, tous ces projets sociaux marquent une amélioration quotidienne des conditions de vie des citoyen(ne)s hondurien(ne)s.”

“Par conséquent, le peuple restera présent dans la rue jusqu’à la victoire, refusant des élections qui ne résoudront pas la crise politique. Ceci est un coup d’état de Micheletti, une dictature répressive et militaire, Le peuple ne va pas voter », souligne Tercero.

Entretemps, Ramón Espinoza du Bloc populaire en Résistance, du secteur CentroAmérica Ouest, a souligné, que les jeunes continueront à se manifester dans les rues avec fermeté à mesure que se rapproche la fin du gouvernement putschiste. “Nous ne pouvons plus tolérer la dictature, ce gouvernement répresseur et qui viole les droits de l´homme, et le droit fondamental de vivre, des jeunes de notre secteur ont été assassinés aux mains des putschistes.”

Wendys Olivio /Correo de l’Orinoco Tegucigalpa : 09-10-09 Traduction : Collectif "La révolution vit" Tegucigalpa : 09-10-09



Edité par T 34 - 11 Oct 2009 à 17:43

Cecile LAMARQUE

L’attitude complice de la Belgique et de l’Union Européenne à l’égard de la dictature au Honduras

Cecile LAMARQUE
dessin : Martirena fr.toonpool.com
Le 14 septembre dernier, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, par la voix de son président, le Belge Alex Van Meeuwen, et sous la vindicte des pays réunis en son sein, a décidé d’interdire l’accès à la séance de travail à l’ambassadeur du Honduras Delmer Urbizola. En effet, ce diplomate fait allégeance à la dictature de Roberto Micheletti, unanimement condamnée par l’ensemble de la communauté internationale.

Tandis qu’à l’ONU le représentant belge sanctionne avec fermeté le régime putschiste, la Belgique refuse toujours d’expulser de son territoire l’ambassadeur hondurien Ramón Custodio, acquis au régime putschiste et toujours en poste à Bruxelles. Pourtant, Yves Leterme, Ministre belge des Affaires Étrangères, a reçu dès juillet 2009 un courrier de son homologue du Honduras, Patricia Rodas, restée fidèle au gouvernement constitutionnel de Manuel Zelaya, signifiant la destitution de l’ambassadeur du fait de son appartenance à la bande putschiste |1|. Alors qu’il est clairement énoncé que cette personne ne représente plus le gouvernement de droit du Honduras, aucune disposition n’a été prise par le gouvernement belge.

Le 23 septembre, les députés Juliette Boulet (Ecolo), Wouter De Vriendt (Groen !) et Benoit Hellin (Ecolo) ont alors adressé une lettre au Ministre des Affaires étrangères concernant la situation politique au Honduras et la position pour le moins ambiguë de la Belgique, qui d’un côté condamne le coup d’État, et de l’autre tolère la présence sur son territoire d’un représentant du gouvernement putschiste |2|.

Relayée par une question orale le 29 septembre lors d’une séance de la Commission des Affaires étrangères, le secrétaire d’État Olivier Chastel, au nom du Ministre Yves Leterme, répondra à la missive urgente que « le département des Affaires étrangères n’a pas reçu de notification officielle par la voie diplomatique à propos de la destitution de M. Ramón Custodio Espinoza et, début septembre, une copie officieuse de la lettre de Mme Patricia Rodas Barca, que vous mentionnez dans votre question, a été envoyée indirectement au ministre des Affaires étrangères. Cette lettre datait du 7 juillet 2009 et il apparaît impossible pour le ministre des Affaires étrangères de prendre une mesure radicale, comme l’expulsion d’un ambassadeur accrédité, en se basant sur une copie d’une lettre officieuse » |3|. Persister à abriter l’ambassadeur putschiste au motif que la lettre est officieuse, alors qu’elle porte le sceau officiel du gouvernement de Manuel Zelaya, reconnu comme étant le seul gouvernement légal du Honduras, et la signature de sa Ministre des Affaires Étrangères, est tout simplement irrecevable et témoigne du soutien pernicieux de la Belgique à l’égard de la dictature.

Pour rappel, le dimanche 28 juin 2009, le président Manuel Zelaya, élu démocratiquement le 27 novembre 2005, a été séquestré par l’armée du Honduras et expulsé de force vers le Costa-Rica. Des secteurs réactionnaires de la société (l’oligarchie, l’armée, l’Église, le pouvoir judiciaire et les médias dominants) se sont installés au pouvoir pour tenter de faire avorter le processus de réformes sociales. Depuis maintenant plus de trois mois, la dictature tente d’anéantir la résistance populaire qui ne fléchit pas. La police et les militaires au service des putschistes répriment, emprisonnent, torturent et assassinent les manifestants, censurent et détruisent les installations des rares médias indépendants. Le 22 septembre, 36 ans après les stades du Chili sous Pinochet, plusieurs centaines de personnes sont enfermées dans le stade Chochy Sosa à Tegucigalpa. Malgré la répression, le Front national de Résistance contre le Coup d’État et les forces populaires poursuivent tous les jours avec détermination les mobilisations pacifiques pour exiger le retour du président Zelaya, le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la poursuite des légitimes réformes sociales et politiques entamées. Manuel Zelaya, qui a réussi à regagner le Honduras le 21 septembre, se trouve depuis lors en exil dans son propre pays, au sein de l’ambassade du Brésil assiégée.

Depuis le jour du Coup d’État, les principaux médias internationaux n’auront eu de cesse de dénigrer et criminaliser Manuel Zelaya, prenant le parti des putschistes, et l’associant pour nombre d’entre eux au président vénézuelien Hugo Chavez, présenté comme un dirigeant populiste autoritaire. La Libre Belgique ne déroge pas à cet alignement international de l’information. Le 23 septembre, le quotidien belge titre « Zelaya relance la crise » |4|. Doit-on en conclure que « la crise » était une affaire classée !? La répression n’a jamais cessé à l’égard de la population hondurienne qui s’oppose à l’installation d’une dictature criminelle. Celle-ci n’a guère ému les médias, trop occupés à colporter des informations fallacieuses.

L’article publié dans La Libre Belgique déclare que le président Zelaya « avait décidé (...) d’organiser un référendum pour modifier la Constitution de 1986 |5| afin (...) d’autoriser le chef d’État à se présenter à plusieurs mandats ». Faux ! Le jour du coup d’État, Manuel Zelaya avait organisé une consultation à caractère non contraignant demandant aux Honduriens s’ils désiraient, ou non, la convocation d’une Assemblée nationale constituante, après les élections prévues le 29 novembre 2009 |6|. Si cette consultation avait recueilli une majorité de "oui", le président aurait soumis un décret à l’approbation du Congrès pour que, le 29 novembre, les Honduriens se prononcent formellement sur la convocation d’une Constituante, dans une "quatrième urne" (les trois premières étant réservées respectivement à l’élection du président, des députés et des maires). Ce processus aurait représenté une réelle avancée démocratique au Honduras.

Contrairement à ce qu’avancent les principaux médias, Manuel Zelaya ne cherchait pas, via cette consultation populaire, à reconduire son mandat présidentiel lors des prochaines élections puisque celles-ci se tiendront dans le cadre de l’actuelle Constitution qui prévoit des mandats présidentiels de quatre ans non renouvelables. Zelaya ne pouvait donc pas être candidat à sa propre succession.

Ce ’pêché’ lui a valu, selon La Libre Belgique, « sa destitution par le Parlement pour violations répétées de la Constitution ». Or, quiconque se penche sur la Constitution hondurienne pourra constater que le Parlement hondurien n’a pas les facultés pour démettre le président, pas plus que Roberto Micheletti, alors Président du Congrès, ne pouvait prétendre à la présidence |7|, tandis qu’il n’est pas prévu non plus par la Constitution qu’un Président ou un citoyen hondurien soit expulsé manu militari mais bien que « l’accusé » soit présenté devant la juridiction compétente. En outre, le « criminel » supposé Manuel Zelaya n’a commis aucune violation de la Constitution, la consultation se tenant dans un cadre parfaitement légal |8|.

Passons outre les erreurs, approximations et autres inepties proférées par les grands médias à l’endroit de Manuel Zelaya et d’autres présidents progressistes d’Amérique latine, objet de trop nombreuses calomnies. L’urgence est au retour d’un État de droit au Honduras.

Alors qu’une mission de l’Organisation des Etats Américains (OEA) se trouve actuellement au Honduras afin de négocier une « sortie de crise » sur base des Accords de San José, il est fondamental, comme le demandent les députés dans le courrier adressé au Ministère des Affaires Étrangères belge, que la Belgique et les autres pays membres de l’Union Européenne se positionnent fermement en faveur de « la non-reconnaissance des élections qui pourraient se dérouler en novembre, dans le cas du non rétablissement sans conditions du Président démocratiquement élu, M. Zelaya ».

Les négociations des Accords de San José, menées sous l’égide du président costaricain Oscar Arias, n’avaient jusqu’alors pas abouti face à l’intransigeance des putschistes, et en dépit des dispositions pourtant entièrement favorables à ces derniers, à savoir : le retour du président Zelaya mais avec des pouvoirs réduits et partagés avec les putschistes dans le cadre d’un gouvernement de "réconciliation et d’union nationale" en attendant les prochaines élections présidentielles de novembre 2009 ; une amnistie générale pour les délits politiques en relation avec le coup d’État ; l’interdiction de toute consultation populaire appelant à une Assemblée constituante.

Ces conditions inacceptables ne résoudront en aucune façon la situation tragique issue du Coup d’État, et ne sauraient constituer un point de départ des négociations. Les seules conditions acceptables sont le retour sans conditions du président Manuel Zelaya ; des poursuites judiciaires contre les auteurs matériels et intellectuels du Coup d’État et des violations continues des droits humains et des libertés fondamentales ; la poursuite du processus d’Assemblée nationale Constituante, qui est une exigence non négociable pour le Front Nationale de résistance contre le Coup d’État.

Comment peut-on prétendre plaider pour le retour à l’ordre constitutionnel et pour une « sortie de crise » en faisant fi des puissantes revendications populaires, et en laissant siéger au gouvernement et à la tête des plus importantes entreprises du pays ceux-là même qui tuent, torturent et privent de liberté la population hondurienne depuis plus de trois mois !? Nos chefs d’États et représentants ne sont-ils pas conscients de l’inconsistance de leurs réactions et prises de positions face à l’urgence de la situation au Honduras, qui exige que soient écartés au plus vite du pouvoir ces barbares réactionnaires ?

Le 22 septembre, Manuel Zelaya réitérait à l’antenne de Radio Habana Cuba sa demande formulée à Washington de « prendre des mesures concernant le commerce, parce que le Honduras dépend des activités commerciales » avec les États-Unis et « cela mettrait fin au coup d’État en moins de deux minutes » |9|. Si le maintien de la dictature incombe en grande partie aux États-Unis, l’Union Européenne ne peut être exempte de critiques : outre son silence complice, sa responsabilité est en effet clairement engagée du fait qu’elle n’a pas coupé les facilités commerciales au gouvernement dictatorial, celles-ci étant pourtant conditionnées « au respect des principes démocratiques et des droits humains ».

On peut sérieusement douter des « vraies-fausses » pressions exercées par l’Union Européenne et ses pays membres à l’égard de la dictature au Honduras. Exigeons une attitude claire et ferme de l’Union européenne !

Cécile Lamarque http://www.cadtm.org/L-attitude-complice-de-la-Belgique

notes articles :

|1| La lettre de Patricia Rodas est disponible à cette adresse : http://www.benoithellings.be/index.php?id=151

|2| Lire ici le courrier des députés : http://www.benoithellings.be/index.php?id=151

|3| Voir l’intervention complète : http://www.lachambre.be/doc/CCRI/html/52/ic642x.html

|4| « Zelaya relance la crise », MFC, La Libre Belgique, p.15, 23 septembre 2009.

|5| La Constitution date non pas de 1986 mais de 1982.

|6| La question était : « Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales de 2009, une 4e urne soit installée pour permettre au peuple de se prononcer sur la convocation d’une assemblée nationale constituante ? OUI ou NON ».

|7| Conformément à l’article 242 de la Constitution, si le président renonce à ses fonctions, ou en son absence, sa succession revient au Vice-Président - à savoir Don Arístides Mejia, actuellemnt en exil et qui n’était pas présent ni convié quand les putschistes se sont répartis le pouvoir le 28 juin... En l’absence du Vice-Président, le Président du Congrès doit excercer simultanément à ses propres fonctions celles du Pouvoir Exécutif, toujours en sa qualité de Président du Congrès.

|8| Concernant les aspects légaux et les charges retenues contre le président Manuel Zelaya, entre autres articles et rapports traitant du sujet, se reporter par exemple au Rapport Final de la Mission Internationale d’Observation des droits humains au Honduras, Informe final : Gobierno de facto viola DDHH, http://alainet.org/active/32385&lang=es

|9| http://www.lefigaro.fr/internationa...

jeudi 8 octobre 2009

Position du Front contre le Coup d’Etat à propos du Dialogue et de l’Accord de San José


Lundi 05 Octobre 2009 19:26

La dictature militaro-civile de l’oligarchie hondurienne et ses alliés de l’extrême droite internationale, affaiblie par les actions de rue permanentes du Front de Résistance Contre le Coup d’Etat, et pressionnée par les instances internationales, comme l’OEA, l’ONU, le Groupe de Río, entre autres, se s’est trouvée obligée d’accepter un processus de "dialogue" avec le Président Manuel Zelaya Rosales, sous les auspices d‘une Commission de ministres des affaires étrangères de l’OEA. A travers ce dialogue, l’OEA cherche la signature de l’ « Accord de San José » qui implique comme point de départ la restitution du Président Zelaya, mais qui lui impose des conditions, comme de renoncer à convoquer une Assemblée Constituante.


Le Front de Résistance contre le Coup d’Etat, précise sa position quant au dialogue:

  1. Nous pensons que le dialogue est un moyen adéquat pour résoudre les différences, mais que cela n’est pas possible sous la répression que mène la dictature militaro-civile depuis le 28 juin, violant les libertés et les droits fondamentaux. Ces mesures violentes ne sont pas propices à un dialogue réel.

    Nous partageons les conditions posées par le Président Zelaya pour que ce dialogue soit possible:

La suspension du décret PCM-M-016-2009 qui suspend les droits constitutionnels fondamentaux.

Que soit mis fin à l’isolement et à la persécution dont est objet le Président Manuel Zelaya, et que le périmètre de l’ambassade du Brésil soit démilitarisé.

Le respect de la liberté d’expression, rétablissant immédiatement le fonctionnement de Radio Globo, de Canal 36 et des autres médias qui ont été fermés et censurés, ainsi que l’arrêt des persécutions contre les journalistes indépendants et contre les réseaux de communication alternatifs.

De plus, nous exigeons la liberté immédiate des Prisonniers Politiques détenus par la dictature.

  1. Nous demandons que le dialogue ait comme résultats:
    • L’abandon du pouvoir par la dictature militaro-civile.
    • La Restitution du Président Manuel Zelaya à son poste, sans conditions, de forme immédiate et sure
    • La définition de mécanismes de convocation d’une Assemblée Constituante démocratique, inclusive et participative.
  2. Nous appelons tous les Mouvements de résistance Locaux, Municipaux, Départementaux et Régionaux à continuer leur lutte pour ces revendications à travers des manifestations et activités dans tout le pays.


A 100 JOURS DE RESISTANCE, PERSONNE NE SE REND!


mercredi 7 octobre 2009

INVITATION REUNION PUBLIQUE

"Refus du Coup d'Etat au Honduras-Solidarité avec le Peuple en Résistence". Vendredi 9 octobre, 18H30-21H, salle Petrarque (Hôtel de Varennes-2, place Pétrarque), Montpellier, France

lundi 5 octobre 2009

INVITATION REUNION PUBLIQUE




"Refus du Coup d'Etat au Honduras-Solidarité avec le peuple en Résistance".

Vendredi 9 octobre, 18H30-21H

salle Pétrarque

(Hôtel de Varennes-2, place Pétrarque)

Montpellier, France


jeudi 1 octobre 2009

RAPPORT # 24


Le Front de Résistance Contra le Coup d'Etat informe le peuple hondurien et la communauté internationale.

1. En respect de l'article 3 de la Constitution de la République du Honduras, nous condamnons, rejetons et ignorons le décret exécutif PCM-M-016-2009, divulgué le lundi 27 septembre 2009 par le régime de facto, par lequel il supprime pour une durée de 45 jours les libertés constitutionnelles de la population hondurienne en résistance. Ceci est une preuve de plus des violations des droits de l'homme perpétrés par la dictature de Roberto Micheletti, soutenue par l'armée et la police nationale, et financée par la droite affairiste.

2. Nous condamnons énergiquement l'attaque lâche par l'armée des installations de la télévision Cholusat-Sur Canal 36 et de Radio Globo, média indépendants qui accompagnaient la lutte populaire contre le coup d'état, qui divulguaient au niveau national et international tous les événements de cette période obscure de notre histoire. Nous leur exprimons notre solidarité et soutien à travers toutes les formes possibles en nos moyens.

3. Nous exhortons le digne Peuple hondurien en résistance à ne pas se laisser terroriser par les actions illégales du régime putschiste, qui tente par tous les moyens de paralyser la lutte populaire, de consolider son pouvoir par le dénigrement, l'exploitation et l'humiliation.

4. Nous renouvelons notre engagement dans la lutte populaire jusqu'à obtenir la refondation du Honduras, libre des oligarchies qui ont historiquement opprimé notre peuple.

Tegucigalpa, le 28 Septembre 2009



jeudi 24 septembre 2009

Front de Resistence Contre le Coup d'Etat


Le Front de Résistance Contre le Coup d'État a organisé des manifestations pacifiques dans presque tous les quartiers de la capitale pour exiger le retour à l'ordre constitutionnel et la convocation de l'Assemblée Nationale Constituante. La police et l'armée sillonnent frénétiquement toute la ville pour essayer de contrôler ces manifestations. Les éléments policiers et militaires font violemment irruption dans les quartiers résidentiels et attaquent les manifestants en tirant à balles réelles et en lançant des bombes lacrymogènes.

Les forces de répression ne s'en tiennent pas à déloger les manifestants, ils pénètrent illégalement dans les maisons à la recherche particulièrement de jeunes. Las personnes arrêtées sont battues brutalement à la matraque, au bâton et reçoivent des coups de poins. Le résultat de cette violente persécution nocturne sont des dizaines de blessés, des centaines d'arrestations et plusieurs morts par balle. Malgré la répression, la résistance continue et s'organise dans les quartiers résidentiels.


Le Front Contre le Coup d'État répudie la violente répression menée par l'armée et la police, et condamne les assassinats effectués par le régime putschiste.

mardi 22 septembre 2009

FRONT DE RESISTENCE CONTRE LE COUP D'ETAT

Nous dénonçons auprès de la communauté nationale et internationale les faits suivants: aujour'hui au petit matin, un fort contingent policier et militaire a attaqué violemment la manifestation pacifique qui avait lieux autour de l'ambassade du Brésil au Honduras, pour saluer le retour du Président légitime Manuel Zelaya Rosales.
Les hommes armés ont fait usage d'armes à feu, de bombes lacrymogènes, de gas moutarde et de bales caoutchouc, contre les personnes qui se trouvait là, dont certaines endormies. Il y a des blessés par balle en état grave, transportés à l'hopital CHU. On ignore le nombre de personnes arrêtées.
Nous condamnons ces faits barbares sous prétexte de l'état de siège qui viole les droits humains fondamentaux. Nous appelons les organisations de défense des droits de l'homme et les peuples et gouvernements du monde à rejeter ces actions brutales du régime de facto installé par l'oligarchie hondurienne.
Nous demandons au peuple hondurien d'être à l'écoute des nouvelles instructions qui émanent de la résistance.

Morazán est dans la rue!

mercredi 16 septembre 2009

15 septembre le jour de l'Indépendance de l'Amérique Centrale

Au peuple hondurien et à tous les peuples du monde.

Notre patrie est en insurrection non violente contre le régime usurpateur qui a tient par les armes les institutions de l’état depuis le 28 juin dernier.

Pour cette raison, le jour de l’indépendance de l’Amérique centrale ne doit pas être célébré, encore moins au service de cette infâme dictature qui opprime son peuple.

Aujourd’hui, nous souffrons la même oppression que celle de l’empire espagnol qui pendant 300 ans a imposé la croix et l’épée aux peuples héroïques qui ont survécu à la barbarie.

Le peuple du Honduras s’est levé dans sa lutte. Aujourd’hui, nous célébrons 80 jours d’une résistance infatigable à travers tout le pays, de lutte pour la restauration de la démocratie, pour le retour du Président Constitutionnel Manuel Zelaya Rosales et pour la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante.

A travers du Front de Résistance contre le Coup d’Etat, le peuple hondurien exerce son droit à la désobéissance civile à un régime despotique militaire, comme l’autorise l’Article 3 de la Constitution.

La résistance au coup d’état militaire continue de croître sans qu’on puisse l’arrêter, malgré les assassinats, les tortures, les emprisonnent illégaux et les innombrables harcèlements imposés quotidiennement par la dictature.

Nous proclamons que notre lutte commence avec la restitution du Président Zelaya Rosales, suivie par la convocation d’une Assemblée Constituante démocratique, participative et populaire, qui puisse rédiger une nouvelle Constitution pour assoir les bases de notre réelle indépendance économique et sociale, garantissant que l’oligarchie ainsi que les dirigeants politiques et militaires ne puisse plus jamais rompre l’ordre constitutionnel.

Le peuple hondurien en résistance contre la violence des usurpateurs proclame une fois encore, que le processus électoral militarisé en cours ne peut être reconnu-il a pour objectif de légaliser la barbarie du 28 juin passé-, et appelle la Nation à continuer à rejeter activement cette farce du Tribunal Suprême Electoral.

En ce jour, nous exprimons notre profonde reconnaissance à tous les peuples du Monde, à leur démonstration de solidarité avec notre cause. A mesure que notre lutte avance, les usurpateurs s’enfoncent, sous la pression de l’humanité; le triomphe est proche.

Front de Résistance contre le Coup d’Etat

15 septembre 2009