


28 juin 2010 Un an après le coup d'Etat...

Ce 28 juin le peuple hondurien sort protester dans tout le pays contre le coup d`État perpétré il y a un an par une clique d’oligarques, parrainé par Washington. Sous l’hospice d’un gouvernement fantoche mis en place en juillet 2009 - suivi par les élections présidentielles manipulées de janvier 2010 - des paramilitaires ont assassiné à ce jour des dizaines de membres de la Résistance, des syndicalistes, des enseignants, des journalistes. Protégeant ses intérêts économiques, l’Union Européenne n’y voit que du feu.
Manola Romalo: Monsieur le Président, cela fait un an aujourd’hui qu’une clique d`entrepreneurs envoyèrent des militaires vous kidnapper dans votre maison sous le feu des balles. Que signifie cet acte pour l’avenir du Honduras ?
Manuel Zelaya: En ce moment, ils ont plus de problèmes qu’auparavant : ils ont fait prendre conscience, non seulement au peuple hondurien mais aussi aux peuples d’Amérique Latine, de la menace que représente l’ambition économique pour les démocraties. Avec cette attaque, ils ont réussi à accélérer les processus de transformation à travers lesquels sont nées de nouvelles forces d’opposition.
L’influence des grandes multinationales s’étend à la politique étrangère des Etats Unis, preuve que l`administration d’Obama - de même que celle de son prédécesseur - est tombée dans l’effrayante erreur d’appuyer le terrorisme d’État. Ils ont recommencé à faire des coups d’État, méthode pratiquée déjà dans le passé par une extrême droite acharnée à semer la barbarie à travers le monde.
Manola Romalo: Quoique les putschistes, parrainés par Washington, essayèrent de maquiller en démocratie les élections présidentielles de novembre 2009, une grande partie de la communauté internationale n’a pas reconnu la légitimité du gouvernement en place. Quelles transformations démocratiques veut le peuple hondurien?
Manuel Zelaya: J`ai présenté un plan de réconciliation en 6 points qui passent par le respect des Droits Humains et la fin de l’impunité. C`est le chemin correct pour annuler le putsch et retourner à l’Etat de droit.
Avec leur position inflexible et extrémiste de laisser impuni ce putsch au Honduras, les États-Unis et leurs alliés créoles n`appuient pas ce plan et n’aident en rien la réconciliation du peuple hondurien.
Contrairement à ce que nous avons espéré, avec ses déclarations, le Département d’État ignore le crime qu’il condamna antérieurement et nomme « crise politique» des faits qu’il occulte : l`immunité et les privilèges des putschistes.
Manola Romalo: Le Ministère allemand des Affaires Extérieures informe sur son site Internet , qu’ « après le coup d`État », le gouvernement allemand ne reprendra pas de nouveaux projets d’aide pour le Honduras, mettant également court aux « consultances gouvernementales ». Quelle est la situation économique du pays?
Manuel Zelaya : Les chiffres sont plus éloquents que les mots. En trois ans nous avions réalisé les meilleurs indices de croissance de l’histoire du Honduras : 6,5 et 6, 7 %. Pour la première fois en trente ans, la pauvreté avait été réduite à plus de 10 %.
Par contre, depuis le coup d`État, le pays est entré dans une récession économique, le nombre de pauvres a augmenté, les investissements de l’Etat et ceux des particuliers ont été réduits de façon significative. Les dommages causés par le coup d`État dans le processus de développement économique du pays vont durer au moins dix ans avant d’être réparés.
Manola Romalo : Ce 28 juin, il y aura de grandes manifestations dans tout le pays, le peuple va débattre les principaux articles de la Déclaration Souveraine. La Résistance veut « refondre le Honduras ». Quelles sont les étapes nécessaires ?
Manuel Zelaya: Nous devons vaincre le coup d`État, l`impunité et la terreur. L`Assemblée National Constituante, avec la participation de tous les secteurs, est l’instrument légitime pour reconstruire la démocratie, l’ordre constitutionnel et l’Etat de droit.
L’organisation, la conscience et la mobilisation sont nécessaires pour renforcer le Front National de Résistance Populaire (FNRP) qui est la force sociale et politique de la Résistance contre le coup d’État. Nous avons la responsabilité de la reconstruction, le peuple doit reprendre les affaires en cours pour transformer le pays.
Manola Romalo: Monsieur le Président, dans le contexte politique du Honduras, le peuple réclame énergiquement votre retour. Quels sont vos projets ?
Manuel Zelaya: Le futur n`est pas très loin. Toutefois je fais des projets pour le présent: je veux réussir à vaincre les espaces d`impunité avec lesquels les putschistes prétendent couvrir les crimes contre la démocratie et contre l`humanité.
Mon retour devra être immédiat, il n´existe aucun prétexte ni justification qui expliquerait l`absence absolue de garanties pour mon retour. Il n’est pas possible que quelqu’un prétende voir les victimes soumises à la justice de leurs bourreaux.
Mon retour est lié à la reprise de l’Etat de droit au Honduras. Le propre président Porfirio Lobo affirme être menacé, ajoutant en même temps qu’il garantit ma sécurité.
Évidemment, ils utilisent les Honduriens comme des cobayes, les putschistes font de ce pays un laboratoire de violence. Ils recourent aux castes militaires pour réprimer le peuple et créer le chaos afin de maintenir le contrôle sur la société. Peu leur importent les conséquences du processus d`intégration régionale et la confrontation, doublement éprouvés, avec les organismes multilatéraux.
Les preuves sont sous nos yeux : ils ont créé un nouveau régime de terreur et de persécution. Et les Etats Unis ont beaucoup perdu de leur prestige en Amérique Latine.
USS - COMMUNIQUE DE PRESSE N°28
Berne, le 25 juin 2010
À travers une pétition lancée par l’Union syndicale suisse (USS) et l’organisation de solidarité le SOLIFONDS, 32 organisations demandent au Conseil fédéral de s’engager pour les droits humains au Honduras. Depuis le putsch d’il y a une année, des membres de l’opposition et des journalistes sont régulièrement victimes de mesures d’intimidation et d’assassinats sciemment commis.
Le 28 juin 2009, le président démocratiquement élu Manuel Zelaya du Honduras a été renversé par l’armée et expulsé du pays. Les nombreuses protestations émises par la population contre ce putsch ont été violemment réprimées, des centaines de manifestant(e)s furent emprisonnés et brutalisés, et nombre d’entre eux tués. Les élections organisées en novembre 2009 par les put-schistes se sont déroulées dans un climat de répression politique et en l’absence d’une vraie liberté d’opinion ; elles furent d’ailleurs largement boycottées. La majorité de la population ne reconnaît pas le gouvernement de Porfirio Lobo Sosa issu de ces « élections » comme son représentant légitime.
Depuis l’entrée en fonction de Lobo, en janvier 2010, les violations des droits humains se sont poursuivies : des dirigeant(e)s de syndicats, mais aussi des journalistes, sont les victimes de mesures d’intimidation et de pression. Sur les seuls trois mois de février, mars et avril 2010, sept journalistes, quatre syndicalistes et plusieurs membres de l’organisation paysanne MUCA ont été assassinés. Mais pour aucun de ces cas une enquête sérieuse n’a été menée à ce jour et il a été encore moins question d’établir l’identité des responsables et de les traduire en justice.
C’est pourquoi 32 organisations – dont les syndicats Unia, ssp et comedia, la communauté de travail des grandes œuvres d’entraide « Alliance Sud » et le Parti socialiste suisse, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales et de solidarité – s’adressent au Conseil fédéral au moyen d’une pétition lancée par l’USS et le SOLIFONDS. Elles demandent qu’il s’engage pour que les violations des droits humains commises depuis le putsch militaire fassent l’objet d’une enquête indépendante et exhaustive et que les coupables aient à rendre des comptes.
La Suisse doit aussi s’engager pour que la liberté d’expression soit garantie au Honduras et que les protestations de la population ne soient plus criminalisées. L’armée doit retourner dans ses casernes. En outre, ces organisations demandent que la Suisse ne poursuive ses activités de coopération au développement dans ce pays que là où elles servent directement à la population et renforcent les droits humains.
Une intervention de la Suisse, État dépositaire de la convention de l’ONU relative aux droits humains, est, précisément en ce moment, urgente : on doit en effet craindre qu’à l’approche du 28 juin, date anniversaire du putsch, la répression ne s’accentue à l’encontre de la population qui s’engage pour une démocratisation du pays via une assemblée constitutionnelle.
Yvonne Zimmermann, coordinatrice du Solifonds (044 272 60 37 ou 078 866 27 06) et Peter Lauener, responsable de la communication et porte-parole de l’USS (031 377 01 06 ou 079 650 12 34) se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.

Le FNRP recherche la vérité, la justice et les réparations pour les victimes des violations des droits de l'homme faites par les régimes de facto imposés par la force du coup d'état militaire du 28 juin 2009.
Le FNRP considère que le décret du régime actuel qui crée
Ce décret de CVR établit comme objectif de « clarifier les événements ayant eu lieux avant et après le 28 juin 2009 dans le but d’identifier les actes qui ont mené à la crise et de donner au peuple hondurien des éléments pour éviter que cela ne se reproduise dans le futur ». Le but réel est de justifier le coup d’état, de légitimer l’impunité sous couvert d’une « réconciliation » recherchée désespérément par le régime actuel dans le but d’obtenir la reconnaissance internationale et l’ouverture des organismes financeurs.
La CVR est la stratégie de ceux qui ont promu et réalisé le coup d’état pour obtenir l’oubli et le pardon pour les criminels. Ceci n’est pas une exagération de notre part ; en février dernier, le Centre pour la Justice et
Même si elle avait été créée par un état de droit, la CVR ne bénéficierait pas de la légitimité attendue. Les victimes en sont exclues, de même que d’autres secteurs de la société hondurienne; elle est créée par un décret présidentiel qui n’inclut pas les autres pouvoirs de l’état, et qui ne peut garantir l’application de la justice puisque « dans certains cas les institutions de l’état ont soutenu activement le coup d’état », précise le CEJIL.
Le CEJIL remarque qu’après le coup d’état, le parquet général et le tribunal suprême de justice ont rejeté les dénonciations d’assassinat, de tortures, d’abus sexuels et d’arrestations arbitraires « sans même diligenter un enquête ». Cette attitude persiste encore aujourd’hui.
De plus, comment peut-on croire en la bonne volonté de ceux qui contrôlent les trois pouvoirs de l’état quand ils parlent de réconciliation, si ce sont les mêmes personnes qui ont participé au coup d’état, les mêmes qui se sont auto promulgués une amnistie pour se libérer d’enquêtes judiciaires futures, les mêmes qui ont converti en « héros » du Honduras un criminel sans scrupules, les mêmes qui au mépris de la loi ont excusé le haut commandement militaire pour avoir exilé le Président Constitutionnel, les mêmes qui ont récompensé le général Romeo Vásquez Velásquez en le nommant gérant de HONDUTEL, les mêmes qui continuent le saccage des biens de l’état et répriment le peuple hondurien ?
Une Commission Vérité doit établir les faits, apporter une reconnaissance morale et éthique aux victimes des violations des droits de l’homme pour présenter ensuite des recommandations politiques qui garantissent que ne se reproduisent plus ces violations des droits de l’homme.
Nous croyons résolument que
Nous exprimons notre considération et nos remerciements aux membres nationaux et internationaux qui intègrent
Nous résistons et nous vaincrons !
Tegucigalpa le 22 juin 2010
Continuité de
Le 27 janvier 2010 au Honduras, Porfirio Pepe Lobo, désigné successeur du putschiste Roberto Micheletti lors d’un suffrage boycotté par la grande majorité des Honduriens, prend possession de la présidence de l’État. Il représente la continuité du coup d’état du 28 juin 2009 sous une forme plus présentable. « Élu » par seulement 15% de la population, sans aucune légitimité démocratique, il n’est qu’une marionnette dans les mains de l’oligarchie économique et militaire.
Le président constitutionnel Manuel Zelaya, dont le mandat officiel se terminait ce jour là, avant de quitter l'ambassade du Brésil où il était assiégé depuis le mois de septembre par les forces armées, a procédé, par l’intermédiaire de JuanBarahona représentant du Front de Resistance Populaire contre le coup d’état, à une transmission symbolique de l’écharpe présidentielle au peuple hondurien en lutte.
Craignant pour sa vie, il a gagné
Juan Barahona a déclaré lors de l’acte de transmission de pouvoir du Président Manuel Zelaya au peuple hondurien: « La Résistance ne reçoit pas cette écharpe comme un trophée ou une simple reconnaissance pour ses efforts. Elle la reçoit comme la plus haute responsabilité : celle de représenter le Peuple et d’obtenir que surgisse
Avec le maintien de la dictature avec à sa tête Porfirio Lobo au service des intérêts économiques des grands propriétaires terriens et des grands entrepreneurs locaux et internationaux qui s’obstinent à intensifier le modèle néolibéral capitaliste, générateur de pauvreté et d'inégalités ainsi que de l’exploitation indiscriminée des ressources naturelles, le peuple s'est vu ravir la possibilité de déterminer son avenir.
De plus, le coup d’état au Honduras qui s’inscrit dans la persistance du contrôle de la région par les pouvoirs économiques des sociétés transnationales états-uniennes qui avec le soutien de Washington prétendent inverser les processus de changements sociaux à l’œuvre en Amérique Latine, montre, encore une fois, la détermination des États Unis de ne pas permettre le développement des processus sociaux et politiques en Amérique Latine qui ne soient pas contrôlés par eux, sous traitant aux forces armées locales la défense de ses intérêts. L’armée hondurienne n’a jamais mené d’autres guerres que celles contre son propre peuple.
Depuis dans le pays, c'est une vague de répression sanglante contre les membres actifs de la Résistance qui s'est abattue, intensifiant encore la répression constante qui sévit le peuple hondurien depuis le coup d'État du 28 juin 2009. Des assassinats, des disparitions, des arrestations illégales et de menaces ont caractérisent les derniers mois au Honduras.
Le Front de Résistance Populaire dénonce la stratégie de l’oligarchie d’affaiblir ainsi les organisations populaires qui maintiennent leurs exigences de rétablissement de la démocratie et de convocation d’une Assemblée Nationale Constituante Populaire.
Le CODEH (Commission des Droits Humains d’Honduras) avec une Plate-forme composé de diverses organisations des droits de l'homme dénonce un plan de terreur pour en finir avec le processus de développement d'une alternative politique et sociale dans le pays. La plateforme dénonce tout ce qui se passe dans le pays devant les organes des droits de l'homme de l'ONU et devant le procureur de
De son côté, Amnesty International a demandé une enquête indépendante qui garantisse que tous les responsables d'abus de droits de l'homme soient amenés devant la justice.
Le peuple Hondurien rejette catégoriquement la dictature déguisée, et exige la fin de la répression qui s'abat sur les manifestants et les leaders des mouvements.
A un an du Coup d’État, la solidarité des citoyens et des mouvements sociaux avec le peuple hondurien devient plus que jamais indispensable, et dans ce sens, les Associations Solidarité Honduras et Collectif ALBA-Amérique Latine, appellent les organisations de la société civile à exprimer leur solidarité et exiger que les Droits de l’Homme au Honduras soient respectés, que les crimes ne restent pas impunis, et enfin à rester vigilants sur le devenir du peuple hondurien.

A une semaine du premier anniversaire de la Résistance, ajoutons nous au
Chemin pour la refondation du Honduras
Le Front de Résistance Populaire (FNRP) représente les intérêts de tout un peuple en lutte contre le régime actuel répressif, déguisé en démocratie. La Resistance grandit tous les jours et s’étend à travers tout le territoire national, coordonnant les différents projets politiques et sociaux en une seule vision unitaire, base de la construction d’une nouvelle société hondurienne.
A la suite du coup d’état du 28 juin 2009, l’état de droit déjà affaibli s’est effondré. Un petit groupe d’affairistes a séquestré le président légitime, et se maintient au pouvoir grâce à la violence des forces de répression (Police nationale et Armée), assassinant, en emprisonnant, en violant et en forçant à l’exil des centaines d’Honduriennes et de Honduriens. Les “putschistes” qui ont expulsé Manuel Zelaya Rosales ont placé maintenant une marionnette à la tête de l’état, Porfirio Lobo, pour consolider leur régime de violence.
Ces criminels ne s’attendaient pas à un tel courage du peuple hondurien qui a décidé de lutter jusqu’à la fin. La Résistance est l’expression du pouvoir populaire et de la participation directe de tous les secteurs de la société à la construction d’un projet politique qui réponde à la grave crise que traverse le pays.
Nous allons à la constituante pour créer le cadre légal qui nous permette comme peuple organisé, de changer le destin de notre patrie et de le sortir des mains mesquines du petit groupe qui a séquestré le gouvernement.
Les peuples du monde suivent de près la consolidation de la résistance. Maintenant, nous faisons une nouvelle démonstration de force en présentant plus d’un million de “Déclarations souveraines”, où en tant que citoyens, nous rejetons ce gouvernement illégal et illégitime, et invitions l’ensemble de la population à convoquer une nouvelle Assemblée Nationale Constituante.
Ce 28 juin, le Front de Résistance Populaire (FNRP) fête son premier anniversaire, non pas en commémorant l’attaque de la démocratie par les putschistes, mais en célébrant la naissance de la réelle démocratie populaire qui a entrepris le chemin de la refonte de l’état et la construction d’un futur juste pour toutes et tous.
La Résistance Hondurienne invite tous les peuples du monde à participer à ce projet de refondation et de révolution, à le suivre de près et célébrer le premier anniversaire de ce chemin vers la victoire.
Nous vous invitons à visiter notre page officielle www.resistenciahonduras.net pour vous informer de différentes activités qui auront lieux et pour consulter les documents officiels et les informations qui vous permettront à votre tour de participer et de convoquer à cette célébration qui n’est pas seulement notre, mais aussi de tous les peuples en lutte dans le monde.
Le Front de Résistance invite toutes les personnes, organisations et camarades qui se sentent solidaires du peuple hondurien, à nous accompagner avec des activités politiques pour faire pression contre le régime.
Ce 28 juin, toutes les voix se feront entendre, et toute manifestation, marche, forum, réunion, de solidarité à l’étranger avec les Honduriennes et les Honduriens, viendront s’ajouter à nos manifestations massives et à la force que représente sur notre territoire le vrai Pouvoir Populaire.
D’avance nous remercions pour toutes les actions qui se dérouleront et invitons à nous contacter. Non, nous ne sommes pas seuls, le monde entier lutte avec le Honduras dans cette tranchée de justice et de dignité.
Un salut solidaire en résistance, camaradas internationalistes.
Commission Internationale – Front de Résistance Populaire
ci_coordinacion@resistenciahonduras.net
Contacts:
Betty Matamoros: bmflores2009@yahoo.com
Dirian Pereira: dirianbeatrizpereira@yahoo.com
Gerardo Torres: unita1984@hotmail.com

Alors que la mascarade de la coupe du monde 2010 vient de commencer en Afrique du Sud (voir "Coupe du monde de football : passion, diversion, répression"), Oscar Estrada cinéaste indépendant hondurien s’inquiète de la manipulation de l’engouement national pour le foot que fera certainement le gouvernement de ’Pepe’ Lobo pour écraser la résistance populaire.
Et cette vision pessimiste est malheureusement confortée à la fois par l’usage qui avait été fait de la coupe du monde 78 par la junte argentine et l’augmentation des meurtres et des exactions contre l’opposition populaire depuis que Lobo est au pouvoir.
Le 28 juin prochain, si l’équipe de foot hondurienne est toujours en lice, il faudra porter un regard attentif et perçant sur le Honduras. Car à ce moment là le premier anniversaire du coup d’État risque fort d’être l’occasion d’une grande vague de répression à travers tout le pays.
Les vacances du Loup et de ses agneaux quand le monde a les yeux tournés vers...
Je ne pensais pas écrire sur ce sujet, c’est vrai, je voulais prendre une certaine distance avec le sujet et éviter de gâcher l’une des rares distractions du peuple hondurien. Mais il est impossible de ne pas commenter l’effronterie de la classe gouvernante, qui dans un manque de respect incroyable, 100 grands fonctionnaires, monsieur Lobo y compris, son épouse, ses 3 [vice-présidents] désignés, le président et les vice-présidents du congrès national,les ministres et vice-ministres ont pris 15 jours de vacances, après seulement 3 mois d’exercice du pouvoir, pour aller en Afrique du Sud tous frais payés par le trésor public et pour voir, (parce que voir par soit-même est toujours mieux que se le faire raconter), l’équipe du Honduras, ou l’H, comme l’appelle les médias.
Il est certain, que comme beaucoup de Honduriens qui sont dans la résistance j’aimerais voir le Honduras gagner, se glisser victorieusement entre les meilleures sélections du monde et qu’un peu d’orgueil soit redonné à ce peuple qui vit plein de mauvaises nouvelles. Mais je ne peux pas. Alors que les médias internationaux informent d’un Honduras au pouvoir vacant, ils oublient de mentionner que Pepe Lobo n’a gouverné à aucun moment, ce n’était pas son travail, il a été engagé pour apparaître devant la chambre et pour se faire voir, avec un sourire collé sur le visage alors que les autres nettoient le terrain. Les autres, les personnages obscurs qui se cachent dans l’ombre pour conspirer contre ce peuple digne, pour torturer, pour tuer notre espoir.
Nous savons que ce Mondial, plus que tout autre dans l’histoire, sera utilisé de manière sinistre contre notre peuple. Le show qui se monte avec la complicité de la presse nationale et étrangère, me rappelle ce jour d’août, où tandis que dans les maisons, les bars, les restaurants, les rues, les trottoirs et les bureaux on célébrait les buts de la sélection, des dizaines de personnes souffraient des tortures dans le sous-sol du congrès national pour être transportés peu après dans les cachots humides du bataillon des Cobras [1] : parce que leurs cris pouvaient gâcher la fête footballistique de Micheletti.
Tout à fait comme cela c’est passé il y a 32 ans, en Argentine, quand la dictature a profité de la fête du Mondial 78 pour faire disparaître des milliers de citoyens. Adolfo Perez Esquivel, prix Nobel de la paix 1980 qui a été détenu arbitrairement durant 14 mois nous rappelle comment “Dans la prison, comme les agents voulaient aussi écouter les match, les commentaires de la radio nous arrivait par des haut-parleurs. C’était étrange, mais dans un cri de but nous nous unissions les agents et les prisonniers. Cela me donne la sensation qu’à ce moment, au-delà de la situation que nous vivions, c’était le sentiment pour l’Argentine.”
C’est pour cela que je ne peux me réjouir. La Résistance hondurienne se trouve actuellement dans un intense processus d’organisation. Pratiquement dans chaque coin du pays nous apprenons à travailler ensemble, à débattre, à discuter de politique et à approuver à la majorité ce projet complexe de refondation du pays. Cette force, avec nos avancées et nos reculs, on ne peut l’arrêter qu’avec la terreur.
Et c’est pour cela qu’on a fait sortir les Forces armées, ceux qui profitent d’une accusation suspecte de monsieur Lobo qui disait cette semaine qu’il “se préparait un coup d’État contre lui”, sont redescendus dans les rues, pour soit-disant combattre le crime organisé, mais ils envahissent les villages et les hameaux dirigeant leurs armes contre le peuple comme s’ils se préparaient à quelque chose de plus important.
Pendant ce temps, le lundi 14 les 3 centrales ouvrières indiqueront ce qu’elles vont faire par rapport au salaire minimum qui a dû être défini par le gouvernement en décembre dernier [2] et que Lobo Sosa a évité d’appliquer pour ne pas irriter l’oligarchie. Ils lanceront certainement un appel à la Grève, je crois que c’est la seule possibilité qu’ils ont. A la Choluteca le peuple a pris la mairie d’une commune en protestation contre l’attitude effrontément corrompue du maire et indiquent qu’ils se tiennent prêt à résister contre l’armée, jusqu’à ce que le maire soit destitué.
Nous sommes à deux semaines du premier anniversaire du coup d’État. Si la sélection hondurienne arrive à se classer pour le second tour elle jouera le 28 Juin. Ce même jour, des centaines de milliers de Honduriens seront dans les rues et feront savoir au monde qu’ici personne ne se rend, et que cette équipe elle appartient aussi au patron.
Oscar Estrada Le 12 juin 2010
Source : Habla honduras "Las vacaciones del Lobo y sus corderos cuando el mundo con los ojos sobre..."
Traduction : Primitivi
[1] Les Cobras : la section commando de la police anti-émeute. Qui peut-être comparable au GIPN français, même si les Cobras ressemblent bien plus à un bataillon militaire.
[2] Le salaire minimum est une décision prise sous le gouvernement de Zelaya en 2009, il devait être mis en place en décembre et appliqué début 2010. Avec le coup d’État et l’arrivée de Porfirio Lobo Sosa au pouvoir ce projet a été complètement gelé.

jeudi 17 juin 2010, par Primitivi
L’article d’opinion de Julio Escoto paru dans le quotidien El Heraldo est à la fois incroyable et partiel. Incroyable car ce quotidien aux mains de la famille Facussé a soutenu le putsch de bout en bout et après lui la présidence de Lobo. Et Escoto écrit dans les colonnes de ce journal que le coup d’État a réellement existé, alors que celui-ci avait toujours été présenté comme une "transition constitutionnelle" et que la résistance est traitée de ramassis de terroristes.
Partiel, car bien qu’Escoto évoque les différentes malversations, les énormes dépenses militaires, et les campagnes de lobbying et de com’ lancées sous Micheletti il ne parle pas de l’actuelle présidence de Lobo qui n’est autre que la dictature parée d’oripeaux démocratiques. Une démocrature, sous laquelle encore plus de gens sont assassinés, sous laquelle les dépenses militaires explosent pour atteindre bientôt pas loin de 3 milliards de lempiras, sous laquelle l’ancien chef d’État-Major Romeo Vásquez a été nommé gérant de l’entreprise de télécommunication Hondutel, entreprise par laquelle chemine les SMS envoyés par les escadrons de la mort à leurs victimes... Bref, au constat d’Escoto il manque la partie la plus actuelle, et certainement la plus douloureuse : la transfiguration de la dictature.
Mais tout cela fera l’objet de notre part d’un article complémentaire sur les coûts du putsch.
par Julio Escoto, écrivain et essayiste hondurien
El Herlado le 17 juin 2010
Pour la santé mentale et la transparence, le moment est arrivé de connaître en détail combien la crise déplorable de l’an dernier a coûté aux honduriens.
En vies humaines il y a déjà des décomptes précis sur plus d’une centaine de personnes tuées par les forces de sécurité ou pour des motifs relatifs à leur filiation à des mouvements de résistance contre le putsch. Trois rapports de confiance sur les abus des droits citoyens l’affirment, ils détaillent avec horreur comment depuis trois cents jours que se déchaînent les événements il n’y a pas la moindre avancée pour punir les coupables, au niveau des enquêtes policières, de la responsabilité pénal et des cours de justice.
Une partie du coût de ce triste moment c’est aussi les dommages irréparables occasionnés à la crédibilité démocratique [hondurienne], un sujet qu’on ne pourra éviter malgré les limitations existantes et l’auto-proclamée "Commission de la Vérité".
Car il ne suffira pas que l’inévitable soit fini, qu’ici un coup d’État se soit déroulé, et non pas une soit-disant "succession présidentielle" (ce qui revient à dire qu’on ne tue pas le patient mais qu’on "suspend ses fonctions vitales") et on devra poursuivre plus en profondeur jusqu’à dénoncer – ce serait mieux si les auteur(e)s et les complices se livraient d’eux-même – les délits publics et les détournements, comme celui d’avoir fait une fausse lettre de révocation présidentielle écrite par le Congrès [1], l’expatriation irrévocablement illégale du citoyen Zelaya, comme le fait d’avoir unilatéralement révoqué un gouvernement élu par le peuple, comme l’accession au pouvoir de fonctionnaires non élus, interdite par la Constitution. Ainsi que beaucoup d’autres crimes et délits, dont le "Gacetazo" qu’il faudra mettre un jour en lumière [2], un fait jusqu’à présent passé sous silence. La liste est presque interminable mais cela n’empêche pas qu’elle soit parcourue du début à la fin.
La semaine dernière des informations télévisées ont assuré que les coûts de la répression militaire entre 2009 et 2010 se sont chiffrées à quinze milliards de lempiras, données dont j’ignore la provenance et qui semblent présomptueuses. En regardent calmement, cela correspondrait à environ 700 millions de dollars qui coïncident avec la chutes des réserves internationales [honduriennes], et avec ce qui a dû être "investi" en munitions, boucliers, matraques, tanks, gaz anti-émeutes, gel moutarde toxique et – si une telle brutalité est possible – dix mille bombes lacrymogènes obtenues subrepticement grâce au gouvernement du Pérou [3]. Il convient également de comptabiliser les coûts de la mobilisation durant des mois de l’armée dans les rues, qu’un expert a évalué à environ un million de lempiras par jour, au coût du combustible pour les avions et les hélicoptères de la force aérienne, pour les véhicules à moteur terrestres et navals, le coût du recrutement d’agents et de policiers et de cette sorte de mercenaires (sicaires) dans laquelle s’est engagée une partie des réservistes, et qui a exigé beaucoup d’argent.
Et si on veut feindre une équité de jugement il faudrait aussi ajouter combien de budget a été gaspillé dans le projet de la quatrième urne, y compris les soixante millions de lempiras qui, selon sa propre confession, Manuel Zelaya a remis sans aucun reçu à Romeo Vásquez [4].
Dans ce calcul une colonne spéciale devra être ajoutée pour indiquer les montants dépensés afin d’influer les médias de communication, les journalistes et les écrivains, pour acheter les conseillers serviles, les montants dépensés dans des commissions de "lobbyistes" à l’étranger [5], dans des compagnies chargées de nettoyer l’image [des putschistes] [6], dans les marches financées secrètement [7], dans les "allocations" versées à des conseils industriels et à des chambres de commerce, dans les concessions pressées et vicieuses qui ont hypothéqué des biens de la patrie [8], ils ont provoqué la perte l’État et ils ont grossi la dette nationale... Nous exigeons de savoir.
Le putsch a été un mauvais calcul, une erreur démesurée, une négociation politique intelligente aurait pu l’éviter. Pour l’évincer de l’histoire et désamorcer des passions il faut qu’une lumière absolue soit faite sur les responsables et les coûts que leur actions ont occasionné. Continuer de nier, ou de déguiser le réel, stimule des ressentiments et maintient pourrissant et pestilent le cadavre de la démocratie hondurienne. Pour envisager de commencer à reconstruire il faut d’abord s’obliger à soigner les blessures.
Source : "El costo"
Traduction : Primitivi
[1] Le lendemain de l’enlèvement et de l’expulsion de Manuel Zelaya, une lettre de démission provenant soit disant de la main de Mel fut lue au Congrès. Ce fut LA justification de la "transition constitutionnelle" dont se targuait Roberto Micheletti.
[2] L’affaire de la Gazette, la Gazette est le JO hondurien. Afin de vendre une usine hydroélectrique au privé Micheletti a fait publier deux Gazettes, l’une a 20 exemplaires qui contenait le décret de la cession de l’unité de production, l’autre omettant la publication dudit décret, ce qui a donné lieu à un grave scandale, connu comme "Le Gacetazo".
[3] Voir l’article "Honduras, les putschistes deviennent plus violents, le Brésil pousse le Conseil de Sécurité de l’ONU afin d’en finir"] et la première vidéo de "Vidéos en provenance du Honduras"
[4] L’article "En la basura el Honor, la Lealtad y el Sacrificio de las Fuerzas Armadas" du quotidien El Libertador parle de cet épisode où Zelaya a remis 60 millions de lempiras à Romeo Vásquez pour les frais de la mise en place de la quatrième urne, somme détournée par le haut commandant. Par contre Julio Escoto n’évoque pas des 200 millions de lempiras détournés par les hauts gradés de l’armée auprès de la Chambre du Commerce et d’Industrie de Tegucigalpa, qu’indique également l’article d’El Libertador.
[5] Voir "Qui appuie Micheletti et le gouvernement de facto ?" et "Un européen allié des putschistes parcourt le continent"
[6] Voir "Micheletti a besoin de com’, Claudia Rosett de Forbes s’en charge", mais aussi le chapitre "Le Honduras signe avec une entreprise de relations publiques pour améliorer son image aux États-Unis"
[7] Voir "Un ministre transfert des fonds pour les contre-manifestations"
[8] Voir "Entreprises, taxes et militaires", ainsi que "la privatisation de l’eau commence", et aussi "107 zones naturelles protégées menacées par les entreprises"

jeudi 20 mai 2010, par Primitivi
Au Honduras les assassinats n’ont pas arrêtés, ciblés, barbares, les escadrons de la mort honduriens n’en sont pas encore au niveau des massacres des paramilitaires colombiens, mais ils suivent de près à la fois la politique de terreur colombienne et les leçons apprises des dictatures chilienne et argentine.
L’oligarchie hondurienne savoure sa reconquête, mais cette victoire pourrait être de courte durée, en effet comme l’écrit Oscar Amaya Armijo, pour le moment la résistance du peuple hondurien reste pacifique et pleure ses morts sans porter de coups. Mais il se pourrait fort bien que cela ne dure pas, et à ce moment là les oligarques risquent fort de moins rire et le Honduras d’être ensanglanté par une guerre civile que les dirigeants du pays peuvent encore éviter s’ils arrêtent de ne cultiver que leurs intérêts aux dépends de ceux de leur pays.
L’oligarchie, les morts et la résistance
par Oscar Amaya Armijo
En ce qui concerne les personnes amoureuses de la vie, toute mort leur fait mal, qu’importe qui est le défunt.
Jusqu’à présent, c’est la Résistance qui pleure ses morts, les recueille et les enterre avec un stoïcisme messianique, et elle ne répond pas à tant d’agressions graves avec vengeance.
Ou comme le dit Luis Morel, vieux dirigeant du mouvement ouvrier hondurien, “la résistance est, jusqu’à présent, comme les chiens, qui reçoivent des blessures et courent uniquement pour se lécher”, avec une apparente résignation.
En réalité, c’est une proposition terrible ébauchée par ceux qui créent le pacifisme, appelez-cela christianisme, bouddhisme ou "gandhisme", les mouvements qui ne répondent pas (ou qui n’ont pas répondu) avec violence à la violence.
Existe-t-il réellement une culture qui croit que celui qui reçoit des coups sur la joue gauche offre la droite pour recevoir plus de coups ? Combien de temps dure une telle attitude dans une société marquée par la violence économique, sociale et politique ? Comment les personnes violentes conçoivent-elles ceux qui ne répondent pas aux agressions ?
Il est difficile de répondre à ces questions, puisque l’histoire n’est qu’une chronologie de la violence ou plutôt de l’infamie : Qui est-ce qui peut affirmer que l’on est pas encore à l’aube de la Communauté Primitive ? Est-ce que ce n’est pas est-ce qu’un échantillon de que nous vivons dans l’époque du troupeau après avoir été témoin de l’assassinat de l’adversaire comme quand ils se disputaient un fémur de Mammouth ? N’est-ce pas un modèle du fait que nous vivons à l’époque de la meute témoin de l’assassinat de l’adversaire comme quand on se disputait un fémur de mammouth ?
L’absurdité est immensément douloureuse, comme par exemple au Honduras on a assassiné le jeune Gilberto Alexander Núñez Ochoa, chargé au FNRP d’éviter que des infiltrés ou d’autres ne provoqueront des affrontements contre les forces policières et militaires durant les marches contre la dictature. Cet agent du pacifisme a été abattu de manière vile avec violence, celle là même qu’a intronisé le régime conjuré. Son délit, même si on ne le croit pas, était d’éviter les agressions contre ceux-là mêmes qui l’ont tué.
Qui au sein de l’oligarchie, parient sur la violence contre le pacifisme de la Résistance, apparemment, ils pensent que l’angoisse et l’incertitude ne les balayera pas, et que leurs victimes tendront toujours la joue droite.
Cette vision étroite est extrêmement dangereuse et conduira irrémédiablement à l’entassement des morts, qu’importe sa provenance sociale. Alors, l’odeur pestilentielle de la mort emportera toute la structure de la société hondurienne.
Ce sera l’époque où l’oligarchie et la résistance se retrouveront dans les mêmes cimetières enterrant leurs parents ou dans les hôpitaux comptabilisant les mutilés. L’hécatombe sera irréversible, les pleurs rempliront tout à ras bord et il n’y aura plus la capacité pour pardonner.
A ce moment il n’y aura plus d’occasion pour le dialogue, poru que l’on s’apprécie, pour des accords civilisés, donc quand on tient le pouvoir par les armes la pensée s’avilit, elle se trouble, et l’on croit que ce pouvoir est universel et éternel. La seule issue pour la perversité devenue pouvoir c’est la mort.
L’oligarchie ne doit pas chanter victoire parce que les morts sont du côté de la résistance, puisque la violence engendrée, plus tôt que tard, fonctionnera comme un boomerang, retournant à l’endroit d’où elle est partie. Cela peut arriver même si on ne le veut pas, ainsi fonctionne la dynamique de la violence sociale, quand il n’existe pas de réponse pour résoudre la crise politique par la voie de la coexistence pacifique.
Qu’est-ce que les oligarques préfèrent, partager le pouvoir économique, politique et le bien-être social avec tous les honduriens ou “colombianiser” ce processus ? N’existe-il pas parmi les magnats une volonté politique pour préparer le destin du Honduras avec le FNRP ? Les intérêts mesquins du gain oligarchique pèsent-ils plus que la vie ou la santé physique et mentale de milliers de honduriens ? N’y a-t-il pas d’arrangement possible ?
Sans réponse positive à ces questions, bientôt tous les coins du Honduras et son histoire future se rempliront de cadavres, ce ne sera rien de plus qu’une page écrite avec du sang.
Source : Vos El Soberano "La oligarquía, los muertos y la resistencia"
Traduction : Primitivi