1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.

1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.
Le chemin de le Refondation n’est pas facile. Dérouter politiquement l’oligarchie par des moyens non violents nous impose une discipline de fer, nous impose d’assurer la démocratie interne du FNRP pour garder le soutien populaire et augmenter la base organisée, formée et mobilisée.

lundi 2 novembre 2009

Comuniqué No. 32

Le Front de Résistance contre le Coup d’Etat au Honduras, communique à la population hondurienne et à la communauté internationale, devant l’imminence de la signature d’un accord entre la commission représentant le président légitime Manuel Zelaya Rosales et les représentants du régime de facto


1. Nous célébrons comme une victoire populaire sur les intérêts mesquins de l’oligarchie putschiste la prochaine restitution du président Manuel Zelaya Rosales. Cette victoire a été obtenue au prix de quatre mois de lutte et de sacrifice du peuple qui a su, malgré la répression sauvage des forces armées de l’état au mains de la classe dominante, résister et s’organiser au point de se convertir en une force sociale irréductible.


2. La signature par la dictature du document qui « rétablit le titulaire du pouvoir exécutif à son état avant le 28 juin » démontre qu’il y a eu au Honduras un coup d’état, et qu’il faut le casser pour revenir à l’ordre constitutionnel et garantir au peuple un cadre démocratique dans lequel il puisse faire valoir son droit à transformer la société.


3. Nous exigeons que les accords qui seront signés à la table des négociations soient validés à l’Assemblée Nationale. Nous appelons tout(e)s nos camarades pour qu’ils fassent pression pour que ces accords soient mis en œuvre immédiatement.


4. Nous répétons que l’Assemblée Nationale Constituante est une aspiration non négociable du peuple hondurien, un droit pour lequel nous continuerons à lutter dans la rue, jusqu’à obtenir la refondation de la société en une véritable démocratie, juste et égalitaire.

“APRES 125 JOURS DE LUTTE, PERSONNE NE SE REND”
Tegucigalpa, le 30 octobre 2009

Honduras : la violence est du côté des putschistes


Le second rapport du Comité de Familles de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH) depuis le début du coup d’état est affligeant. Enorméments de violations des libertés fondamentales, beaucoup de cas de torture, des menaces de mort, des arrestations arbitraires, beaucoup d’atteinte aux femmes et aux jeunes. Ainsi les membres de l’organisation Jeunesse Populaire Morazaniste font l’objet de constantes menaces par SMS. D’un autre côté le Honduras est le pays où les oligarques ne sont pas des plus tendres, un peu comme partout en Amérique Latine d’ailleurs. Comme l’est Tuky Bendaña de San Pedro Sula, qui paie des policiers pour agresser les personnes qui lui font ombrage. Bref, même si le Honduras est un pays excessivement violent 50/1000 homicides par an la violence globale est tout de même toujours du même coté : les oligarques, les latifundistes, et depuis le 28 juin les putschistes.

Le visage et les chiffres de la répression !

21 assassinats officiellement recensés, parmi ceux-ci 4 professeurs ; plus de 4 000 plaintes de violation de la liberté fondamentale et de 114 citoyens et citoyennes accusées de sédition sont rapportés dans le second rapport sur les violations des droits de l’homme après le coup d’État, dénommé “le visage et les chiffres de la répression”.

Dans la présentation du deuxième rapport sur les violations des droits de l’homme le Comité de Familles de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH), révèle l’augmentation des violations des droits de l’homme pendant 115 jours de résistance contre le coup d’état perpétré le 28 juin dernier.

Jusqu’à présent il y a 5 détenus politiques, 4 cas catalogués comme persécution directe de la jeunesse. Plusieurs d’entre eux ont eu à sortir du pays. De la même manière il y a 500 procédures de plaintes déposées par la population à l’Antenne d’Accès à la Justice du COFADEH.

De plus sont inscrits 3 attentats contre des personnes et 95 menaces de mort. En ce qui concerne les atteintes à l’intégrité de la personne on enregistre 133 cas de traitements cruels qui ne sont rien d’autres que des tortures, parmi ceux-ci on trouve 15 cas de liaisons graves, 394 personnes présentent des lésions et des coups, et plus de 211 personnes sont affectées par des armes non conventionnelles.

Violation de la liberté de circulation

En ce qui concerne les droits à la liberté de circulation se sont produites 1 987 détentions illégales, 2 tentatives de séquestration et il y a eu 114 détenus politiques accusés de sédition, qui passent en jugement, mais maintenant en liberté conditionnel.

10 allanamientos, 13 plaintes pour persécution envers des responsables sociaux et des défenseurs des droits de l’homme, ainsi que 4 attentats contre des organisations, parmi celles-ci le Syndicat de Travailleurs des Boissons et Similaires (STIBYS), le Syndicat de Travailleurs du Patronage National de l’Enfance (SITRAPANI) et le COFADEH.

Le premier rapport dénonçait les violations des droits de l’homme enregistrées dans une période allant du 28 juin au 17 juillet. Et ce second rapport lui va du 16 juillet au 15 octobre 2009.

Au sujet de la liberté d’expression, 14 violations ont été enregistrées contre des médias et 12 agressions contre des journalistes. En ce qui concerne la liberté de circulation, il y a eu 52 retenues militaires et policières durant les couvre-feux ordonnés du régime de facto.

“Connaissant les effets de la dictature militaire nous pouvons dire que ce n’était pas un fait isolé mais nous étions en face de toute une stratégie non pour prendre et contrôler le pouvoir durant deux mois, mais pour prendre ce pouvoir a long terme, ou bien que la dictature est arrivée pour rester dans la région”, a déclaré Bertha Oliva, coordinatrice du COFADEH.

Bien que la dictature militaire que nous vivons aujourd’hui a des traits similaires à celle que nous avons subit pendant les années quatre-vingts, une différence importante est qu’à cette époque les tortionnaires du peuple cachaient leurs visages, ils cachaient aussi leurs noms.

“Aujourd’hui, au contraire, les tort ont un visage, ils ont un nom et nous sommes devant des gens avec un uniforme bleu, vert olive et blanc. L’autre de nos grands soucis est la stratégie de la dictature militaire contre le secteur de l’éducation qui se matérialisent depuis les détentions illégales et arbitraires à la rétention d’universitaires, en passant par l’enregistrement des profils, de requêtes de procureurs pour les poursuivre et lancer un procès, jusqu’à arriver à l’assassinat.

Conformément aux registres de cet organisme, les morts des maîtres Roger Abraham Vallejo, Mario Contreras, Félix Murillo et Eliseo Hernández, sont en relation avec le contexte du coup d’état.

Carlos H. Reyes, le candidat présidentiel indépendant et le membre du Front National de Résistance Contre le Coup d’État, a déclaré que le COFADEH a gagné le poste qui lui correspond bien au dessus de ceux qui se disent, au sein de l’état, défendre les droits de l’homme.

De la même manière, Anarely Vélez, représentant le Comité pour l’Expression Libre (C-Libre), a soutenu que depuis que s’est produit le coup d’État ils ont lancé au monde une série d’alertes qui dénonçaient les attaques contre les médias comme Radio Globo, Canal 36, Radio Progrès, Canal 11, Diario Tiempo et la persécution de différents journalistes dans l’exercice de leur profession.

Finalement le directeur Exécutif d’ACI-PARTICIPA et d’ex-Commissaire National des Droits de l’Homme, Leo Valladares Lanza, a dit que toutes les actions du gouvernement de facto, n’ont été rien de plus qu’une autre stratégie pour étouffer les voix qui dénoncent les droits de l’homme.

Valladares Lanza condamne le coup d’État et mis en avant le fait qu’un mandataire des droits de l’homme doit être la voix de ceux qu’ils n’ont pas, ou encore de ceux qui l’ont mais qu’on écoute pas.

Données provenant de defensoresenlinea.com

Source : Revistazo ¡Rostros y cifras de la represión !
Defensoresenlinea.com El COFADEH revela un aumento de graves violaciones a DDHH en Honduras
Traduction : Primitivi

samedi 31 octobre 2009

Honduras : au quatrième mois du Coup d’Etat



(source : Agence Pulsar, traduction Futur Rouge 28/10/09)
Sans nouvelles sur le retour de l’ordre constitutionnel au Honduras, ce mercredi débutait le quatrième mois du coup d’Etat au Honduras.

Après l’échec des pourparlers, qui n’ont pas réussi à parvenir à un accord sur le retour de Manuel Zelaya Rosales à la présidence, se poursuivent les tentatives pour préserver les négociations.

Víctor Rico, secrétaire des affaires politiques de l’Organisation des États américains est à Tegucigalpa pour garantir la continuité du dialogue entre le gouvernement de facto et le gouvernement légitime du Honduras.

Aussi, mercredi est arrivé aux Caraïbes, une délégation dirigée par le secrétaire d’État aux Affaires latino-américaines des États-Unis, Thomas Shannon.

Le délégué du gouvernement pour Barack Obama se joindra à l’effort de parapher l’accord de San Jose, défendue par le président du Costa Rica, Óscar Arias, qui prévoit un dédommagement pour le président Zelaya.

En attendant, le Frente Nacional de Resistencia Popular al Golpe, continue de dénoncer les violations persistantes des droits de l’homme dans le pays et a rejeté l’appel des élections prévues pour le 29 Novembre. (Pulsar)

Servicio Internacional Cristiano de Solidaridad con los Pueblos de América Latina - Sicsal




octobre 2009

Madame Florence Bastien
Institut Catholique de Paris
21, Rue d'Assas
F-75006 PARIS Cedex 06 - FRANCE
+33 1 44 39 52 00
f.bastien@f2scom.com

Chère Madame, Bastien,

Au nom du Comité Oscar Romero, qui, à partir de la foi du Christ et en solidarité avec les personnes précarisées, se solidarise avec la lutte des peuples latino-américains; je me permet de me diriger vers vous afin de vous exprimer notre préoccupation sur l’octroi par votre Institut du titre de Docteur Honoris Causa au Cardinal et Évêque de Tegucigalpa (Honduras) Oscar Rodríguez Maradiaga, ainsi qu’à l’ex-directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Michel Camdessus.

S’il est certain que Monseigneur Maradiaga avait pu montrer ces dernières années - en particulier au moment de sa candidature pour la succession de Jean-Paul II - une image progressiste de défenseur de la cause des pauvres; à partir du coup d’État du 28 juin 2009, ses déclarations ont provoqué la déception parmi le peuple hondurien.

Il ne s’agit pas seulement du fait que, comme d’autres membres de la Conférence épiscopale hondurienne et avec le total appui du Vatican, il n’ait pas dénoncé le coup d’Etat. Mais il l’a surtout légitimé en déclarant que « la Constitution a été respectée par les putschistes ».

Il n’a pas condamné ni évoqué les assassinats, les tortures et les détentions massives dont s’est rendu coupable le gouvernement putschiste. Il n’a pas prononcé une seule parole sur la suppression des libertés civiques, ni sur la fermeture des média de communication qui ne voulaient pas se soumettre aux putschistes, en particulier la radio jésuite, Radio Progreso.

Le Cardinal Maradiaga a choisi le camp des militaires et des grandes familles putschistes, au contraire de Monseigneur Luis Alfonso Santos (Evêque de Santa Rosa de Copan), de la Confédération des Religieux du Honduras, du Gouvernement provincial apostolique des Jésuites au Honduras et des Dominicains d’Amérique central qui ont condamné le coup d’État et les crimes commis.

Il nous est aussi particulièrement affligeant de constater que le Cardinal sera honoré en même temps que Michel Camdessus, dont les politiques qu’il a impulsé à la tête du FMI de 1987 à 2000 ont été reconnues coupables d’encore plus grandes souffrances parmi les peuples que le coup d’État militaire hondurien. Certains analystes ont même appelé ces politiques du FMI « les crimes économiques contre l’humanité ».

Nos valeurs chrétiennes nous font douter du bien fondé de l’octroi du titre de Docteur Honoris Causa à ces personnes ainsi que de l’adjectif « Catholique » de votre Institut (MT, 25-40).

Je vous prie d’agréer, Madame Bastien, l’expression de nos sentiments distingués

vendredi 30 octobre 2009

Comuniqué No. 30.

Le Front de Résistance contre le Coup d’Etat au Honduras.
Communique à la population hondurienne et à la communauté internationale:

1. Nous Dénonçons les manipulations et les tactiques dilatoires par lesquelles le régime de facto essaye de gagner du temps, et arriver à la farce électorales du 29 novembre prochain sans avoir rétabli l’ordre constitutionnel et restitué le président légitime Manuel Zelaya Rosales.

2. Nous rappelons que le peuple hondurien ne reconnaîtra pas la campagne et les résultats électoraux du 29 novembre si se prolonge la dictature de l’oligarchie et des forces armées

3. Nous condamnons la campagne de désinformation montée par les médias au service de l’oligarchie, qui essaye de présenter le Front de Résistance contre le Coup d’Etat comme une organisation violente. Nous maintenons que les moyens de lutte pacifique sont les seuls que nous employons depuis 115 jours de résistance.

4. Nous dénonçons que le régime de facto nous mène à une crise économique qui provoque l’augmentation du niveau de pauvreté de la population.

5. Nous exprimons notre indignation face à la répression menée par la police et l’armée, qui se traduit en assassinats de militants de la Résistance, en actions d’intimidation et d’interdiction des manifestations, en procès illégaux et immoraux, aux arrestations de nos compagnons, et plus récemment, en actions d’intimidation des enseignants à travers tout le pays.

6. Nous réitérons notre volonté inébranlable d’installer une Assemblée Nationale Constituante, démocratique et populaire, pour refondre la patrie et la sauver d’une classe économique minoritaire qui exploite les classes de populaires.


“APRÈS 115 JOURS DE LUTTE, PERSONNE NE SE REND”
Tegucigalpa, le 20 octobre 2009

mercredi 28 octobre 2009

Honduras : les amis de Ileana Ros-Lehtinen publient une fausse liste d’appuis à la dictature

Jean-Guy ALLARD


Quelques heures avant qu’il ne publie une lettre appuyant le retour au pouvoir du président Zelaya, à la tête de de plusieurs congressistes démocrates, le nom du représentant Bill Delahunt a été trompeusement placé dans une liste de partisans du gouvernement putschiste par les organisateurs de la visite au Honduras de la républicaine Ileana Ros-Lehtinen.

La principale représentante de l’extrême-droite nord-américaine s’est réunie avec le président usurpateur Roberto Micheletti, en compagnie de deux autres éminents représentants de la mafia d’origine cubaine à Washington : Lincoln et Mario Díaz-Balart.

La liste, destinée à tromper le public, a été diffusée par le quotidien La Prensa de San Pedro Sula au coeur d’un reportage intitulé Ils préparent aux États-Unis la reconnaissance des élections, en référence aux élections illégales de novembre, avec un préambule où on mentionnait que la congressiste nord-américaine Ileana Ros-Lehtinen « a confirmé qu’elle arriverait à notre pays pour écouter le côté de l’histoire que peu de personnes ont voulu entendre : celle du gouvernement de Micheletti ».

Ros-Lehtinen, surnommée La Louve féroce, est une politicienne de Miami d’origine cubaine qui s’est convertie dans les dernières années en porte-parole de l’extrême-droite du Congrès des États-Unis et en défenseure inconditionnelle des politiques les plus agressives d’Israël.

Dans le dossier hondurien, elle a été une des très rares voix au monde appuyant l’imposition au peuple hondurien d’une dictature d’inspiration fasciste.

Israël qui approvisionne Micheletti en armes dites non fatales, est de fait le seul soutien international que reçoit la junte au pouvoir dans le pays d’Amérique centrale.


INITIATIVE POUR APPUYER UNE DICTATURE FASCISTE

Dans son reportage piégé, La Prensa signale que la congressiste républicaine Ileana Ros-Lehtinen a introduit au Congrès des États-Unis une soi-disant initiative afin que l’on reconnaisse les élections honduriennes du 29 novembre.

Ce scrutin a été dénoncé à travers le monde pour manquer totalement de légitimité puisqu’il se déroulera hors du cadre constitutionnel.

« Pour le moment, 28 congressistes ont adhéré à l’initiative HR749 de Ros-Lehtinen ». affirmait le journal avant de nommer divers législateurs dont le démocrate Bill Delahunt.

Alerté au sujet de cette fausse information diffusée au Honduras par les amis de Ros-Lehtinen qui organisent sa visite, le bureau de Delahunt à Washington a annoncé la publication immédiate d’une déclaration.

Quelques heures plus tard, la signature de Delahunt apparaissait en tête d’une lettre adressée au Congrès hondurien, où on réclamait le retour immédiat du président Manuel Zelaya et où on qualifiait de coup d’état les évènements du 28 juin dernier.

Dans le document adressé à José Ángel Saavedra, président du Congrès putschiste, les représentants nord-américains ont déclaré que « le coup d’État contre le président Zelaya a été anticonstitutionnel, que l’absence d’un président légitime, les violations des droits de l’homme et la restriction des libertés civiques sont inacceptables, et que ces conditions rendent impossible des élections justes et libres en novembre".

La signature de Delahunt est suivies de celles de James P. McGovern, Janice D. Schakowsky, Sam Farr, Gregory W. Meeks et Xavier Becerra.

RAPPORT CONFIDENTIEL DE L’AMBASSADE USA

La représentante Ros-Lehtinen et les Díaz-Balart sont bien connus pour leurs liens avec les cercles terroristes de Miami, en particulier avec le délinquant international Luis Posada Carriles, qui profite de nombreuses complicités au Honduras depuis qu’il a géré des opérations dans ce pays pour le compte de la CIA.

Tandis que Ros-Lehtinen se réunissait avec le ministre putschiste des Relations Extérieures, Carlos López Contreras, sa vice-ministre Martha Lorena Alvarado et le cardinal Óscar Andrés Rodríguez. les Díaz-Balart conversaient avec les candidats à la présidence, des membres de la Cour Suprême et des fonctionnaires de haut rang.

Attention : Ros-Lehtinen s‘est réunie avec des fonctionnaires de l’ambassade étasunienne pour recevoir « un rapport confidentiel sur les intérêts de la sécurité nord-américaine au Honduras et dans la région ».

Elle n’a pas précisé quels sont ces intérêts si confidentiels du Nord dans ce pays qu’il a converti en base militaire pour sa guerre sale contre la Révolution nicaraguayenne.

Le quotidien La Prensa, membre de la Sociedad Interamericana de Prensa (SIP), qui dénonce constamment le manque de liberté de presse dans les pays prpgressistes d’Amérique latine, est la propriété du multimillionnaire Jorge "Pepsi" Canahuati Larach, un des complices du coup d’état les plus connus après les chefs militaires et Micheletti lui-même.

Canahuati est détenteur pour le Honduras de la marque Pepsi et des franchises de Pizza Hut, Kentucky Fried Chicken, Seven Up, Teem, Enjoy, Adrenaline, Gatorade, Quanty, Be-Light, Link, SoBe Energy, et (le thé) Lipton.

dimanche 25 octobre 2009

Honduras : le feuilleton des discussions entre Zelaya et Micheletti continue



Les négociations s’étirent au Honduras. Au bouclage de cette édition, les représentants du président constitutionnel Manuel Zelaya et ceux du dictateur Roberto Micheletti discutaient à huis clos une possible sortie de crise.

Suspendues depuis vendredi, la réouverture des conversations hier après-midi à Tegucigalpa semblait avoir réveillé un certain optimisme. "La seule raison pour réouvrir la table de négociations est si le régime de facto présente une proposition avec sens et avec base. On n’acceptera pas de nouvelle tromperie de la part des représentants du putschisme. S’il n’y a pas une base de proposition, nous n’allons pas nous asseoir à la table", avait dit à midi Rodil Rivera, avocat et représentant de Zelaya. La base attendue de la proposition du gouvernement putschiste était d’accepter la restitution du mandataire, et que ce soit une décision du Congrès. A la différence des zelayistes, les michelettistes soutenaient jusqu’à hier que ce devait être la Cour Suprême qui prenne la décision finale au sujet de la restitution à son poste du président renversé.

"Tant qu’ils ne nous apportent pas de proposition sérieuse et objective, nous ne serons pas disposés à prendre une autre initiative", avait déclaré, à son tour, Maira Mejias, ministre du travail du mandataire légitime et négociatrice. Malgré ce climat, les parties ont renoué les discussions. En somme, la contre-proposition de la délégation putschiste a été la suivante : au lieu de la Cour Suprême ou du Congrès, la décision finale sur la restitution ou non de Zelaya devrait être prise par la propre table de négociation. C’est-à-dire, au lieu de laisser la décision suprême entre les mains de n’importe lequel de ces deux pouvoirs constitués de l’État, celle-ci serait une attribution exclusive d’une instance politique par excellence comme la table de dialogue, mais ayant pour "fondement" les opinions de ces deux pouvoirs. "La nouvelle proposition consiste en ce que nous reprenions sous contrôle de la table de dialogue la décision finale sur le problème, mais nous ne pouvons pas le faire tant que nous n’avons pas les décisions de la Cour et du Parlement envers celle-ci", a expliqué Armando Aguilar, membre de la commission du président de facto.

Au bouclage de cette édition, on ne connaissait pas encore de réponse de la part des délégués zelayistes. "Le président qu’a élu le peuple est entouré par les militaires et le président qu’ont choisi les militaires est entouré par les puissants dans la Maison Présidentielle", a synthétisé Zelaya.

Pagina/12, 20 octobre 2009.

Traduit par Amerikenlutte

jeudi 22 octobre 2009

Wendy et Obama

La paix comme médaille et non comme principe

AUTEUR: Allan McDONALD

Traduit par Esteban G.. Édité par Fausto Giudice


Wendy Elizabeth Ávila était née à Tegucigalpa le 28 juin 1985, sous une pluie de cendres mélancoliques.

Barack Hussein Obama est né à Honolulu le 4 août 1961, sous un carnaval de couleurs asiatiques.

Wendy est allée dans une école publique, pauvre comme ses copines, et ses bras étaient toujours chargés de cahiers avec le mot espoir écrit en majuscule.

Obama est allé à la prestigieuse école de droit, Harvard Law School, avec ses sandwiches riches en protéines de la magistrature.

Wendy a grandi avec un sourire franc et dénué de toute illusion.

Obama a grandi parmi les ombres de l'avidité et du mensonge public.

Wendy a aidé chaque jour les tristes bas-quartiers de Tegucigalpa pour alphabétiser des garçonnets et des fillettes.

Obama a mené des campagnes méthodiques qui l’ont fait élir sénateur du treizième district de l'Illinois, pour trouver l'alphabet de la force irrationnelle du pouvoir.

Wendy s’est inscrite dans une université du Honduras pour être avocate et aider ceux qui ont soif de justice.

Obama a été professeur de droit constitutionnel dans la Faculté de ddroit de l'Université de Chicago pour enseigner à ceux qui ont faim de démagogie et de marketing.

Wendy est arrivée à son plus grand honneur en voyant des enfants heureux avec le diplôme qui prouvait qu’ils savaient déjà lire et écrire.

Obama est arrivé à son plus grand honneur en étant le premier président noir, c’est ainsi qu’il a écrit son destin et son histoire pour ceux qui ne savent pas lire dans l'empire.

Wendy était dans sa maison et regardait par la fenêtre le ciel humide en pensant à son anniversaire lorsqu’elle elle a entendu les balles du coup d'État.

Obama déjeunait de frites lorsqu’il s'est aperçu de la transition constitutionnelle du Honduras.

Wendy a fermé ses yeux, a ouvert la porte et est sortie à la recherche de réponses.

Obama a ouvert la fenêtre du bureau ovale et s’est envolé avec Superman pour inventer des questions.

Wendy a immédiatement rejoint le Front National Contre le Coup d’État et est sortie à la recherche de justice, de démocratie et, surtout, de paix.

Obama a juré en tant que quarante-quatrième président des USA et a immédiatement intégré les marées guerrières en Afghanistan et en Irak.

Wendy a marché chaque jour sans repos face au blocus criminel des rues.

Obama a marché dans les jardins de la Maison Blanche sans se préoccuper du blocus criminel contre Cuba.

Wendy, dans les luttes acharnées, sans d’autres armes que la paix a affronté les maîtres du pays et des armes et ils l'ont attaquée avec des fusils lance-grenades et des canons.

Obama s'est engagé à envoyer 40 mille hommes avec des fusils lance-grenades et des canons en l'Afghanistan.

Wendy avait sous les yeux une armée de barbares et demandait la paix.

Obama ordonne que la 4ème flotte navale poursuive.

Wendy continue debout, jour après jour, sur ses bases de lutte pacifique à la recherche de la paix dans les rues de la terreur.

Obama apporte ses bases militaires en Colombie.

Wendy ne perd pas l'espérance de paix.

Obama garde toujours Guantánamo pour l’horreur.

Wendy de nouveau se heurte contre les armes de fumée.

Obama lance des rideaux de fumée.

Wendy tombe à cause des gaz toxiques lancés par des militaires honduriens pour réprimer les manifestants pacifiques.

Obama tombe ennuyé dans son fauteuil, à cause de ce qui se dit sur le Honduras.

Wendy meurt à la recherche de la paix qu’elle a chaque jour réclamée, il était 10 h du soir le samedi 26 septembre à Tegucigalpa.

Obama gagne le prix Nobel de la Paix, il était 5 h, le matin le vendredi 9 octobre à Washington.

Wendy a été veillée dans un pauvre local syndical, avec ses camarades de lutte.

Obama a fêté sa médaille dans les salons dorés de l'élite pacifique, avec vins et fromages qui inspirent la paix gastronomique.

Wendy a cru à son combat.

Obama ne croit pas encore en sa médaille.


Source : Wendy y Obama

Article original publié le 14/10/2009