1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.

1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.
Le chemin de le Refondation n’est pas facile. Dérouter politiquement l’oligarchie par des moyens non violents nous impose une discipline de fer, nous impose d’assurer la démocratie interne du FNRP pour garder le soutien populaire et augmenter la base organisée, formée et mobilisée.

lundi 10 janvier 2011

La Police réprime des voisins de quartier qui protestaient contre la visite du cardinal hondurien Oscar A. Rodríguez


Tégucigalpa, le 7 novembre 2010. Deux personnes ont été arrêtées et plusieurs blessées par la police lors d’une manifestation contre le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, dans le quartier Oscar A. Flores, à Tegucigalpa. Les voisins ont empêché le cardinal de faire une messe, selon la version des habitants du quartier.

La police a attaqué violemment un groupe de personnes qui était ressemblé pour manifester contre la présence du visiteur. Ils ont reçu des coups de matraques et des bombes de gaz lacrymogène selon les images télévisées, dans lesquelles on a pu également constater l’enlèvement de deux jeunes, l’un avec des problèmes respiratoires, selon membres de sa famille. 

Un canal de télévision a transmis les images dans lesquelles la police donnait des coups à tout-e-s les citoyen-e-s présentes, même si le cardinal avait déjà quitté l’emplacement.

Les voisins du quartier se sont rassemblés pour protester contre la visite du religieux, considéré comme l’un des artifices du coup d’état contre Manuel Zelaya Rosales, le 28 Juin 2009.

Comme ont a pu l’observer dans les images, la police agit avec acharnement contre les personnes contre au coup d’état, dès qu’elles expriment de forme publique leur mécontentement.

Le cardinal a participé aux chaînes de radio et télévision, pour annoncer un “bain du sang” dans le pays, si Manuel Zelaya rentrait dans le pays [NDLT : lors de premier essai du Président Zelaya de rentrer au Honduras, en Juillet 2009], et postérieurement, il a remercié les militaires pour leur « défense à la démocratie » et en célébrant de façon anticipée le bicentenaire de l’indépendance.

Traduit par GC de Policía reprime a vecinos de colonia que protestaban contra el Cardenal

Mort d'un héros populaire, mais son exemple est invincible


Omar Rodriguez le propriétaire et directeur de Radio Gualcho est décédé d'une crise cardiaque ce mercredi à Tegucigalpa. Il était le diffuseur de radio le plus engagé de la Résistance au Honduras.

Le peuple du Honduras ressent profondément sa mort. Omar nous a accompagnés dans toutes les luttes, dans les circonstances les plus difficiles et a fait des sacrifices énormes pour transmettre son message de protestation et espoir aux pauvres en dépit des décennies de répression.

Le Bloque Populaire rappelle son style direct, sa solidarité permanente au mouvement et, surtout, sa moralité révolutionnaire. Omar vit dans le peuple, dans leurs luttes et est présent dans tous leurs victoires.

Radio Gualcho, l'insubordinable, l'incorruptible, emblématique moyens de communication des travailleurs a été et continuera d'être notre voix.


                                                              Camarade Omar Rodriguez : Hasta la Victoria Siempre !

                                                                                        BLOQUE POPULAR



Tegucigalpa, le 24 novembre 2010.

Note : Le Comité pour la défense des droits de l'homme au Honduras (CODEH) a décrété trois jours de deuil pour la perte irréparable de notre camarade Omar Rodriguez à partir du 25 novembre. Le CODEH son engagement dans la lutte et la défense des droits de l'homme à travers sa radio pour dénoncer et combattre l'impunité qui nous nuit à tous ; sa fermeté et son dévouement à ses principes face à des menaces et subornation ; et son héritage éthique et moral pour toutes les personnes qui renoncent à l'intérêt personnel et qui continuent à travailler pour le respect et la protection des droits de l'homme.

Note et traduction par KGK de Fallece un héroe del pueblo, pero su ejemplo es invencible

dimanche 9 janvier 2011

Crise et Progrès


Samedi 23 Octobre 2010. 17:46

Aujourd’hui, 21 octobre, la résistance démocratique du Honduras va fêter le jour des Artistes de la Résistance Nationale contre le Coup d’Etat. Ce cas fait contraste direct avec la reconnaissance officielle de ce jour comme la journée des Forces Armées du Honduras. La résistance, qui travaille pour un Honduras véritablement démocratique, a changé le nom de la festivité et a crée une célébration alternative, en considération aux attaques brutales de la part de la police contre des musiciens et leur public, qui ont résulté en une personne morte et des dizaines de blessés. 
Le 15 septembre 2010, un rassemblement non violent et un concert musical à San Pedro Sula, Honduras, a subi une attaque par les forces de police et de sécurité. De façon étonnante, les policiers impliqués dans l’assaut se sont concentrés sur la destruction des instruments des musiciens.

Les musiciens qui ont subi l’attaque ont demandé de changer le nom de la journée du 21 Octobre à « Jour de l’Artiste en Résistance contre le Coup d’Etat ». A cette occasion, le collectif des Artiste en Résistance et le Front National des Jeunes en Résistance (FNJR) ont organisé des concerts pendant cette soirée à San Pedro Sula et Tegucigalpa.

Ces groupes ne représentent qu'une petite partie du Front National de Résistance Populaire au Honduras (FNRP), l'un des groupes sociaux les plus mobilisés actuellement en formation dans l’hémisphère. Le FNRP représente les groupes sociaux, organisations et personnes en provenance de presque tous les secteurs de la société hondurienne. Ils s'organisent pour faire face à une des plus grandes crises des droits humains en Amérique Latine : le coup d’état de 2009 au Honduras, ainsi que l’intimidation, les agressions, la soumission au silence et l’assassinat de tous ceux qui ont résisté aux 2 régimes qui se sont succédés au pouvoir après le coup d’état. L’espoir est que les concerts d’aujourd’hui soulignent la continuité de la crise au Honduras et qu’ils aident à mobiliser la solidarité internationale envers le FNRP.

Crise continue au Honduras

Depuis le coup d’Etat de Juin 2009, deux régimes, le gouvernement de facto de Roberto Michelleti issu du coup d’état et l’administration du président Porfirio (Pepe) Lobo, ont peu fait pour protéger les droits humains. Tandis, la police et les forces de sécurité ont soumis les membres du FNRP, ou ceux identifiés comme en faisant partie, aux arrestations massives, aux tabassages, attaques au gaz lacrymogène, viols et autres formes de tortured et d’enlèvement. Les juges et les autorités qui étaient critiques envers le coup d’état ont été limogés, transférés arbitrairement, et ont subi des procédés disciplinaires.

Au moins dix journalistes ont été assassinés en 2010, dans des circonstances qui indiquent, de façon certaine, qu’il s’agissait d’assassinats [politiques]. Les journalistes qui n’ont pas été tués ont été confrontés à la censure de l’Etat. La violence et la répression des discours politique, des réunions publiques et des critiques démocratiques sont devenus parties intégrantes de la vie quotidienne.

Au lieu d'enquêter sur ces crimes et d’arrêter les agresseurs responsables de ces actes, les autorités honduriennes ont systématiquement fermé les yeux. La version officielle présentée par les autorités honduriennes, et souvent mentionnée par beaucoup de journaux au Honduras (qui ne font aucun effort pour cacher leur soutien au coup d'État et aux régimes post-coup d'Etat), est que la violence est un résultat de la guerre contre les drogues et les gangs. Malheureusement, cette version des faits a attiré un peu de attention dans le monde des blogs et les moyens diplomatiques, malgré le fait que ces spéculations ne sont fondées sur aucune enquête indépendante ni sur des arrestations commises.

L'augmentation de la violence contre des dirigeants syndicaux, des organisateurs communautaires, des journalistes, et des militants, a commencé seulement après le coup d'État, et les objectifs visés sont certainement les dirigeants et les membres de la résistance.

Selon le Comité des membres de la famille des détenus et disparus au Honduras (COFADEH) quatre-vingt trois assassinats des membres du FNRP ont eu lieu, d'innombrables blessures lors des attaques, et un flux constant d'exilés qui ont fui le pays après avoir été violé(e)s ou torturé(e)s, et/ou qui ont vu leur vie menacée pour avoir intégré la résistance, ou être perçu comme en faisant partie.
Est-il temps de «passer à autre chose »?

Malgré le renversement l'année dernière, du président démocratiquement élu Manuel Zelaya, malgré les mesures de répression du régime intérimaire putschiste de Micheletti, malgré l'illégitime «élection» de Pepe Lobo (que des groupes comme le Centre Carter et même l'Organisation des Nations Unies ont refusé d'accepter en raison de son illégalité manifeste), malgré l'absence de justice pour les victimes du coup d'Etat, et malgré la violence politique ultérieure et permanente, les autorités d’après le coup ont dit, à plusieurs reprises, qu'il était temps « que le peuple hondurien passe à autre chose ».

La dernière incarnation de l'effort pour "passer à autre chose" de la part de Pepe Lobo est la fausse invitation du FNRP au dialogue sur le processus de l'Assemblée constituante. Le FNRP a considéré l’invitation avec soin. Deux assemblées séparées se sont formées, une intégrée par des membres de la Direction et une autre en Assemblée Générale, et la décision prise a été de rejeter l’invitation au dialogue en considération de la violence et la répression visées envers la résistance.  Les motifs de rejet incluent le fait que le président Zelaya continue d’être en exil forcé, à cause des fausses accusations contre lui ; le fait qu’il y ait beaucoup des prisonniers politiques;  et le fait qu’aucune responsabilité n’a été assignée pour les violations aux droits humains des membres du mouvement. Les leaders du FNRP ont déclaré que [l’invitation au dialogue] n’était qu’une autre tentative de Lobo de légitimer son autorité en face d’une audience nationale et internationale.

Progrès de la résistance
Le FNRP s'est engagé à modifier la Constitution du Honduras, mais d'une façon telle que le changement reflète la démocratie et les droits de l'homme.  Beaucoup au Honduras voient la Constitution comme écrite pour le bénéfice des élites du pays, en donnant très peu de droits aux pauvres et historiquement marginalisés. Certaines voix se lèvent pour dire que la Constitution est une des principales raisons pour lesquelles le Honduras a l’un des taux les plus élevés de pauvreté et de différences entre les riches et les pauvres dans les Amériques.

L'Assemblée constituante a été l'objet principal du FNRP une grande partie de l'année dernière. Récemment, 1,3 million de signatures ont été rassemblées et présentées pour soutenir le processus.

À première vue, cela peut sembler illogique [de rejeter le dialogue]. Si c’est bien le principal objectif du mouvement, et que l'actuel président veut en parler, la résistance ne devrait elle pas, au moins, essayer de participer? La résistance considère Lobo comme un fonctionnaire illégitime participant activement dans la répression contre le FNRP.  Le dialogue avec Lobo avait le potentiel de compromettre le processus démocratique prudent et profond que le FNRP a établi depuis plusieurs mois avec tous les secteurs de la société hondurienne, avec les syndicats, les jeunes, les paysans, les groupes LGBT (Lesbiens, Gay, Bisexuels et Transsexuels) et au-delà.

Le FNRP a décidé de continuer sur l'Assemblée constituante à travers d’un processus autonome, profondément démocratique. C’est incroyablement émouvant, et historique pour notre hémisphère et c’est un exemple de démocratie participative duquel on peut tous et toutes tirer des leçons.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis, vingt-neuf membres du Congrès ont pris une mesure audacieuse, particulièrement en cette période précédant les élections de mi-mandat, en émettant une ferme condamnation du «bilan déplorable des droits humains » au Honduras, en citant plusieurs cas récents de violence politique.
(Voir http://quotha.net/docs/honduras/10.19.10.Dear_Colleague_Letter.pdf pour plus d'informations)

Les membres du Congrès ont déclaré leurs «graves préoccupations du fait que l’Etat de droit soit menacé directement par les membres de la police et des forces armées du Honduras", et ils ont demandé à l'administration d’Obama de cesser toute aide directe aux autorités honduriennes, en particulier à la police et à l'armée. Ils ont également demandé aux les Etats-Unis de mettre fin à son lobbying pour la réintégration du Honduras auprès de l'Organisation des États américains (OEA).

Bien que la majorité des pays membres de l'OEA soit resté ferme dans sa position de refus envers l’entrée du Honduras à l'OEA, la secrétaire d'Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton a fait du retour du Honduras à cette organisation une priorité pour son pays dans la région ; en donnant de l’importance au sujet lors de rencontres avec les chefs des Etats des pays latino-américains, et en plaidant  pour la réincorporation en diverses réunions soutenues. Pour des raisons que le Center for Constitutional Rights établit dans notre lettre ouverte à la secrétaire d'État Hillary Clinton, l'administration d’Obama doit éviter l’admission et l'OEA doit rester ferme en rejetant le Honduras de ses membres.  (Voir http://ccrjustice.org/files/CCR%20Letter%20to%20Clinton-Honduras.pdf pour plus d’informations)

Les personnes qui travaillent en solidarité avec les peuples en organisant pour l’accès à la démocratie, l'égalité, et la justice sociale dans les Amériques sont scandalisées de voir que l'administration Obama est devenue l'allié le plus important du régime de Lobo. Sans le soutien des États-Unis, le régime de Lobo n'aurait pas été en mesure d’effectuer ses élections illégitimes, ni de se maintenir au pouvoir si longtemps comme il l'a fait.

Mais l'histoire montre que les régimes anti-démocratiques en Amérique latine et ailleurs peuvent être surmontés, même quand ils ont le soutien des Etats-Unis, à travers des campagnes pour la démocratie et les droits humains. Le FNRP s'emploie à montrer la voie au Honduras. Ceux d'entre nous qui sont solidaires à l’étranger, regardons avec admiration leur travail pour transformer leur pays, et saluent leurs efforts pour le faire dans la joie



Écrit par Bill Quigley et Laura Raymond.
Bill et Laura travaillent pour le Center for Constitutional Rights.
Contactez Bill à: quigley77@gmail.com Esta dirección electrónica esta protegida contra spambots. Es necesario activar Javascript para visualizarla , et Laura à : ljraym@gmail.com Esta dirección electrónica esta protegida contra spambots. Es necesario activar Javascript para visualizarla  

Publié dans commondreams.org Honduras: Crisis and Progress

Le comité exécutif du FNRP proposera des séries de dialogues internes pour atteindre l'unité, et également le pouvoir de la nation.


Mardi 09 novembre 2010 
En Janvier le FNRP pourrait définir la forme juridique à partir de laquelle il participera à la lutte politique. 
Red Morazanica de Información. 
Tegucigalpa, MDC. 09 novembre 2010. Le Comité exécutif national de  Résistance Populaire  (FNRP), présidé par son coordonnateur général, Manuel Zelaya,  proposera à l'Assemblée qui aura lieu le 20 novembre, de « renforcer, immédiatement, le dialogue au niveau le plus élevé, pour parvenir à un consensus, au sein des organisations qui l’intègrent ». 

Le Dialogue implique  « d’autres organisations sociales et politiques liées à notre positionnement programmatique et idéologique ». « Jusqu'à atteindre des arrangements et des accords afin de parvenir à l'unité et finalement, au pouvoir de la nation,".
De même, il inclut la participation des collectifs nationaux, municipaux, de quartiers sur les thématiques de leur choix. Pour faire face à  tout type de scénario « La  démocratisation interne du FRNP », sera un thème central pour convertir le FRNP en un FRONT INCLUANT. 
Ils promouvront, au plus tard à l’assemblée de janvier, l'approbation en accord avec la base « les étapes et la forme juridique à partir de laquelle s'inscrira la participation à la lutte pour  la puissance de la nation.
Dans le même temps, ils demanderont d’informer  suffisamment le peuple sur les alternatives juridiques éventuelles de participation politique, en considérant les accords politiques qu'il estime appropriés, ce qui « n'exclut pas les alliances avec les groupes politiques dans la résistance, ou les partis politiques qui partagent la lutte idéologique, le programme et la déclaration de principes ». 
Les déclarations  souveraines, en faveur de la constituante et du retour de José Manuel Zelaya, du  père Andrés Tamayo et des exilés, doivent être soumis à l'Assemblée pour son approbation et spécifier « Des actions énergiques pour faire respecter ce mandat populaire », afin de mettre en œuvre le mandat dont ils sont les dépositaires. 
Au sein des neuf points à présenter à l'Assemblée, le Comité exécutif demande la  diffusion  massive  sous une forme accessible » de l'idéologie politique, de la base de la programmation, de la doctrine et des règlements conceptualisés  et approuvés par le FNRP et exprimé dans les documents officiels. 
De plus, un appel à intensifier les activités de formation est formulé. Ils ratifient que « tout projet politique au Honduras doit tout d'abord intégrer la jeunesse à l’organisation conformément à l'engagement pris par le FNRP. » 
Le Comité exécutif demandera à l'Assemblée de « réaffirmer la vocation du FNRP à être une force politique populaire organisée pour atteindre le pouvoir de la nation d’une façon pacifique et démocratique à partir des collectifs déjà organisés ». 
Et, en outre, qu'ils prennent pleinement conscience  des conditions défavorables causées par la répression, la fraude,   et des mesures extraordinaires qu'exigent ces limitations.

jeudi 9 décembre 2010

DECLARATION DU COMITE DES PRISONNIERS, PERSECUTES ET EXILES POLITIQUES DU HONDURAS (CPPEPH)



Le régime de Lobo prépare une manipulation des victimes du Coup d’Etat lors de l’audience des tortionnaires du 12 août 2009.

Le mois de novembre a débuté par un grand montage médiatique dans le but d’améliorer l’image du régime putschiste, à l’occasion du voyage à Genève d’une nombreuse et coûteuse délégation, menée par la déléguée présidentielle, la nouvelle ministre des droits de l’homme, la procureur des droits de l’homme et d’autres, pour assister à l’examen périodique universel (EPU) de la situation des droits de l’homme au Honduras.

Lors de ce spectacle, 136 engagements ont été pris ; mais il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour que ces engagements soient violés par un juge, lorsque celui ci a dicté des mesures de contrôle judiciaire contre un groupe de policiers coupables d’actes de tortures sans même les suspendre de leur poste.

Nous dénonçons qu’un nouveau spectacle se prépare maintenant, dans la continuité de la stratégie de manipulation et d’utilisation des victimes du coup d’état militaire, et plus particulièrement des 26 personnes détenues illégalement le 12 août 2009 (24 adultes et 2 mineurs), qui ont été battues et torturées dans une des prisons clandestines tristement célèbre dans les années 80 (escadron COBRA et CORE-7). Lors de cette arrestation illégale, aucune action du procureur des droits de l’homme n’a été prise, alors que cette personne était présente depuis 2 heures de l’après midi au rez de chaussé de l’assemblée nationale (converti pour cette occasion en centre de torture à la vue même des députés) et également présente après neuf heures du soir dans les installations de l’escadron COBRA.

Le 13 décembre prochain, il est prévu de convertir en espèce de “reality show” l’audience des personnes torturées le 12 août 2009 : les agresseurs et les victimes se convertiront en acteurs d’un spectacle grossier. Le régime jugera les policiers non gradés et non les responsables, connus comme des génocidaires et violeurs des droits de l’homme depuis de nombreuses années.

Pour compléter le show, les membres de la commission officielle de vérité et réconciliation (CVR) sont invités, alors qu’aucune des victimes ne leur a présentés de témoignages et ce malgré les menaces à leur encontre d’obstruction de la loi, et malgré les tromperies qu’utilisent les membres de la CVR en se présentant comme des consultants des Nations Unies et non comme de enquêteurs.

NOUS NE VOULONS PAS DE LA PRESENCE DE LA CVR A L’AUDIENCE, parce qu’elle a été nommée par le gouvernement de facto de Porfirio Lobo Sosa dans el contexte de l’échec de l’accord Tegucigalpa-San José et parce que ses objectifs ne sont pas de rechercher la vérité, mais de justifier la violence et d’assurer l’impunité aux agresseurs.

Pour ces raisons, nous assisterons à l’audience des tortionnaires la tête haute, pleins de la dignité d’un peuple qui se maintient en résistance pacifique et dans l’espoir qu’un jour seront punis ceux qui ont endeuillé la patrie.

L’administration issue du coup d’état a institutionnalisé la violence et la répression au Honduras ; la violations des droits de l’homme depuis18 mois atteignent des milliers de victimes, bien que M. Lobo passe son temps à les dénigrer et à mentir ouvertement dans l’espoir d’être un jour reconnu. Avec maintenant la « loi antiterroriste », le terrorisme d’état va pouvoir devenir sa nouvelle politique.

Nous répétons que nous rejetons ce show qu’ils prétendent monter avec notre douleur, parce que la paix dans la justice et la dignité n’est possible qu’avec le châtiment des responsables. Le droit des victimes est de connaître la vérité historique cachée derrière les assassinats, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées et les actes de torture perpétrés par l’état.

“POUR LA VERITE ET LA JUSTICE”.
Tegucigalpa, Honduras. 04 décembre 2010
COMITÉ DES PRISONNIERS, PERSECUTES ET EXILES POLITIQUES DU HONDURAS (CPPEPH)

dimanche 5 décembre 2010

Manuel Zelaya: Wikileaks confirme que les Etats Unis étaient au courant du coup d’Etat au Honduras et met en difficulté Obama

Le télégramme révélé par Wikileaks et envoyé à Washington par l’ambassadeur des Etats Unis à Tegucigalpa, Hugo Lorens, « révèle que les Etats Unis était parfaitement conscient du coup d’Etat et met en sérieuses difficultés l’administration Obama » assure le président hondurien expatrié, Manuel Zelaya.

Ce document nous servira devant la justice pour assoir un précédent et punir les putschistes afin d’éviter que se reproduise des coup d’Etat: la Cour Pénale Internationale et la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme sont les institutions face auxquelles l’Etat hors la loi se trouve mis en accusation » annonce Zelaya, également coordinateur du Front National de Résistance Populaire.

Le coordinateur de la résistance applique l’adage populaire selon lequel « la confession des parties constitue une preuve » pour expliquer que la complicité des Etats Unis soit mise à jour dans la mesure où ils gardèrent le silence alors qu’ils connaissaient au préalable la planification et l’exécution du coup d’Etat  et également les évènements qui lui ont succédé.

De la même manière, il met en valeur que le télégramme révélé par le projet Wikileaks met à nu l’existence d’un scénario ourdi contre la démocratie qui délégitime le régime actuel. Aujourd’hui nous savons qu’ils savaient la vérité affirme Zelaya.

Ce qui, selon le président expatrié, constitue une raison urgente pour que le document révélé soit publié et dénoncé face à l’ensemble du peuple hondurien et également pour nous obliger « à lutter contre cet adversaire que nous n’avons pas cherché ni provoqué ».
Les Etats Unis doivent se convertir en une partie de la solution.

Zelaya considère que face à la confirmation dans le document divulgué par Wikileaks de l’ingérence nord américaine dans les affaires internes du Honduras, ingérence déjà maintes fois dénoncée, il existe un droit moral à exiger que la violence qui sévit dans le pays s’interrompe et comme les désirs de démocratie se sont envolés, les Etats Unis doivent se convertir immédiatement en une partie de la solution, et promouvoir le jugement des criminels et l’instauration de réparations pour les victimes. Rien d’autre n’est acceptable.

Le coordinateur général du FNRP critique l’incohérence de la conduite des Etats Unis dans la mesure où ils appuient le dictateur lorsqu’il réalise des élections et se taisent actuellement face à l’impunité des putschistes et s’associent à ces derniers lorsqu’ils souhaitent blanchir le coup d’Etat.

Dans le cas où la position révélée par Wikileaks correspond à l’opinion des Etats Unis “ pourquoi la secrétaire Clinton et Obama ont ils appuyés la réalisation d’élection sous  le joug du dictateur et pourquoi sont ils en train de blanchir le coup d’Etat ? questionne Zelaya.

Au Honduras, actuellement les acteurs intellectuels et matériels du coup d’Etat ainsi que ceux qui violent les droits de l’homme sont protégés  avec l’appui des Etats Unis.

Si Obama comme Clinton savent que la CIA et le Pentagone sont impliqués dans le coup d’Etat au Honduras, que la répression, la violation des droits de l’homme, l’assassinat de journalistes, de paysans et de membres de la résistance continuent, pourquoi gardent ils le silence et promeuvent ils l’oubli de tous les méfaits commis par les assassins qui se sont convertis en dictateurs ? demande Zelaya.

Le coordinateur du FNRP note que c’est un paradoxe que les Etats Unis reconnaissent le délit et « que j’ai été déchu mais qu’ils taisent la persécution des putschistes contre les 187 exilés et  les honneurs qui ont été attribués au dictateur Micheletti (président de fait durant le coup d’Etat)»


Traduit par RAS de Manuel Zelaya:Wikileaks confirma Estados Unidos conocía Golpe y pone en aprietos a Obama

mardi 30 novembre 2010

Quand Wikileaks dément Libé…


On se souvient de la complaisance immédiate de la presse française, Libération en tête, pour le coup d’État perpétré au Honduras, dont le régime de facto continue depuis à assassiner ou a "disparaître" des centaines d’opposants. Un des arguments des journalistes français était que le président Zelaya aurait voulu se perpétuer au pouvoir… Les premiers documents publiés par Wikileaks apportent un clair démenti à cette vision. Le président chassé renversé, Manuel Zelaya a dénoncé dans une entrevue exclusive à TeleSUR ce 29 novembre la double morale des États-Unis qui savaient que son exil et le gouvernement de facto de Roberto Micheletti attentaient contre la constitutionnalité au Honduras, mais n’en ont pas tenu compte. Au contraire ils ont encouragé puis avalisé des élections frauduleuses tandis que la résistance se pressait autour de l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa où il s’était réfugié.
“Ce document va nous permettre de saisir la Cour Pénale Internationale et des Droits de l’Homme pour dénoncer les États-Unis comme État violeur des droits humains puisqu’il n’a pris aucune mesure contre le coup d’État et que les révélations de Wikileaks démontrent leur implication et leur volonté de couvvrir ce qu’ils savaient être un délit”.
Manuel Zelaya s’étonne du contrôle des médias internationaux qui ont occulté la vérité, totalement ou en partie, alors qu’on savait déjà, avant la publication de Wikileaks, que Washington était complice du coup d’État.
Le président renversé a déclaré que “les services secrets nord-américains connaissaient le coup d’État et les plans de nettoyage idéologique des faucons de Washington, en particulier l’assassinat de journalistes et la répression de la dissidence, non seulement sous le régime de Micheletti mais aussi sous celui de Lobo”.
Le président considère que le gouvernement d’Obama est dans l’obligation pressante de répondre “pour la violation des droits de l’homme au Honduras”. Zelaya souligne le paradoxe de la mention récente par les États-Unis que l’évaluation des droits de l’homme n’était pas un préalable à la discussion sur le retour du pays centraméricain au sein de l’Organisation des États Américains (OEA).
Dans le texte révélé par Wikileaks, l’ambassade des États-Unis au Honduras reconnaît qu’il n’a “jamais été démontré que le président Zelaya ait enfreint la loi” et affirme que l’argument selon lequel il voulait se perpétuer au pouvoir était “une pure supposition”.
Le document révèle que les arguments employés par Micheletti, les militaires et les politiques putschistes “n’ont pas de valeur substantielle” et ajoute que “certains sont ouvertement faux”.
Le rapport considère que plusieurs des mesures exécutées par les putschistes furent “clairement illégales” comme le fait que “les militaires ont chassé Zelaya du pays sans autorité pour le faire”, ce qui “a violé de multiples garanties constitutionnelles, dont l’interdiction d’expatriation, la présomption d’innocence et le droit à un procès légal”.
Les États-Unis sont le pays qui a le plus tardé à appliquer des sanctions à la suite du coup d’État contre le président Zelaya, alors que d’autres gouvernements comme ceux de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA), et du Marché Commun (Mercosur), se sont prononcés immédiatement contre le coup d’État.
Au bout de 73 jours, les États-Unis avaient décidé de “suspendre” l’aide du Compte pur le Défi du Millénaire destinée au pays centraméricain, pour l’ordre de 11 millions de dollars, mais quelques mois plus tard la secrétaire d`État Hillary Clinton annonçait le rétablissement des relations et de l’aide financière au régime de Porfirio Lobo.
Source : www.telesurtv.net
Traduction : Thierry Deronne

Wikileaks révèle la participation des Etats-Unis au coups d'état.

Wikileaks a diffusé un document de l'ambassade des Etats-Unis au Honduras daté du 24 juillet 2009. Dans ce document l'ambassade qualifie clairement le coups d'état comme un coups d'état  et comme illégal, que le parlement honduriens n'avait pas le pouvoir  de destituer le président Zelaya, que les arguments des putschistes n'était pas valable.
Ceci n'a pas empeché par la suite les Etats-Unis d'appuyé le coups d'état en reconnaissant la validité des élection réalisé sous la dictature.
Le document :
La réaction de Manuel Zelaya :

jeudi 25 novembre 2010

"Au Honduras, la normalisation par la guerre sale" Jean Ortiz


Depuis la farce électorale du 29 novembre 2009 destinée à blanchir le coup d’Etat militaire du 28 juin contre le président Manuel Zelaya, la « médiacratie » a bien fait les choses : avec la bénédiction des Etats-unis et de l’Europe, le Honduras aurait retrouvé la démocratie.
Or, voilà que les masques du prétendu « gouvernement de réconciliation nationale » tombent. Comme dans les années 1980, le pouvoir a entrepris une campagne de liquidation sélective des militants et dirigeants du Front national de résistance populaire (FNRP), à travers des escadrons de la mort qui sévissent en toute impunité. Le 23 mars, le professeur Manuel Flores a été abattu dans son établissement, San José de Pedregal, devant ses élèves et collègues. Dirigeant syndical du Collège des professeurs de l’enseignement secondaire, il était également membre du Parti socialiste centraméricain. Le 26 mars, des journalistes du Canal 4 de Juticalpa, Ballardo Mairena et Manuel Juarez, ont été criblés de balles par des hommes armés qui leur avaient tendu une embuscade. Ces deux morts s’ajoutent aux cinq journalistes assassinés en quelques mois par le régime du président Porfirio Lobo.
Le 25 mars, onze dirigeants syndicaux de l’Enseignement supérieur de l’Université nationale autonome du Honduras (UNAH) ont été arrêtés, ligotés et enchaînés comme des malfrats. Dans le département d’Atlantidá, cinq paysans ont été abattus depuis le début de l’année, dont José Antonio Cardoza et José Carias, du Mouvement unifié des paysans d’Aguán (Muca). Le défenseur de la forêt, Francisco Castillo, a également été liquidé.
La haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), Mme Naty Pillay, a demandé le 15 mars que s’ouvre une enquête sur « les cas de violations du droit à la vie, torture, arrestations arbitraires et viols » au Honduras.
Le coup d’Etat préventif du 28 juin 2009 était bien un avertissement à tous les peuples d’Amérique latine, une tentative de coup d’arrêt, d’intimidation envers l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), et visait à refaire du Honduras le gendarme américain en Amérique centrale.
Renforcée, plurielle, inventive, non-violente, l’opposition hondurienne, rassemblée au sein du FNPR, ne désarme pas. Elle va entreprendre, d’avril à juin, une grande consultation nationale pour recueillir les signatures de 30 % des électeurs en vue d’exiger une Assemblée constituante débouchant sur la refondation du pays, par l’élaboration d’une constitution ayant désormais pour garant le peuple et non l’armée et l’oligarchie.
L’Union européenne se tait ; elle a repris tant ses relations avec Tegucigalpa que les négociations commerciales avec l’ensemble de l’Amérique centrale – dont fait partie le Honduras – pour signer en mai prochain un traité de libre commerce.
Jean Ortiz
source: http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-04-01-Honduras

Réunion de dictateurs à Tegucigalpa

 
L'ex dictateur de Colombie, Uribe, était en visite chez le dictateur du Honduras Lobo, un troisième dictateur est venu secrètement : celui du Panama Martinelli. La réunion a eu lieu dans la nuit de Dimanche à Lundi. Le but aurait été de coordoné la transformation du Honduras en asile pour tout ce que l'Amérique latine compte de pustchiste, criminels contre l'humanité, répresseur, assassins, terroristes, etc. Il y a quelques jours le dictateur du panama a accordé "l'asile politique" a une ancienne colaboratrice d'Uribe (María del Pilar Hurtado, poursuivie pour l'affaire des écoutes téléphonique chuzadas).
 
Uribe est ensuite passé au Panama.