1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.

1 346 876 honduriens ont dit OUI à la constituante.
Le chemin de le Refondation n’est pas facile. Dérouter politiquement l’oligarchie par des moyens non violents nous impose une discipline de fer, nous impose d’assurer la démocratie interne du FNRP pour garder le soutien populaire et augmenter la base organisée, formée et mobilisée.

samedi 27 mars 2010

Communiqué

Le Front de Résistance Populaire communique à la population hondurienne et à la communauté internationale:

L’oligarchie hondurienne a déployé une campagne active d’attaque des dirigeants populaires du FNRP. Depuis quelques semaines, les mass medias qui ont participé au coup d’état et qui aujourd’hui soutiennent le régime de facto de Pepe Lobo sont encore plus agressifs et recourent à toutes les formes de mensonge pour salir l’image de la Résistance.

Le cas du camarade Rafael Alegría est caractéristique: Coordinateur de Vía Campesina et membre de la coordination du FNRP, il est victime d’une série d’attaques des médias putschistes. Nous craignons que cette campagne soit le préambule à une persécution politique et juridique.

Nous exigeons que soit mise une fin à cette campagne et nous rappelons que ni les mensonges ni la répression ne viendront à bout de notre lutte pour la refondation du Honduras.

Nous résistons et nous vaincrons !

Tegucigalpa le 18 mars 2010

lundi 15 mars 2010

AMNISTIE OU IMPUNITE - CPPEPH


En tant que Comité des Prisonniers, Poursuivis et Exilés Politiques du Coup d’Etat au Honduras (CPPEP), nous n’acceptons pas une amnistie où nous serions les protagonistes, puisque aucun ni aucune de nous n’a commis de délit, et que nous sommes bien au contraire victimes d’une machine judiciaire corrompue, contrôlée par les mêmes groupes qui dirigent ce coup d’état.


En demandant l’amnistie, nous offenserions nos camaradas assassinés et leurs familles car nous légitimerions ainsi l’impunité pour les délinquants qui ont mis en deuil les familles les plus humbles du Honduras.


Le lundi 22 février est entré en vigueur le décret d’amnistie qui précise que celle ci sera accordée à la demande expresse des l’intéressés, mais le parquet a manifesté que “ceux qui pensent être concernés par l’amnistie devront se rendre devant les tribunaux pour s’excuser des délits et invoquer le décret d’amnistie pour que le juge la leur concède définitivement. En cas de doute il appartiendra au juge de décider”.


Ceci signifie que nous devons faire confiance aux procureurs et aux juges, alors qu’ils sont impliqués dans la machination judiciaire qui a violé l’état de droit. Ce n’est donc rien de plus qu’un piège.


En tant que victimes, nous ne demandons pas de vengeance, mais exigeons la justice et ferons tout ce qui est en notre possible pour que cesse la violence contre les citoyens. Au Honduras, nous tirons les leçons du passé, et transformons le présent pour que nos enfants, nos petits enfants et les générations futures ne vivent jamais l’injustice qui règne aujourd’hui sur nos terres.


Pour toutes ces raisons, le CPPEP manifeste que la mal nommée Amnistie ne peut être "le début de la réconciliation", pour reprendre les mots de Porfirio Lobo dans son discours de prise de pouvoir au Stade national. Celle ci ne sert qu’à empêcher que soient inculpés, jugés et sanctionnés les responsables des graves violations des droits de l’homme, laissant ces faits impunis, et ouvrant la porte aux délinquants et aux assassins pour de nouveaux méfaits.


Nous vivons au Honduras sous la menace de la violence, mais malgré cela nous continuerons notre lutte pour obtenir la justice pour deux qui sont les vraies victimes du régime actuel illégal, qui cherche à cacher sa vraie nature répressive sous des mensonges énormes comme cette amnistie.


A Tegucigalpa le 25 février 2010


COMMITÉ DE PRISONNEIRS, POURSUIVIS ET EXILES POLITIQUES DU COUP D’ETAT AU HONDURAS (CPPEPH)

mercredi 10 mars 2010

Comuniqué No. 51


Le Front de Résistance Populaire informe la population hondurienne et la communauté internationale:

  1. Nous annonçons l’organisation d’une consultation nationale pour convoquer l’Assemblée Nationale Constituante Participative et Populaire. La convocation est prévue pour le 28 juin 2010, tournée anniversaire du coup d’état : c’est la volonté inébranlable du peuple de construire une véritable démocratie et de transformer le système d’injustice et de répression mis en place par l’oligarchie.
  1. Nous condamnons l’ingérence du gouvernement des Etats Unis dans les affaires internes de notre pays, via son ambassadeur, qui de manière vulgaire essaye de légitimer le régime de facto à travers un faux dialogue national ignorant le rejet de la dictature par la majorité de la population.
  1. Nous alertons les organisations des droits de l’homme et la communauté internationale face à la situation grave que vivent nos compagnons du Mouvement Unifié des Paysans de l’Aguan (MUCA) : une campagne médiatique et politique tente de décrédibiliser la lutte qu’ils mènent pour le droit au travail.

Nous rendons responsable Miguel Facussé Barjum et le régime de facto de Porfirio Lobo de tout acte de violence à l’encontre de cette communauté paysanne.

De même, nous dénonçons les medias de l’oligarchie, en particulier les quotidiens La Prensa et El Heraldo, propiétés de Jorge Canahuati Larach, ainsi que les chaînes de télévision de la Corporation Televicentro, propriété de Rafael Ferrari, qui présentent les familles de travailleurs et les dirigeants populaires comme des terroristes.

  1. Nous rappelons que le FNRP rejette l’offensive que le régime de facto mène contre la clase des travailleurs et leurs représentants. Nous exigeons que soit respecté le droit syndical de nos camaradas du Syndicat des Travailleurs de l’Université Nationale Autonome du Honduras.
  1. Nous convoquons les deuxièmes Rencontres pour la Refondation du Honduras qui se auront lieux dans la ville de La Esperanza, du 12 au 14 mars. Y seront poursuivies les activités pour dessiner et exiger l’Assemblée nationale Constituante.

Nous résistons te nous vaincrons !

Tegucigalpa le 4 mars 2010

jeudi 4 mars 2010

Communiqué de presse.



Honduras : continuité de la dictature, sanglante escalade répressive.

Le 27 janvier 2010 au Honduras, Porfirio Pepe Lobo, désigné successeur du putschiste Roberto Micheletti lors d’un suffrage boycotté par la grande majorité des Honduriens, prend possession de la présidence de l’État. Il représente la continuité du coup d’état du 28 juin 2009 sous une forme plus présentable. « Élu » par seulement 15% de la population, sans aucune légitimité démocratique, il n’est qu’une marionnette dans les mains de l’oligarchie économique et militaire.

Le président constitutionnel Manuel Zelaya, dont le mandat officiel se terminait ce jour là, avant de quitter l'ambassade du Brésil où il était assiégé depuis le mois de septembre par les forces armées, a procédé, par l’intermédiaire de JuanBarahona représentant du Front de Resistance Populaire contre le coup d’état, à une transmission symbolique de l’écharpe présidentielle au peuple hondurien en lutte.
Craignant pour sa vie, il a gagné la République Dominicaine accompagné par le Président dominicain Leonel Fernandez qui a obtenu des putschistes un sauf conduit. Avec ce sauf conduit permettant l’exil de Manuel Zelaya, Porfirio Pepe Lobo croit avoir enclenché un processus de réconciliation nationale.
Avec la prise de possession du nouveau gouvernement illégitime, les forces putschistes veulent accomplir avec succès une stratégie qu'ils ont appliquée depuis le moment d'usurpation du pouvoir: légitimer le coup d'état à posteriori par des élections nationales. De plus, ils essaient ainsi de se garantir l'amnistie et l'impunité des délits politiques et violations des Droits de l'Homme commis depuis le 28 juin 2009. Par ailleurs et à l’instar de Pinochet au Chili, Roberto Micheletti s’était déjà autoamnistié en se faisant nommer député à vie.

Pour le Front de Resistance Populaire hondurien, qui avait appelé ce jour là à manifester massivement et pacifiquement contre l’investiture de Pepe Lobo, la seule issue possible passe par l’arrestation et procès des putschistes pour crime de lèse-humanité et par la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante. Le Front confirme sa décision de ne pas reconnaître le régime de Porfirio Lobo, le considérant comme la continuité de la dictature imposée par l’oligarchie à travers le coup d’état. «…Nous maintenons l’exigence d’un retour à l’ordre institutionnel et d’installer l’Assemblée Nationale Constituante démocratique et populaire, en accord avec le droit souverain du peuple de définir la société dans laquelle il vit …»¨

Juan Barahona a déclaré lors de l’acte de transmission de pouvoir du Président Manuel Zelaya au peuple hondurien: « La Résistance ne reçoit pas cette écharpe comme un trophée ou une simple reconnaissance pour ses efforts. Elle la reçoit comme la plus haute responsabilité : celle de représenter le Peuple et d’obtenir que surgisse la réelle Démocratie, participative et populaire ( …) Nous luttons pour la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante Populaire révolutionnaire, elle ira bien au delà des réformes tièdes qui laisseraient intact le système des privilèges, système qui permet aux puissants de vivre dans un luxe infini exploitant le travail des pauvres, volant les biens publics et exploitant sans pitié les ressources naturelles (…) Nous voulons une société neuve, un être humain neuf, qui n’exalte pas l’égoïsme come valeur suprême mais qui cherche au contraire le développement intégral de la collectivité. Nous aspirons à forger des personnes solidaires, qui ressentent comme leur la misère des autres et qui luttent pour éliminer les injustices sociales provoquées par le capitalisme, le patriarcat et le racisme (…) Nous nous battons pour une patrie libre d’ingérences externes, sans bases militaires pour menacer nos frères centraméricains, sans transnationales pour voler impunément nos richesses, sans classes politiques aux ordres de l’empire…» ¨

Avec le maintien de la dictature avec à sa tête Porfirio Lobo au service des intérêts économiques des grands propriétaires terriens et des grands entrepreneurs locaux et internationaux qui s’obstinent à intensifier le modèle néolibéral capitaliste, générateur de pauvreté et d'inégalités ainsi que de l’exploitation indiscriminée des ressources naturelles, le peuple s'est vu ravir la possibilité de déterminer son avenir.

De plus, le coup d’état au Honduras qui s’inscrit dans la persistance du contrôle de la région par les pouvoirs économiques des sociétés transnationales états-uniennes qui avec le soutien de Washington prétendent inverser les processus de changements sociaux à l’œuvre en Amérique Latine, montre, encore une fois, la détermination des États Unis de ne pas permettre le développement des processus sociaux et politiques en Amérique Latine qui ne soient pas contrôlés par eux, sous traitant aux forces armées locales la défense de ses intérêts. L’armée hondurienne n’a jamais mené d’autres guerres que celles contre son propre peuple.

Depuis dans le pays, c'est une vague de répression sanglante contre les membres actifs de la Résistance qui s'est abattue, intensifiant encore la répression constante qui sévit le peuple hondurien depuis le coup d'État du 28 juin 2009. Des assassinats, des disparitions, des arrestations et de menaces ont caractérisé les dernières semaines au Honduras.

Dans son communiqué du 15 février Le Front de Résistance Populaire dénonce la stratégie de l’oligarchie d’affaiblir ainsi les organisations populaires qui maintiennent leurs exigences de rétablissement de la démocratie et de convocation d’une Assemblée Nationale Constituante Populaire.

Le CODEH (Commission des Droits Humains d’Honduras) avec une Plate-forme composé de diverses organisations des droits de l'homme dénonce un plan de terreur pour en finir avec le processus de développement d'une alternative politique et sociale dans le pays. La plateforme dénonce tout ce qui se passe dans le pays devant les organes des droits de l'homme de l'ONU et devant le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), pour qu'une enquête et un jugement soient initiés contre les responsables de ces crimes.
De son côté, Amnesty International a demandé une enquête indépendante qui garantisse que tous les responsables d'abus de droits de l'homme soient amenés devant la justice.

Le peuple Hondurien rejette catégoriquement la dictature déguisée, et exige la fin de la répression qui s'abat sur les manifestants et les leaders des mouvements.

Par ailleurs, le Front de Resistance Populaire du Honduras a exprimé sa solidarité avec le peuple haïtien pour la tragédie occasionnée par le tremblement de terre qui a causé des dizaines de milliers de morts, blessés et d’immenses dégâts matériels «… Nous partageons une réalité très proche de celle de nos frères et sœurs haïtiens: comme eux, nous avons vécu la douleur de catastrophes naturelles, mille fois aggravées par la corruption et la cupidité de l’oligarchie (…) comme eux, nous avons vécu la douleur de catastrophes naturelles transformées en catastrophes humaines par le type de système économique qui nous est imposé… » ¨

La solidarité des citoyens et des mouvements sociaux est indispensable, et dans ce sens, les Associations Solidarité Honduras et Collectif ALBA-Amérique Latine, appellent les organisations de la société civile à exprimer leur solidarité et exiger que les Droits de l’Homme au Honduras soient respectés, que les crimes ne restent pas impunis, et enfin à rester vigilants sur le devenir du peuple hondurien.


Association Solidarité Honduras : solidarité.honduras@gmail.com

Chefs d’états et de gouvernements des pays membres du Groupe de Rio.


Vos excellences,

Chefs d’états et de gouvernements des pays membres du Groupe de Rio.

Cancú, Mexique.

Nous nous adressons respectueusement à vous, conscients que vous représentez la volonté légitime des citoyens de vos pays respectifs, droit qui malheureusement nous a été retiré à nous les Honduriens, avec le coup d’état du 28 Juin dernier.

Nous croyons que ce forum de l’Amérique Latine et des Caraïbes doit connaître la situation réelle dans laquelle vit le Honduras neufs mois après le coup d’état qui a stoppé net nos espoirs d’une démocratie participative et égalitaire.

Le régime dictatorial issu de la violation de l’état de droit a manipulé l’opinion publique nationale et internationale pour cacher les violations quotidiennes des droits de l’homme.

L’état est toujours dans les mains des personnes qui se sont ouvertement entendues pour réaliser le coup d’état. Personne au Honduras n’a été condamné pour les violations de nos droits, pour les assassinats, la torture et la répression; pour preuve, la cour suprême de justice a définitivement amnistié la hiérarchie militaire, acteur fondamental des violations de notre état de droit.

En ce moment même, dans le département de Colón, des groupes paramilitaires et la police font actes de violence pour priver nos frères paysans de leur droit à la terre. Il y a déjà eu des assassinats, et la situation va probablement encore empirer.

Dans ce contexte, nous vous prions respectueusement de:

1. Maintenir votre position de ne pas reconnaître le régime de Porfirio Lobo Sosa, puisque c’est la continuité directe de la dictature installée par le coup d’état et validée par un processus électoral illégal, illégitime, qui n’a été observé par aucun gouvernement, ni aucune organisation d’intégration régionale ou institution crédible.

2. Condamner énergiquement et avec détermination les violations des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité au Honduras, exigeant l’arrêt immédiat des persécutions politiques et des actions d’intimidation contre les membres de Front de Résistance Populaire, et la dissolution des corps répressifs paramilitaires qui exécutent ces crimes.

3. Reconnaître le Front de Résistance Populaire comme le représentant légitime du peuple hondurien dans sa lutte pour le retour à l’ordre institutionnel et la refondation de l’état au service d’une société meilleure.

4. Exiger qu’une justice impartiale soit appliquée dans tous les cas, permettant ainsi le retour des exilés politiques, et leur garantissant d’exercer leurs droits de citoyens comme l’établit la constitution du Honduras.

5. Exiger que soient démis de leur fonction les auteurs matériels et intellectuels du coup d’état, et qu’ils soient jugés par un tribunal international impartial.

Mesdames et Messieurs les Chefs d’états et de gouvernements des pays d’Amérique Latine et des Caraïbes, en tant que représentants de la volonté du peuple hondurien, nous sollicitons votre soutien et vous prions de continuer à vous préoccuper de la situation au Honduras.

Nous vous exprimons respectueusement nos remerciements pour votre soutien et pour la solidarité de la majorité des pays représentés ici, et nous vous renouvelons toute notre considération.

Front de Résistance Populaire


jeudi 25 février 2010

Communiqué No. 50



Le Front de Résistance Populaire communique à la population hondurienne et à la communauté internationale:

1. Le peuple hondurien lutte face à la dictature, et consolide jour après jour son organisation face au régime totalitaire qui s’est installé par la force des armes pour préserver un système de privilèges qui vit de l’exploitation et du vol.

2. Le FNRP a pour priorité la défense des droits de travailleurs. Dans ce contexte, nous rejetons les décisions de l’oligarchie et du régime de facto qui menacent la stabilité du travail de milliers de fonctionnaires et prévoient de prendre par la force la direction de l’Association Nationale des Fonctionnaires du Honduras (ANDEPH).

3. Nous soutenons la lutte des enseignants qui défendent les conquêtes populaires. La dictature de Pepe Lobo a déjà suspendu la gratuité de l’inscription scolaire, les bourses scolaires et le goûter, bafoue le statut des enseignants, intervient illégalement au sein des directions départementales de l’éducation, refuse de transférer les fonds des associations de professeurs, ne paye toujours pas de très nombreux enseignants et poursuit les recteurs d’académie.

De plus le régime de facto a l’intention de privatiser l’Institut National de Pension des Maîtres (INPREMA), mettant en œuvre un sabotage financier se refusant a lui transférer les fonds qui leui appartiennent légalement.

4. Nous dénonçons le pillage continu des ressources de l’état depuis le coup d’état: concessions douteuses, contrats léonins et vol flagrant des fonds publics. Ces faits sont à imputer à la dictature de Roberto Micheletti, et continuent sous le régime de facto de Pepe Lobo pour le bénéfice des privilégiés qui usurpent le pouvoir.

5. Nous condamnons l’assassinat de Claudia Brizuela, membre active du Front de Résistance Populaire de San Pedro Sula. Nous en rendons responsables les corps de sécurité de l’état. Nous portons le deuil pour cet assassinat ; il se transforme en une raison de plus pour rétablir la justice et dérouter la dictature terroriste installée par l’oligarchie et l’impérialisme.

6. Nous dénonçons la campagne de dénigrement et la persécution politique contre Manuel Zelaya Rosales et nous exigeons que soit autorisé son retour en sureté au Honduras.

7. Nous rappelons que nous ne nous reposerons pas tant que nous n’aurons pas obtenu la refondation de l’état à travers la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante.

Nous résistons et nous vaincrons !

Tegucigalpa le 25 février 2010

Comuniqué No. 49


Le Front de Résistance Populaire, face à la répression continue de ses membres exercée par la dictature de Pepe Lobo, communique à la population hondurienne et à la communauté internationale:

1. Nous dénonçons le régime de facto de M. Porfirio Lobo Sosa et de son équipe de sécurité nationale, pour toutes les violations des droits de l’homme qui ont eu lieux dans notre pays depuis le 27 janvier.

2. Nous condamnons avec véhémence l’assassinat de nos camarades Vanessa Zepeda et Julio Fúnez, tous deux membres actifs du Front de Résistance Populaire et leaders de la classe travailleuse.

De même, nous condamnons l’attaque du domicile de camaradas dirigeants de la résistance et la persécution permanente et les actions d’intimidation de la part des forces de sécurité de l’état.

Nous en rendons responsables l’oligarchie hondurienne et sa représentation politique, le régime de facto de Pepe Lobo.

3. Nous exigeons pour nos compatriotes exilés le droit de revenir dans le pays en sécurité. Nous pensons en particulier à Manuel Zelaya Rosales et à ses collaborateurs, contre lesquels est organisée une campagne de diffamation pour justifier leur persécution politique.

4. Il est évident que le modus operandi de ces attentats correspond à la lettre à celui suivi dans le passé par les organes de répression de l’état, tels que le commando 3-16, qui serait aujourd’hui réactivé pour semer la terreur pour le bénéfice des groupes de pouvoir agrippés aux privilèges obtenus grâce à l’exploitation du peuple hondurien.

5. Dans ce contexte de vulnérabilité, il est absurde de mettre en œuvre une Commission Vérité nommée par un régime impliqué dans ces crimes, alors que les mêmes représentants des forces armées qui ont violé les droits de l’homme restent en fonction.

6. Nous maintenons notre position: ne pas reconnaître le régime illégitime de Pepe Lobo, en tant que continuité de la dictature qui s’est installée avec le coup d’état. Cette dictature a la prétention de se faire reconnaître internationalement à partir d’un processus électoral illégal qui n’a été observé par aucun gouvernement ni aucune organisation internationale.

7. Nous félicitons les pays d’Amérique Latina et les organisations sociales à travers le monde qui ont manifesté leur rejet de la dictature. Nous invitons également les gouvernements qui n’ont pas encore pris position à rejeter un régime qui viole les droits les plus sacrées de tout un peuple à la merci d’un système violent et corrompu.

Nous résistons et nous vaincrons !

Tegucigalpa le 23 février 2010

mercredi 24 février 2010

COMUNNIQUE No. 48


Aux représentants des gouvernements et états membres du Mécanisme Permanent de Consultation et de Concertation Politique réunis à Cancún - Mexique dans le cadre du vingt troisième sommet du groupe de Río, nous exprimons:


1. Le Honduras continue à subir un régime de facto, installé et soutenu par la force des armes le 28 juin 2009. Depuis ce jour, le peuple hondurien est soumis à de constantes violations des droits de l’homme.


2. Le régime prétend faire oublier son illégitimité et son illégalité en changeant les têtes dans l’administration de l’état, mais cela ne trompe personne: il est de notoriété publique que ceux-ci obéissent aux mêmes groupes de pouvoir qui commandent la répression et l’assassinat et qui bloquent le développement d’une varie démocratie.


3. Le processus électoral, par lequel ont pris le pouvoir les nouveaux membres de la dictature, est sur tous les points illégal: il a été mis en œuvre par des autorités complices du coup d’état qui ont empêché la libre participation de l’opposition, et feint d’ignorer la terreur qui prédominait. Pour ces raisons, aucun gouvernement n’a participé à l’observation de ce processus électoral, ni aucune organisation d’intégration régionale ou institution crédible.


L’illégitimité de ce processus a été confirmée par l’abstention massive de la population hondurienne qui n’en reconnaît pas les résultats. Ce n’est pas un hasard si le peuple continue sa lutte non violente pour dérouter le régime totalitaire actuel et revenir à l’ordre démocratique.


4. La situation des droits de l’homme est grave et est en train d’empirer. Depuis plusieurs semaines, il ya eu plus d’assassinats, plus de provocations et de persécutions contre les personnes soutenant la Résistance populaire. Les dirigeants des organes de sécurité de l’état annoncent une offensive militaire pour en finir avec l’opposition au régime.


5. Divers secteurs de la communauté internationale, les gouvernements amis, les organisations sociales et de défense des droits de l’homme ont manifesté leur rejet du régime actuel.


Pour toutes ces raisons nous déclarons:


a. Nous invitons les représentants des Etats membres du Groupe de Río à maintenir leur position de rejet de la dictature hondurienne tant que ne sera pas rétabli l’ordre constitutionnel démocratique et que ne s’arrêtent pas les violations des droits de l’homme.


b. Nous continuerons notre lutte sans accorder la moindre importante aux actions de terreur d’état contrôlé par les putschistes.


c. Nous remercions les gouvernements et organisations sociales amis pour leur préoccupation face à cette situation grave que traverse notre pays et pour les actions de solidarité pour passer la crise.

Tegucigalpa le 19 février 2010


mercredi 17 février 2010

Comuniqué No.47


Le Front de Résistance Populaire dénonce le projet du régime de facto de Porfirio Lobo Sosa de licencier les fonctionnaires et d’éliminer les organisations de travailleurs que défendent leurs droits.


L’Association Nationale des Employés Publics du Honduras (ANDEPH) a déjà reçu des menaces de destitution des dirigeants actuels pour les remplacer par des personnes obéissants aux intérêts des putschistes.


Ces faits font partie de la stratégie de l’oligarchie pour affaiblir les organisations populaires qui dans leur quasi totalité ont participé aux manifestations contre le coup d’état et maintiennent leurs exigences de rétablissement de la démocratie et de convocation d’une Assemblée Nationale Constituante Populaire.


La dictature avec à sa tête Lobo, soutenu par quelques grands entrepreneurs, s’obstine à intensifier le modèle néolibéral qui lui permet de continuer à concentrer la richesse en exploitant, violant et détruisant les ressources naturelles.


Nous appelons tous les membres de la Résistance à travers le pays et plus particulièrement les organisations de travailleurs qui résistent au monstre néolibéral de l’oligarchie à faire front aux ennemis de la classe des travailleurs.

Nous résistons et nous vaincrons !

Tegucigalpa le 5 février 2010


jeudi 4 février 2010

Discours de Juan Barahona lors de l’acte de transmission de pouvoir du Président José Manuel Zelaya Rosales...


... au peuple hondurien, représenté par le Front de Résistance Populaire.

Le Honduras a changé pour toujours. Notre peuple, aujourd’hui lancé contre la dictature de l’oligarchie et de l’impérialisme ennemis, s’est converti en un géant de dignité, de sacrifice et de conscience. Jamais auparavant dans notre histoire, nous, les secteurs populaires, n’avons été plus unis, jamais nous n’avons eu autant conscience de nos droits, nous, hommes et femmes pauvres, jamais ne s’est montrée aussi clairement la nature exploitatrice, totalitaire et assassine de ceux qui sont les propriétaires de ce pays, et qui tremblent devant la force inébranlable de la Résistance Populaire.

Aujourd’hui, au moment où les forces du passé jurent fidélité au nouveau traitre, nous pouvons affirmer avec orgueil que nous sommes réveillés et sommes capables de construire notre futur.

Avant de poursuivre, permettez moi cet acte solennel: pensons aux femmes et aux hommes qui ont offert leur vie dans cette lutte, assassinés lâchement et par traitrise par la terreur du régime de facto. Nous avons parcouru ensemble les rues, respiré les mêmes gaz empoisonnés, reçu les mêmes balles, connu la même prison, la même humiliation. Mais nous avons aussi écrit ensemble les plus belles pages de lutte et de résistance qu’a connues la patrie.

Quand s’est arrêté de batte leur cœur, ils sont morts pour revivre éternellement dans nos cœurs et dans notre lutte!

Vive les héros du Peuple ! .


Sang de Martyrs ! …Graine de Liberté !

Pour eux nous jurons qu’il n’y aura pas de repos, que nous ne négocierons jamais nos principes, que nous ne pardonnerons pas la trahison, et que nous allons transformer ce pays pour qu’il soit libre, démocratique, juste et réellement indépendant.

Nous luttons pour la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante Populaire : révolutionnaire, elle ira bien au delà des réformes tièdes qui laisseraient intact le système des privilèges, système qui permet aux puissants de vivre dans un luxe infini exploitant le travail des pauvres, volant les biens publics et exploitant sans pitié les ressources naturelles.

Nous voulons une société neuve, un être humain neuf, qui n’exalte pas l’égoïsme come valeur suprême mais qui cherche au contraire le développement intégral de la collectivité. Nous aspirons à forger des personnes solidaires, qui ressentent comme leur la misère des autres et qui luttent pour éliminer les injustices sociales provoquées par le capitalisme, le patriarcat et le racisme.

Nous nous battons pour une patrie libre d’ingérences externes, sans bases militaires pour menacer nos frères centraméricains, sans transnationales pour voler impunément nos richesses, sans classes politiques aux ordres de l’empire. Nous luttons pour l’intégration des peuples latino-américains et pour l’union de l’Amérique Centrale.

Ceci fut le rève de José Cecilio del Valle, Cabañas, Visitación Padilla, Graciela García, José Martí, Juan Pablo Wainwrigh, Manuel Cálix Herrera, Sandino, Farabundo: nos héros ainsi que les grands leaders historiques du Peuple hondurien et des peuples centraméricains. C’est l’exemple de Morazán, notre plus haute référence, qui bien que vieux de deux siècles, nous a laissé un héritage de dignité et de droiture qui encore aujourd’hui défie les ennemis du progrès.

Francisco Morazán fut assassiné il y a 168 ans par une oligarchie rétrograde et lâche, compromise avec l’empire de son temps, exactement comme l’est l’oligarchie hondurienne d’aujourd’hui. Si Morazán vivait aujourd’hui, ses ennemis seraient le COHEP et l’ANDI (patronat hondurien, ndr) et porteraient le nom de Goriletti, Elvin Santos, Pepe Lobo, Carlos Flores, Adolfo Facussé, Rafael Callejas, Rafael Ferrari et bien d’autres dont le nom seul donne la nausée.

Si Morazán vivait aujourd’hui, la classe politique qui usurpe les pouvoirs de l’Etat enverrait contre lui l’armée et la police, comme elle l’envoie contre nous qui continuons les luttes pour la souveraineté et la liberté de notre peuple

Quelle grande différence avec l’armée qu’il commanda pour défendre la loi conte les oligarques de son temps !

Que ressentirait le Général Morazán s’il voyait les militaires et les policiers tirer sur leurs compatriotes désarmés, rouant de coups les enfants et les vieillards, violant et outrageant les femmes et les jeunes filles sans défense et torturant nos jeunes ? Ce grand Général mourrait de honte.

Bien que nous l’ayons toujours su, cela n’a jamais été aussi clair qu’aujourd’hui, les Forces Armées ne servent pas à gagner des guerres, elles ne servent qu’à faire des coups d’état pour faire tomber des gouvernements légitimement élus, dès lors que le maître du nord l’ordonne à ses valets, une oligarchie minoritaire, exploitatrice et corrompue.

Le temps viendra bientôt où ces Généraux paieront pour leur délits et accompagneront dans les prisons du Honduras Nouveau les entrepreneurs et politiques putschistes.

Mais il est également apparu au grand jour que derrière les ennemis du Peuple hondurien se cache l’ennemi numéro un de tous les peuples, l’empire nord-américain. Sans son appui, cette oligarchie lâche n’aurait jamais osé faire ce coup d’état qui défie la majorité des nations.

Les fonctionnaires nord-américains sont tellement cyniques, qu’après avoir préparé tous les détails du coup d’état avec leurs valets locaux serviles, ils ont ensuite feint de le rejeter, cachant ainsi leurs intentions de légitimer la dictature derrière le piège des négociations de San José et à travers des élections frauduleuses.

Maintenant, les putschistes et leur maître hypocrite du nord, tentent de tromper les peuples et les gouvernements du monde avec des chiffres gonflés, leur faisant croire qu’il y a eu ici des « élections démocratiques ».

Il y a eu des élections démocratiques, camarades ? NON, ce qu’il y a eu, c’est une FARCE. On ne trompe pas le peuple hondurien, parce qu’ici nous savons que seuls trois pelés et deux tondus ont été voter.

Même ainsi ils veulent tromper le monde. Ils ne comptaient pas que le monde avait changé. Si auparavant tous baissaient la tête, aujourd’hui de nombreux peuples ont des gouvernements dignes qui ne s’agenouillent pas devant le dollar.

Pour ces raisons, aucun gouvernement du monde ne participe à cette cérémonie indigne de prise de pouvoir. Seuls quelques uns sont venus, les plus serviles. Ce rejet du monde est un triomphe de notre lutte, camarades. Grace à cette bataille, ils n’ont pu faire un coup d’état pour l’exportation.

De toute façon, les putschistes ont un scénario préparé par l’empire.

L’étape suivante est d’essayer de détruire les conquêtes sociales obtenues sous le gouvernement du Président Manuel Zelaya. Les putschistes utilisent les médias, tous à leur disposition, les prêchoirs des églises conservatrices et les ONGs vendues, pour faire la promotion d’un “Plan pour le Pays” qui n’est rien d’autre que la continuation du modèle néolibéral qui a noyé dans la misère la majorité et a hypothéqué l’avenir de plusieurs générations de honduriens.

Ce qu’ils recherchent au fond, c’est de respecter l’agenda du coup d’état. Leur objectif est d’abolir le statut des enseignants, de mettre en œuvre un nouvelle cure d’austérité pour nous prendre plus d’impôts, geler le salaire minimum voir le baisser s’ils le peuvent, augmenter le prix des combustibles et les bénéfices des transnationales, piller nos ressources minières, privatiser l’eau, mettre à sac nos finances, entre autres calamités. C’est pour cela qu’ils ont fait le coup d’état ces criminels !

Pourquoi devrions-nous croire les promesses d’une classe exploitatrice qui a eu 30 ans pour démontrer que son système néolibéral fonctionne? Comment prétendent ils que le peuple ait confiance en un gouvernement de putschistes, répresseurs, voleurs, fantoches et imposteurs ?

Il est impossible de faire confiance à un régime qui s’impose à pointe de baïonnettes. Le mensonge et la tromperie est leur norme. Il suffit de voir comment ils s’absolvent entre eux de leurs péchés lors de procès feints pour faire croire aux idiots qu’ici il ne se passe rien. Puis ils racontent au monde qu’ici tout est “harmonie” et “réconciliation”, malgré les assassinats de camarades qui continuent, bien que beaucoup soient obligés de s’exiler et d’autres soient menacés de mort quotidiennement. Ils portent le ridicule au point d’organiser un show pour laisser croire que le dictateur Goriletti se met à l’écart.

C’est dans ces conditions qu’ils veulent que nous nous prêtions à leur « dialogue » !

La Résistance Populaire ne participera pas à cette farce de dialogue avec l’oligarchie et encore moins avec son gouvernement abject.

Les putschistes ne pourront plus tromper ce peuple qui a atteint des niveaux de conscience supérieurs au passé. La grande majorité des Honduriens sait que Pepe Lobo est la continuité de la dictature, est la continuité du néolibéralisme, est la garantie pour l’empire de pouvoir utiliser le Honduras comme base pour ses opérations militaires et ses projets de stopper les processus de changement en Amérique latine.

Pepe Lobo N’EST PAS NOTRE PRESIDENT, de même que Goriletti ne le fut jamais. C’est le “président” des Kaffati, Hándal, Facussé, Ferrari, Maduro, Callejas, entre autres; c’est le “président” des traitres, des corrompus, de ceux qui vendent la patrie.

Pour cela aujourd’hui, l’écharpe présidentielle légitime ne sera pas donnée à Lobo; celui qui la reçoit, c’est le peuple en lutte, le peuple digne. Aujourd’hui l’écharpe présidentielle, au nom de la majorité de la population, c’est le Front de Résistance Populaire qui la reçoit !

C’est évidemment un honneur pour la Résistance de recevoir l’écharpe présidentielle des mains du Président légitime Manuel Zelaya, le seul à avoir été élu par la volonté majoritaire du Peuple.

Camarades.

La Résistance ne reçoit pas cette écharpe comme un trophée ou une simple reconnaissance pour ses efforts. Elle la reçoit comme la plus haute responsabilité : celle de représenter le Peuple et d’obtenir que surgisse la réelle Démocratie, participative et populaire.

Maintenant, le chemin qui se présente devant nous est empli de défis; le Front de Résistance Populaire est une force nationale comptant sur une impressionnante capacité de mobilisation et une immense sympathie, mais il manque encore beaucoup pour le consolider.

La nouvelle consigne est: Organisation ! Mobilisation ! Formation !

Ces trois mots de d’ordre doivent être assumés par les cellules de la Résistance dans chaque quartier, dans chaque communauté rurale, dans chaque centre de travail ; partout doit prévaloir la démocratie interne. Le Front de Résistance Populaire doit canaliser les besoins des groupes de paysans, ouvriers, indigènes, noirs, homosexuels, artistes, habitants des quartiers urbains marginalisés, micro et petits entrepreneurs, écologistes, femmes, étudiants, forces politiques progressistes et démocratiques, enseignants, professions libérales, défenseurs des droits de l’homme, jeunes, églises populaires et autres organisations. Autant dire tous les secteurs exploités, opprimés et marginalisés de notre nation sans aucune exception.

De part la variété d’idéologies qui intègrent le Front, il faut assumer une attitude de débat sincère et mur ; l’unité dans la diversité est notre caractéristique la plus importante, il faut la renforcer. A cet égard, il est important de reconnaître le leadership et l’attitude de notre président Manuel Zelaya Rosales, qui est arrivé à l’ extrême de se sacrifier et de risquer sa vie pour lutter pour la démocratisation de notre Patrie.

Aujourd’hui le Président Zelaya a gagné contre les tentatives vaines de casser sa volonté et de ternir son exemple. C’est la fin d’un cycle : pour la première fois depuis le retour des élections dans notre pays, un président a été proche des besoins du peuple, a affronté la classe la plus conservatrice du pays et a été capable d’assumer l’agenda des secteurs populaires.

Comme ses ennemis sont petits! Comme ils sont lâches !

Camarade Président. Sachez que la Résistance le considère comme un leader incontestable. A votre retour, vous retrouverez un peuple en lutte, que rien ne peut arrêter, et avec encore plus de courage et d’envie de dérouter la dictature. Mais également une Résistance Populaire mieux organisée et plus consciente.

Le Peuple hondurien commence maintenant une étape distincte dans la lutte pour la construction d’un pays nouveau.

Le Front de Résistance Populaire voit clairement ce défi. Son plan stratégique formule : “Etre un instrument de pouvoir populaire plus fort, pour conquérir le pouvoir, construire de nouvelles institutions et refondre la République, pour que surgisse une nouvelle démocratie populaire où nous participions toutes et tous, où nous soyons les protagonistes d’un Etat de justice sociale, pour garantir la solidarité, la liberté et l’indépendance, à travers une Assemblée Nationale Constituante qui formulera et approuvera la première constitution Politique faite par le peuple, avec une vision latino-américaine.”

Le chemin ne sera pas facile, il sera semé d’obstacles et de sacrifices, mais nous sommes certains de triompher à la fin contre l’oligarchie et ses maîtres de l’empire.

De notre côté, nous avons le soutien du peuple, l’expérience de la lutte populaire et la conscience de la justesse de nos aspirations.

Nous saurons répondre aux responsabilités que nous assumons aujourd’hui.

Vive le peuple héroïque de Morazán !

Vive le Président Manuel Zelaya Rosales!

Vive le Front de Résistance Populaire!

Vive l’Assemblée Nationale Constituante Populaire !

Nous résistons et nous vaincrons !

FRONT DE RESISTANCE POPULAIRE

Tegucigalpa le 27 janvier 2010